Le Premier ministre, Abbas El Fassi, a souligné, lundi à Marrakech, l'importance de l'équilibre entre l'économique et le social pour faire face aux effets de la crise internationale, précisant que le nouvel ordre économique mondial devrait être fondé sur des principes qui tiennent compte de l'équilibre entre les enjeux du développement et les besoins de développement durable au profit des peuples du globe.
Intervenant lors de la séance inaugurale de la Conférence ministérielle de l'Initiative Mena-Ocde, M. El Fassi a indiqué que cet équilibre entre l'économique et le social est le plus important enseignement à tirer des répercussions de la crise et de l'équation difficile «que nous sommes appelés, dans le cadre de cette conférence, à examiner les moyens de sa réalisation et à la placer au cœur de nos politiques publiques et ce, pour le bien et pour la prospérité des citoyens et citoyennes des pays de notre région».
M. El Fassi a rappelé le contexte général dans lequel se tient cette conférence, marqué par la conjugaison des efforts aux niveaux régional et international en vue d'atténuer les effets de la crise sur les économies des pays de la région.
Conscient de l'importance du développement économique et de la promotion des échanges commerciaux, le Maroc a adhéré aux différentes initiatives et regroupements régionaux et internationaux, dont l'Initiative Mena-Ocde pour la gouvernance et l'investissement, a précisé M. El Fassi.
Il a mis l'accent, dans ce cadre, sur les potentialités naturelles et humaines énormes de la région Mena, qui sont de nature à consolider son attractivité pour les investissements et les capitaux étrangers, notant que cette région représente 6% de la population mondiale avec un PIB dépassant les 1.000 milliards de dollars et les plus grandes réserves de pétrole et de phosphate au monde.
La région Mena, a-t-il ajouté, a réussi à occuper une place de choix au sein de l'économie mondiale, en affichant une certaine immunité face aux répercussions de la crise économique et financière internationale, ce qui a permis aux pays de la région de réaliser un taux de croissance de plus de 6%, soit le taux le plus élevé à l'échelle mondiale.
Par ailleurs, M. El Fassi a souligné les réformes structurelles et les stratégies sectorielles adoptées par le Maroc pour diversifier les activités économiques, moderniser les secteurs productifs et développer de nouvelles industries.
Dans ce sens, le Premier ministre a fait part de la détermination du Royaume à renforcer ses investissements dans les énergies renouvelables à travers notamment le Projet marocain de l'énergie solaire, dont le coût global est estimé à 9 milliards de dollars.
Selon M. El Fassi, la sortie de crise et la prospection d'un avenir meilleur passent par la nécessité d'engager une réflexion différente dans le traitement de la problématique de développement tout en tenant compte des équilibres écologiques, du développement des technologies propres, de la concurrence juste et loyale et de l'ouverture des économies sur les investissements mondiaux.
Pour conclure, le Premier ministre a appelé à faire de la Conférence de Marrakech une occasion pour élaborer une vision claire et des propositions concrètes de nature à renforcer les relations de coopération entre les pays de la région Mena et celle de l'Ocde et à accorder une attention particulière à l'entreprise privée et au citoyen dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques et des stratégies économiques.
Placée sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, cette conférence réunit les ministres en charge des politiques d'investissement et de la gouvernance publique de la région Mena-Ocde afin de définir des réponses stratégiques face à la crise économique mondiale actuelle et d'échanger les expériences sur les moyens de limiter ses effets sur la croissance, l'emploi et les services publics.
La Conférence ministérielle Mena-Ocde se veut également un espace d'échange pour tracer les lignes d'une reprise solide et durable qui permet une croissance économique dans la région.