L'enquête sur la disparition en 1965 de Mehdi Ben Barka a connu un nouveau rebondissement avec la suspension par la justice française de quatre mandats d'arrêt internationaux qu'elle venait d'autoriser, a rapporté l'AFP. Le parquet de Paris a annoncé vendredi qu'il demandait la suspension de la diffusion de ces mandats visant quatre Marocains dont deux généraux, l'un d'eux étant le chef actuel de la gendarmerie royale marocaine, le général Hosni Benslimane, indique la même source.
Le parquet a déclaré qu'Interpol, qui avait diffusé ces mandats il y a quelques jours après le feu vert du ministère de la Justice française, sous forme d'« avis de recherche internationaux à des fins d'extradition», avait depuis demandé des précisions «afin de les rendre exécutables ». « Sans ces précisions, ces mandats sont inexécutables », a précisé le parquet.