Le Premier ministre, Abbas El Fassi, a mis en exergue, mardi à Rome, la pertinence des choix faits par le Royaume, sous l'impulsion de S.M. le Roi Mohammed VI, à travers l'adoption du «Plan Maroc vert» dans le domaine agricole et le lancement du «Plan Halieutis» dans le secteur de la pêche maritime.
Impulsé et soutenu par S.M. le Roi, le plan Maroc vert «porte l'ambition d'une agriculture moderne et compétitive, mais aussi capable d'éradiquer la pauvreté dans notre pays en intégrant les petites exploitations dans les circuits économiques structurés et en pérennisant les revenus des petits agriculteurs», a souligné M. El Fassi qui représente S.M. le Roi au Sommet mondial sur la sécurité alimentaire, organisé depuis lundi dans la capitale italienne.
«Aujourd'hui, cette stratégie est en cours de mise en œuvre», a indiqué le Premier ministre en faisant état des avancées notoires réalisées en matière de réformes et des actions accomplies avec succès pour «construire des outils de pilotage qui correspondent aux besoins réels de notre stratégie».
«Nous nous sommes engagés aux côtés de nos agriculteurs dans des partenariats concrets : les engageant dans l'investissement agricole, et nous engageant dans le soutien technique et financier à cet investissement», a-t-il précisé.
«Là où l'acte d'investissement agricole doit se produire, nous avons facilité son environnement et nous continuons de le faire», a expliqué le Premier ministre.
M. El Fassi a assuré que dans les petites exploitations vivrières, les interventions s'opèrent, aujourd'hui, avec des moyens publics plus importants pour réhabiliter la petite agriculture et la pérenniser. Il a souligné à cet égard l'engagement pris de «renforcer davantage notre action avec l'appui des bailleurs de fonds nationaux et internationaux, qui ont adhéré à notre plan».
S'agissant du secteur de la pêche maritime, le Premier ministre s'est réjoui du lancement par le Maroc, sous l'impulsion de S.M. le Roi, du «Plan Halieutis» qui, a-t-il indiqué, «a pour ambition de moderniser ce secteur, renforcer sa compétitivité, en faire un pilier économique générateur de croissance et d'emploi, tout en favorisant une exploitation durable des ressources halieutiques».
Ce nouveau plan stratégique «permettra de tripler le PIB de ce secteur à l'horizon 2020», a-t-il précisé.
Après avoir mis en relief le soutien dont jouissent ces «politiques nationales sur des bases objectives et une approche de résultats», M. El Fassi a souligné que «les enjeux nationaux sont énormes pour le Maroc, en termes de retombées socio-économiques, de création de richesses et d'emplois notamment parmi les couches et les zones les plus défavorisées».
«A ce titre, ces politiques sont devenues des projets pour tous les marocains et pour les générations futures», a-t-il affirmé, expliquant qu'«elles correspondent à l'agenda international en matière de développement et renforcent les efforts du Royaume pour relever le défi des Objectifs du Millénaire pour le développement, à l'horizon 2015».
Le Premier ministre s'est félicité, enfin, de «la qualité» de l'appui et du soutien de la FAO au «référentiel public» du Maroc.
«La FAO a accompagné de manière constructive notre pays et a contribué, à plusieurs titres, à l'enrichissement de l'expérience nationale en matière de gestion et de préservation de ressources naturelles, de développement agricole, de coopération Sud-Sud et triangulaire», s'est-il réjoui.
Pour sa part, a-t-il dit, «le Royaume du Maroc n'a ménagé aucun effort pour promouvoir la coopération Sud-Sud et la mise en œuvre du programme spécial de la sécurité alimentaire dans les pays africains sub-sahariens, en apportant son assistance technique, son expertise et son savoir-faire en la matière». «Nous demeurons engagés à renforcer notre coopération avec la FAO et les autres partenaires de développement, pour améliorer la sécurité alimentaire dans cette région», a-t-il souligné en conclusion.
Le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire, qui se déroule avec la participation notamment de Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, se tient alors que la faim affecte de larges couches de la population dans le monde du fait d'une crise multidimensionnelle (alimentaire, économique et financière) particulièrement pesante pour les pays en développement.
Selon la FAO, qui organise ce Sommet, ce sont pas moins de 1,2 milliard de personnes, soit le sixième de l'humanité, qui souffrent actuellement des affres de la faim dans le monde.
L'organisation onusienne chiffre les besoins d'investissements des pays en développement dans le cadre de l'Aide publique au développement à environ 44 milliards de dollars par an (contre 7,9 milliards aujourd'hui).
Outre l'urgence de solutions immédiates et à moyen terme, la FAO estime nécessaire d'agir pour l'accroissement de la production agricole de 70% pour pouvoir nourrir plus de 9 milliards d'habitants que comptera la planète en 2050.
Le Plan «Halieuti » table sur 16 projets structurants dans les filières de transformation et de valorisation des produits de la mer. (Photo : www.econostrum.info)
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