Le Maroc a exprimé, mercredi à Londres, sa ferme volonté de renforcer sa présence sur le marché international des fruits et légumes en mettant à profit son énorme potentiel dans ce domaine prometteur.
Prenant la parole lors d'un forum, organisé en marge du «World Fruit and Vegetable Show», qui s'est ouvert dans la capitale britannique, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhennouch, a mis en relief la dynamique que connaît le secteur agricole marocain, relevant que le Maroc est une économie émergente et solide, située dans une région ayant un fort potentiel de croissance.
Le ministre, qui présentait les grandes lignes de l'économie marocaine, a souligné que le Maroc jouit d'une croissance économique soutenue et diversifiée, avec une accélération du Produit intérieur brut (PIB) par habitant.
Relevant la forte évolution des secteurs émergents, M. Akhennouch a fait observer que la dynamique de croissance que connaît le Royaume est davantage portée par la demande intérieure soutenue par l'investissement et par un secteur bancaire très dynamique.
Le ministre a également mis en valeur l'agenda de réforme cohérent entrepris par le gouvernement marocain ciblant notamment la modernisation des secteurs de l'activité économique, à travers des plans précis comme le Plan Maroc vert, le Plan Emergence et le Plan Azur.
L'accélération des programmes d'infrastructures avec la construction du port Tanger-Med et le renforcement des réseaux autoroutier et des chemins de fer sont autant de secteurs citées par le ministre comme modèles de mesures prises par le gouvernement du Maroc dans le cadre d'une ambitieuse stratégie de développement visant à permettre au Royaume de relever les défis des temps modernes.
Il a, également, souligné l'importance de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et l'investissement social, qui demeurent «un socle très important».
Soulignant le choix de l'ouverture fait par le Maroc, M. Akhennouch a rappelé la signature d'accords de libre-échange notamment avec l'Union européenne, les Etats-Unis et les pays arabes. «Tout cela, a-t-il dit, repose sur une gestion rigoureuse de la stabilité macroéconomique du pays».
Et le ministre de l'agriculture et de la pêche maritime de relever que le secteur agricole marocain se trouve actuellement à la croisée des chemins dans un contexte marqué par de profondes mutations.
Mettant en avant l'importance qu'occupe le secteur dans le tissu économique marocain, le responsable a expliqué que le secteur représente près de 19% du PIB national.
M. Akhennouch s'est, également, attardé sur le Plan Maroc vert, qui traduit une conviction claire quant à l'importance de l'agriculture comme principal moteur de croissance et de lutte contre la pauvreté.
Le Plan repose sur deux piliers majeurs, à savoir la haute valeur ajoutée du secteur et l'investissement social de lutte contre la pauvreté agricole, a-t-il dit, expliquant les chantiers lancés dans le cadre du Plan autour de priorités bien définies dans le but d'encourager le développement et attirer les investissements.
Le ministre a, d'autre part, relevé que le Maroc poursuit une politique de partenariat gagnant-gagnant avec des acteurs de référence. Il s'est, dans ce sens, félicité de la dynamique que connaissent les échanges économiques entre le Maroc et le Royaume-Uni.
Une telle dynamique a besoin d'être consolidée, a-t-il dit, relevant que le volume de ces échanges demeure en deça des attentes des deux partenaires.
La Grande-Bretagne représente un marché «très important» qui offre de vastes opportunités pour les produits marocains, a dit M. Akhennouch, soulignant également les opportunités qu'offre le secteur agricole marocain pour les investisseurs britanniques.
De son coté, l'ambassadeur du Maroc en Grande-Bretagne, Chrifa Lalla Joumala Alaoui, a souligné que le Salon de Londres «offre une opportunité idéale» pour les opérateurs économiques marocains de nouer des contacts directs avec leurs homologues britanniques.
La participation marocaine de haut niveau au salon témoigne de «la ferme volonté du Maroc de renforcer davantage ses relations économique et commerciale» avec la Grande-Bretagne, a-t-elle dit, soulignant que le Maroc, sous la conduite de S.M. le Roi Mohammed VI, s'est engagé dans un important programme de développement de son économie.
Le secteur agricole est de loin l'un des piliers les plus importants de cette économie, a dit l'ambassadeur, soulignant que le Plan Maroc vert marque une profonde modernisation et réforme de tout le champ agricole au Maroc.
Chrifa Lalla Joumala Alaoui s'est, également, félicitée du développement constant qu'ont connu les relations entre le Maroc et la Grande-Bretagne durant les dernières années, soulignant que le partenariat maroco-britannique, qui repose sur de solides fondations, dispose de tout le potentiel de croissance des deux cotés.
Durant les dix dernières, les échanges commerciaux entre les deux pays se sont multipliés par trois pour dépasser 1 milliard de livres Sterling en 2008.
En dépit des progrès réalisés et eu égard au potentiel qu'offrent d'autres secteurs et à l'ouverture croissante de l'économie marocaine, davantage d'efforts doivent être consentis pour encourager la communauté d'affaires britannique à tirer profit des opportunités offertes par le secteur agricole marocain, a encore dit l'ambassadeur.
La participation du Maroc au Salon de Londres s'inscrit dans le cadre d'une nouvelle stratégie visant à renforcer les relations économique et commerciale entre les deux pays pour un nouveau partenariat mutuellement avantageux, a-t-elle dit.
«Le Salon de Londres offre une opportunité idéale pour les opérateurs économiques marocains de nouer des contacts directs avec leurs homologues britanniques».
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