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mise à jour : 09 février 2010, 17h31 GMT
 
 
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IVÈ commission de l'ONU
La résolution adoptée conforte la position marocaine à plusieurs titres
Rupture définitive avec la dichotomie que les autres parties voulaient entretenir à ce sujet.
 Publié le : 20.10.2009 | 18h08
   
 
 
La résolution adoptée cette année par la IVe Commission de l'Assemblée générale des Nations unies conforte la position marocaine à plusieurs titres, a souligné Taïb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.
 
Cette résolution, a expliqué le ministre dans une déclaration mardi à la MAP, confirme d'abord la cohérence voulue par le Maroc entre les différents organes des Nations unies dans le traitement de la question du Sahara marocain et rompt définitivement avec la dichotomie que les autres parties voulaient entretenir à ce sujet.

En effet, a expliqué M. Fassi Fihri, l'Assemblée exprime un soutien clair et fort aux résolutions du Conseil, particulièrement les résolutions 1813 et 1871 qui appellent à des négociations intenses et substantielles sur la base du réalisme et de l'esprit de compromis. Ensuite, a-t-il ajouté, la résolution consacre la centralité du processus politique de négociations, dont l'Initiative marocaine d'autonomie a été l'élément fondateur.

«Elle rejette, de la sorte, toutes les tentatives de déviation, d'instrumentalisation ou de diversion auxquelles les autres parties ont recours, en particulier depuis le lancement du nouveau cycle de négociations». De plus, et à l'instar du Conseil de Sécurité, a poursuivi le ministre, l'Assemblée Générale souligne les efforts déployés depuis 2006, en référence aux actions menées pour l'élaboration, la promotion et la présentation de l'initiative d'autonomie des provinces du sud du Royaume.
En outre, a-t-il dit, elle met, encore une fois, en évidence la responsabilité de l'Algérie à coopérer non seulement avec les Nations unies, mais également avec le Maroc pour parvenir à une solution politique, réaliste et définitive à ce différend régional.

Enfin, et c'est là un élément très important, a souligné M. Fassi Fihri, l'Assemblée Générale apporte une mise au point attendue et qui arrive à point nommé au sujet du principe de l'autodétermination, et ce à 3 niveaux. Premièrement, et contrairement à ce que prétendent l'Algérie et le polisario, le référentiel de ce principe est multiple. Il ne s'agit pas exclusivement de la résolution 1514 de 1960, a expliqué le ministre, mais également des autres résolutions adoptées ultérieurement par l'Assemblée Générale, notamment les résolutions 1541 et 2625 qui élargissement, adaptent et modernisent le contenu de ce principe. Deuxièmement, a poursuivi le ministre, ses modalités de mise en œuvre sont variées, puisque l'Assemblée Générale reconnaît, dans le cas d'espèce, que toutes les formes d'autodétermination, y compris l'autonomie, sont valides, confortant, ainsi, l'assise juridique solide de l'Initiative marocaine. Troisièmement, a ajouté M. Fassi Fihri, la négociation est le cadre le mieux approprié et le moyen le plus privilégié par la communauté internationale pour la satisfaction de ce principe.

En effet, a-t-il affirmé, l'outil du référendum, n'est nullement mentionné dans la résolution, rappelant que dans la pratique onusienne, le référendum est un outil exceptionnel (moins de 4 cas), alors que le recours à la négociation est plus fréquent avec plus de 16 cas. Aujourd'hui, donc, a souligné le ministre, le recours à un référendum, notamment dans sa conception classique à options extrêmes, n'est plus d'actualité après que son inapplicabilité ait été clairement constatée par les Nations unies.

«Nous sommes en train de chercher, avec l'aide de la communauté internationale, la voie médiane, dite politique, elle-même conforme au droit international», a rappelé M. Fassi Fihri, précisant que «la véritable question est de savoir pourquoi l'Algérie et, donc le polisario, s'obstinent-ils à défendre la thèse selon laquelle la solution à ce différend régional devrait exclusivement être trouvée à travers le mode d'un référendum à options multiples, pourtant déjà essayé et testé, mais en vain». Pourquoi, par ailleurs, s'est interrogé le ministre, «assiste-t-on au développement d'un discours agressif, rigide, loin d'intentions réelles et de volonté sincère de parvenir, enfin, à une solution politique définitive».
   
 
   
  Par MAP
   
 

 
 
 
 
 
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