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mise à jour : 09 février 2010, 17h16 GMT
 
 
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34e anniversaire de l'annonce de la glorieuse Marche Verte
Le monde entier reconnaît la marocanité du Sahara
Le 16 octobre 1975, la Cour internationale de justice de La Haye confirmait l'existence de liens d'allégeance entre les tribus sahariennes et le Sultan du Maroc.
 Publié le : 15.10.2009 | 18h00
   
 
 
«Le droit a prévalu sur l'injustice et la Cour internationale de Justice de La Haye a reconnu que le Sahara n'a jamais été une terre sans maître et confirmé qu'entre le Sahara et le Royaume du Maroc il existait, en effet, des liens juridiques et d'allégeance». C'est en ces termes que feu S.M. Hassan II annonçait l'organisation de la Marche Verte, juste après la confirmation, le 16 octobre 1975, par la Cour internationale de Justice de La Haye de l'existence de liens d'allégeance entre les tribus sahariennes et le Sultan du Maroc. Feu S.M. Hassan II avait également ajouté : «Le monde entier a reconnu que le Sahara était le nôtre depuis très longtemps, le monde entier a reconnu qu'il existait des liens entre le Maroc et le Sahara qui n'ont été altérés que par le colonisateur».
 
Cette confirmation répondait à une demande formulée, le 13 décembre 1974, par le Maroc, afin que l'Assemblée générale des Nations unies puisse saisir la Cour de Justice d'une requête concernant son avis consultatif sur l'aspect juridique de la situation du Sahara lors de son occupation par l'Espagne.

La Cour internationale de Justice avait rendu son avis consultatif, stipulant que le Sahara n'avait jamais été «terra nullius» et qu'il y avait des «liens juridiques d'allégeance» entre ce territoire et le Royaume du Maroc.

Dans un discours historique prononcé pour l'occasion, le regretté Souverain avait aussi indiqué : «Il ne nous reste donc qu'à entreprendre une marche pacifique du Nord au Sud pour nous rendre au Sahara et renouer avec nos frères».

L'appel a été donc écouté et 350.000 participants, dont 10% de femmes se sont portés volontaires pour cette marche libératrice, cette épopée du siècle, qui a administré la preuve de la ferme volonté des Marocains de récupérer leurs provinces sahariennes.

Dans son livre «Un demi-siècle dans les arcanes de la politique», le professeur Abdelhadi Boutaleb témoigne : «le chiffre de 350.000 personnes a été avancé. Or, je sais que les marcheurs étaient au nombre de 524.000. Quand, au départ, on avait ouvert la voie aux volontaires, leur nombre avait atteint 3 millions. Ensuite, il a été envisagé de le ramener à un million et, enfin, il a été fixé à 524.000. Le Roi Hassan II a ordonné que toutes les couches de la population marocaine, des différents villes et villages, y participent». De même, on a ouvert la voie à la participation de délégations venues de pays frères et amis. Il y avait des volontaires de l'Arabie Saoudite, de l'Irak, du Qatar, du Koweït, de la Jordanie, du Liban, du Soudan, du Sultanat d'Oman et du Gabon.

D'autres sont venus même des Etats-Unis pour représenter une organisation non gouvernementale. Ils étaient contre le colonialisme et soutenaient la libération du Sahara. Chacun hissait le drapeau de son pays. Les marcheurs portaient le Coran comme gage de paix, pour montrer que le Maroc ne partait pas pour une quelconque conquête. 500.000 exemplaires du Livre Saint ont été imprimés et distribués pour l'occasion. Sur le plan logistique, 12.000 camions et autocars, ainsi que 113 trains ont été mobilisés pour transporter les volontaires de leurs régions d'origine à Marrakech. De là à Tarfaya, le transport s'est effectué par camions et autocars. «L'homme semble oublier qu'il peut, par une simple marche pacifique, aboutir à plus des résultats que n'en obtiendrait une entreprise militaire», avait affirmé feu S.M. Hassan II, à la veille du lancement de la Marche Verte, le 6 novembre 1975.

Un événement qui allait donner une forte impulsion à la dynamique de l'histoire du Royaume. Trente-quatre ans après cette grande épopée, le Maroc est bien chez lui dans ses provinces du Sud, appuyé en cela sur un droit historique, une identité marocaine et des liens remontant à plus de 12 siècles. Trente-quatre ans après cette même épopée, le Royaume se félicite de l'adoption par la quatrième Commission de l'Assemblée générale de l'ONU d'une résolution sur le Sahara marocain qui, en s'abstenant une nouvelle fois de faire mention du référendum classique à options extrêmes, écarte les approches dogmatiques que certaines parties continuent à vouloir ressusciter.

Devant cette même commission onusienne, la voix de la sagesse a également triomphé et l'initiative marocaine d'accorder une autonomie élargie aux provinces du Sud a été jugée très positive par plusieurs pays. Ces derniers sont unanimes à déclarer que le projet d'autonomie des provinces du Sud, est «un espoir pour la paix dans la région, comme il est de nature à faire avancer le dossier du Sahara». Pour certains, ce projet permettra de mettre un terme à la tension au Maghreb et de maintenir grande ouverte la porte à l'espoir démocratique pour les peuples de la région. Pour d'autres, l'approche marocaine, basée sur le réalisme et la flexibilité est à même d'épargner à la région de graves conséquences.

Pendant ce temps, la diplomatie algérienne se heurte au retrait par plusieurs pays de leur reconnaissance de la fantomatique entité qui a élu domicile sur son propre sol.
Ces pays et autres ONG ne cessent de dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles vivent les populations des camps de Tindouf et le traitement inhumain qui leur est infligé par les forces de sécurité du polisario. Ils expliquent que le polisario en pleine crise constitue une menace pour la paix, la sécurité et la démocratie, non seulement au Maghreb, mais également dans le reste du monde.
   
 
   
  Par El Mahjoub Rouane | LE MATIN
   
 

 
 
 
 
 
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