Le Maroc constitue un énorme potentiel pour les investisseurs des pays du Golfe, notamment dans les domaines des industries énergétiques, a souligné le directeur général de l'Organisation arabe du développement industriel et des mines (OADIM), Mohamed Ben Youssef.
Grâce à une législation d'investissement favorable, sa proximité des marchés européen et africain, ses infrastructures de base et sa main-d'œuvre qualifiée, le Maroc ne peut qu'être attractif pour les investisseurs dans ce secteur compte tenu des besoins des marchés africain et européen en produits de base, ajoute M. Ben Youssef qui intervenait lors de la 2e rencontre des investisseurs du Golfe au Maroc, dont les travaux se sont ouverts, jeudi à Skhirat, sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI.
Le directeur général de l'OADIM (basée à Rabat) a appelé, dans ce cadre, à la création de partenariats multilatérales entre le Maroc, les pays du Golfe et les pays européens, susceptibles de promouvoir l'investissement dans ce domaine et de conquérir de nouveaux marchés.
Le domaine des énergies renouvelables représente un énorme potentiel pour les investisseurs arabes car elles représentent une source d'énergie inépuisable et propre, a-t-il souligné, mettant l'accent sur l'importance du rôle de l'investissement dans l'allégement de l'impact de la crise financière internationale et le soutien des processus de réformes et d'ouverture des économies des pays arabes.
Pour sa part, le président de la Fédération des chambres marocaine de Commerce, d'industrie et de services (FCMCIS), Driss Houat a indiqué que le Maroc est devenu un pays attractif pour les investisseurs arabes grâce aux réformes structurelles entreprises par le Royaume et aux opportunités d'investissement offertes aux investisseurs.
L'amélioration du climat d'investissement et des affaires, la promotion des investissements locaux et étrangers, les potentialités naturelles du Maroc et sa position stratégique lui confèrent un avantage concurrentiel par rapport à beaucoup d'autres pays, a-t-il affirmé.
Il a relevé que le Royaume représente une porte d'accès aux marchés d'Europe, de Moyen-Orient et d'Afrique pour les investisseurs arabes, compte tenu qu'il avait signé plusieurs accords de libre échange, notamment avec l'Union européenne, les Etats-Unis, la Turquie, l'Egypte et la Jordanie.
Le président de la FCMCIS a appelé les investisseurs du Golfe à tirer parti de ces opportunités et nouer des partenariats stratégiques avec les opérateurs marocains pour pouvoir diversifier leurs investissements dans d'autres secteurs outres que l'immobilier et le tourisme.
Pour sa part, le secrétaire général-adjoint de la Ligue arabe chargé des Affaires économiques, Mohamed Ben Ibrahim Touijr a évoqué les principaux problèmes qui entravent l'investissement entre les pays arabes, appelant à orienter les investissements de ces pays vers le Maroc notamment dans les secteurs industriels et agricoles à travers l'encouragement de la création de petites et moyennes entreprises industrielles.
M. Touijr a mis l'accent sur l'importance de l'application des recommandations du sommet arabe économique, tenu en janvier dernier au Koweït, notamment en ce qui concerne la participation du secteur privé à la réalisation de grands projets de développement économique, le renforcement de l'infrastructure de base, en particulier dans le secteur des transports, pour promouvoir le commerce interarabe.
De son côté, Cheikh Khaled Ibn Abdellah Ben Al Thani, vice président de la fédération des hommes d'affaires qataris et président du Conseil d'administration de la Banque islamique internationale qatarie, a appelé au renforcement des investissements des pays arabes au Maroc pour promouvoir la coopération économique entre les pays arabes.
Il a appelé les investisseurs arabes à tirer profit des opportunités qu'offre le Maroc dans différents secteurs, et à porter un intérêt particulier aux domaines de l'industrie, de l'agriculture et de la recherche scientifique.
Initiée par l'Organisation arabe pour le développement industriel et des mines (OADIM) et l'agence «Arab Gulf for Media and Communication», la rencontre se penchera sur les perspectives d'investissement au Maroc et les répercussions de la crise économique mondiale sur les économies des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et du Maroc.
Le programme de cette rencontre, à laquelle participent les principales sociétés des pays du Golfe présentes dans le Royaume, et un grand nombre d'entreprises marocaines, de départements et de centres régionaux d'investissement, comprend notamment un débat sur la crise économique et financière internationale.
Le programme inclut aussi des sessions thématiques notamment sur «énergie et mines», «agroalimentaire et secteur agricole», «industrie et nouvelles technologies».
Une exposition de plusieurs entreprises du Golfe et des sociétés et institutions marocaines est également organisée en marge de cette rencontre pour informer les hommes d'affaires des deux parties des projets d'investissement au Maroc et des opportunités d'investissement dans les pays du Golfe.