Les travaux de la deuxième session de la commission mixte de coopération Maroc-Guinée Bissau se sont ouverts, jeudi après-midi à Rabat, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taieb Fassi Fihri, et de son homologue Bissauguinéenne, Mme Maria Da Conceiçao Nobre Cabral.
Cette rencontre constitue une occasion propice pour évaluer le chemin parcouru depuis la tenue, en mai 1996, de la première session de la commission mixte, a indiqué M. Fassi Fihri à l'ouverture des travaux de la commission mixte de coopération Maroco-Bissauguinéenne.
Elle offre également l'opportunité "en vue d'unifier nos efforts, nous projeter dans l'avenir immédiat par rapport aux défis actuels et futures auxquels nos deux pays sont confrontés" et pour mieux exploiter le potentiel de la coopération bilatérale, a-t-il ajouté.
M. Fihri a aussi exprimé ses remerciements et son appréciation "pour le soutien constant de la Guinée Bissau à la justesse de la cause nationale du Maroc et pour son appui renouvelé à l'initiative Royale de doter les provinces sahariennes d'une autonomie dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale".
"Les liens d'amitié et de coopération liant nos deux pays ainsi que la volonté politique exprimée par S. M. le Roi Mohammed VI et SE le président Jeoa Bernardo Viera, représentent un gage solide pour le partenariat fécond que nous souhaitons édifier ensemble au bénéfice de nos deux peuples et dans l'intérêt de la paix dans nos régions respectives", a-t-il poursuivi.
Il a indiqué qu'outre les nécessaires "nouveaux instruments juridiques dont on aura besoin"", la perspective de l'amélioration de "nos échanges serait encouragée par la conclusion d'un accord entre le Maroc et l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) à laquelle appartient la Guinée Bissau".
Le Maroc a engagé des négociations aujourd'hui bien avancées avec l'Uemoa en vue d'un accord commercial et d'investissement et "nous apprécierons à sa juste valeur tout soutien que la Guinée Bissau apporterait à l'aboutissement de cette démarche du Maroc", a dit M. Fihri.
Il a également relevé que l'intérêt que porte le Maroc à la problématique du développement de l'Afrique a conduit le Royaume à s'investir pour faire inscrire les questions africaines au coeur de l'agenda Onusien.
Sur proposition marocaine, l'Assemblée générale de l'Onu a décidé de tenir lors de la session de 2008 une conférence de haut niveau pour le développement de l'Afrique, a-t-il dit, précisant que l'objectif de cette importante rencontre consistera à examiner les besoins de développement de l'Afrique et les défis à relever dans le cadre d'une approche holistique, intégrée et globale et ce, en vue d'optimiser les diverses initiatives en faveur de l'Afrique.
M. Fihri a en outre souligné que le Maroc et la Guinée Bissau prônent "les valeurs du dialogue et de la concertation dans le règlement des crises, des conflits et des drames humanitaires qui entravent les efforts de développement de notre Continent".
Pour sa part, la ministre Bissauguinéenne a indiqué que conformément aux Hautes directives de S.M. le Roi Mohammed VI et de SE le Président de la république du Guinée Bissau, cette deuxième session de la commission mixte "nous permettra de raffermir nos liens historiques d'amitiés, de solidarité et d'approfondir notre coopération bilatérale", notamment dans les domaines de la pêche, de l'agriculture, du tourisme, de l'éducation et de la santé.
"Le Maroc occupe une place de choix dans l'esprit et le cœur" du peuple de la Guinnée-Bissau, "ceux notamment qui ont participé à la lutte de libération nationale et qui lui demeurent très reconnaissants", a-t-elle dit.
Mme Da Conceiçao a, également, mis l'accent sur le rôle important que joue le Maroc sur la scène internationale, relevant que l'expérience du Royaume en matière de développement est très utile pour le développement de son pays.
Concernant l'affaire du Sahara, Mme Da Conceiçao a déclaré à la presse, à l'issue de la séance d'ouverture, que son pays espère que le règlement de cette question "sera en faveur de notre pays ami, le Maroc".
Les travaux de la commission mixte de coopération Maroco-Bissauguinéenne seront clôturés vendredi.