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mise à jour : 09 février 2010, 19h09 GMT
 
 
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Éditorial
D'une campagne algérienne de dénigrement
 Publié le : 18.10.2009 | 15h13
   
 
 
La presse algérienne, avec une même rengaine et la mauvaise foi à laquelle elle nous a habitués, semble de nouveau remuer dans les brancards. D'un titre à l'autre, elle instille son venin de haine anti-marocaine, renouant avec le vieux réflexe de Pavlov, à la botte d'un pouvoir qui instrumentalise la question des droits de l'Homme au Sahara.

Le Maroc continue d'être l'objet de leur haine-fascination et parce qu'ils soutiennent la légalité, des pays comme la France sont mis en index. On se prend à rêver, en effet, d'un débat serein sur cette question des droits de l'Homme, réglée au Maroc depuis quelques années déjà, citée en exemple, saluée par la communauté internationale. Las ! La presse algérienne, s'efforçant de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, choisit la mystification. L'échec cuisant subi au Conseil de sécurité, à l'Assemblée générale et à la 4ème Commission des Nations unies ne suffit donc pas à rendre plus raisonnables le gouvernement algérien et la presse à sa botte.

De quoi s'agit-il, en effet ? De toute évidence d'une campagne de désinformation qui ne peut engager que le seul gouvernement algérien et sa presse. Celle-ci se réjouit de ce qu'elle appelle le « remake », allusion aux événements, disons aux coups fourrés de 2005 où quelques égarés, manipulés, ont essayé de semer le désordre à Laâyoune. La presse algérienne nous prédit la catastrophe, mélangeant les choses comme d'habitude, faisant preuve d'une méconnaissance notoire à la fois de la question du Sahara, de ses tenants et aboutissants historiques et juridiques, de sa dimension humaine et de son évolution. Nous n'en sommes que désespérés de cette ahurissante ignorance et, surtout, de la volonté affichée du gouvernement algérien et de ses stipendiés – polisario et plumitifs de service – qui prennent en otage les consciences humaines. Au plan diplomatique, les Nations unies mettent en œuvre les recommandations du Conseil de sécurité qui consistent à favoriser une solution politique. Autrement dit, la négociation consensuelle. Ce ne sont pas de vains mots.

Trois résolutions pertinentes ont été adoptées entre avril 2008 et avril 2009, un plan d'autonomie déposé par le Maroc, des missions entreprises par les émissaires de M. Ban Ki-moon. Tant d'efforts au niveau international ne peuvent être engloutis dans le sable des caprices d'un gouvernement algérien qui ne se résout nullement à la réalité diplomatique. En inventant, en instrumentalisant la question des droits de l'Homme, avec un souci machiavélique de détourner l'attention de l'opinion et de la fourvoyer simplement, le gouvernement algérien s'efforce de revenir à la case de départ et de saboter les efforts de l'ONU pour un règlement définitif. Sa presse s'aviserait mieux de reconnaître que les droits de l'Homme au Maroc ont constitué un chantier majeur au cours des dernières années, et que nous sommes le seul pays arabe et africain à avoir mis en place les instruments, les moyens et une politique pour les défendre et surtout les promouvoir. Nos frères sahraouis, séquestrés à Tindouf, constituent les véritables otages et la communauté internationale devrait se pencher sérieusement sur leur sort.

Internés dans des camps de détention, ils font ainsi depuis des années l'objet de pressions et de menaces. Et les multiples appels à leur élargissement par la police algérienne et le polisario se heurtent constamment au cynisme de ces derniers. Régulièrement, en revanche, nous assistons à l'arrivée miraculeuse au Maroc de certains rescapés de cet enfer. Ils réussissent par miracle à tromper la surveillance des milices du polisario, parcourent des kilomètres et des kilomètres de désert avant de parvenir à la ligne de démarcation entre l'Algérie et le Maroc pour accéder à celui-ci. Ce sont parfois des familles entières, mais aussi de simples citoyens qui, contraints de laisser derrière eux leurs familles, leurs femmes et enfants, regagnent le Royaume et racontent leur calvaire et leur détresse poignante. Ainsi, les preuves s'accumulent-elles et les témoignages terrifiants se multiplient-ils sur le système de répression et d'exactions graves instauré par le polisario. C'est une véritable chape de plomb, elle écrase de son poids toute espérance, étouffe la moindre vie et, en tout état de cause, s'inscrit dans une violation caractérisée des droits humains que les Nations unies, les gouvernements et les associations humanitaires crédibles ne doivent jamais cesser de dénoncer vigoureusement.
   
 
   
  Par LE MATIN
   
 

 
 
 
 
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