Face aux agissements, la sérénité du royaume demeure inébranlable
Publié le : 19.12.2007 | 15h15
Tifariti va enfin renouer avec le calme. La fête foraine polisarienne est terminée. Une manifestation délirante, puisque frisant le ridicule. Un millésime exceptionnel d'attroupement.
Du 14 au 18 décembre, organisateurs et invités "de marque" ont pu faire ripaille d'attractions 5 étoiles, qui sous un aspect coloré ont procuré d'incroyables refoulements. En plus des tickets d'entrée gratuits, certains convives sont même repartis chargés de cadeaux…. Hospitalité algérienne oblige. Le prix de la meilleure attraction revient à la pièce théâtrale jouée par Abdelaziz Marrakchi et consorts. Sur fond d'une mise en scène d'un semblant de reprise des armes, où les faux semblants ont été implantés sur les sables mouvants …le burlesque disputait la vedette au droit de passage à payer en espèces sonnantes et trébuchantes… avec la menace, à peine voilée, à l'adresse des organisateurs du rallye du Dakar. Celle-ci devrait être prise au sérieux lorsqu'on sait que même des membres de la MINURSO en ont fait les frais dernièrement. Ce qui peut expliquer son attitude passive quant à l'organisation de cette manifestation, qui est une violation flagrante du cessez-le-feu, proclamé le 6 septembre 1991.
Enfin, on retient que le meilleur rôle d'interprétation masculine de la pièce théâtrale foraine revient au chargé de la défense des camps de Tindouf. "Je pense que vers la fin de l'année 2008, si jamais rien ne vient conforter notre décision, nous passerons à l'action armée", telle est la déclaration de Mohamed Lamine Bouhali, dans un entretien à quotidien algérien. En clair : le polisario reprendrait la lutte armée en 2009, une date qui coïncide avec l'éventuel troisième mandat de Bouteflika, en tant que pensionnaire des hauteurs d'Alger. Dès lors, l'on comprend mieux le surarmement algérien et les quelques mouvements de commandement des troupes qui prévalent dans le sud du pays.
On assiste, en effet, depuis l'été dernier à la mise en place d'un nouveau dispositif autour de quelques régions militaires. En tout état de cause, la foire polisarienne de Tifariti s'est distinguée encore une fois par un "véritable abrégé du monde des mercenaires". Des mercenaires aux abois, depuis que la proposition marocaine concernant le statut d'autonomie pour les provinces du sud a reçu le soutien tant du Conseil de sécurité que celui des nations et gouvernements épris de paix. Pacifique et respectueux de la Charte des Nations unies, le Royaume du Maroc recouvrera en totalité ses droits sur son territoire. Ses frontières sont géographiques et historiques. Et jamais sa population, qu'elle soit du nord ou du sud, en passant par l'oriental, n'acceptera qu'elles soient retracées sur la base de considérations hégémoniques d'un pays voisin.
Dans ce contexte, toutes tentatives diplomatiques ou invitations à nier ou à déformer cette réalité seront balayées. D'ailleurs, les agissements irresponsables et provocateurs du polisario n'inquiètent nullement les citoyens marocains. Ces derniers vaquent paisiblement à leurs tâches quotidiennes sachant que les forces armées royales (FAR) sont bien structurées pour mener à bien leurs actions. Ceci n'a d'égal que le consensus international autour du fait que les pourparlers constituent la seule voie pour régler le contentieux du Sahara marocain. ----------------------------------------------
La traite des hommes
L'Algérie refuse toujours le recensement des populations des camps de concentration de Tindouf. Celle-ci ne dépasse pas, au meilleur des évaluations, 70 000 personnes: l'ère de la traite des hommes n'est guère révolue. Mis à part le discours, les instances internationales concernées n'ont jamais pris de décision réelle pour mettre fin à cette situation. Tindouf est le reflet même des violations constantes des Conventions de Genève et du droit international humanitaire. Pas une semaine ne passe sans qu'il y ait un rapport relatant les sévices et les viols subis par les séquestrés dans ce no man's land algérien. L'analyse de cet état de fait démontre que la question est bridée par des "points de passage obligés".