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mise à jour : 09 février 2010, 17h31 GMT
 
 
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56e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple
Mohammed V, l'exemple de l'engagement et du sacrifice
Le Roi qui par son courage et sa détermination incarna la résistance et mit fin au régime du protectorat
 Publié le : 19.08.2009 | 18h09
   
 
 
«La Révolution du Roi et du Peuple» ! Peut-être n'a-t-on pas suffisamment pris la mesure de cette appellation en trois déclinaisons, en même temps constellation de trois grands concepts. Illustrant en effet les tragiques événements du 20 août 1953, marqués par la déposition «manu militari » par une camarilla de généraux coloniaux, du Roi Mohammed V, elle déclencha dans la matinée de ce même jeudi 20 août une quasi insurrection vite réprimée dans le sang et accompagnée de milliers d'arrestations à travers les villes du Royaume.
 
Pas moins que le peuple marocain, certains milieux libéraux français eux-mêmes comme aussi d'importantes personnalités dont François Mitterrand, Alain Savary, François Mauriac, Louis Massignon, Charles-André Julien s'étaient révoltés pour dénoncer le «coup de force contre le Sultan», le «forfait», voire la «honteuse trahison». Si les soudards de sous-préfecture - les généraux Guillaume et Juin notamment - avaient trouvé en un certain Georges Bidault, ministre des Affaires étrangères de son état, un soutien complice, en revanche le président de la République Vincent Auriol a exprimé nettement sa réserve et ne manqua pas de rappeler les félons à l'ordre.

En vain. Le «pronunciamiento» était préparé de longs mois avant par des généraux français dont le parcours , en Afrique et en Indochine, pouvait forcer pourtant l'admiration. Pour accomplir leur forfait, ils s'étaient appuyés d'une part sur des féodalités locales et tribales et, d'autre part, sur un lobby colonial implanté sur les terres marocaines et enfin sur un groupe ultra réactionnaire au sein même du gouvernement français. Ces trois composantes en concevaient de la haine à l'égard du Souverain, traité d'agent communiste, d'agitateur et de son fils Moulay El Hassan, harcelé et accusé d'être le coordinateur entre son père et le mouvement nationaliste. Ils avaient décidé d'encercler le Palais Royal le jour de Aïd al-Kébir, sommé le Roi et sa famille de sortir pour les embarquer - sans ménagement aucun et avec une brutalité de soudard - dans un petit avion à destination de la Corse, ensuite à Antisrabé (Madagascar) pour un exil de plusieurs longs mois…
   
 
   
  Par Hassan Alaoui | LE MATIN
   
 

 
 
 
 
 
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