Le Maroc déterminé à faire respecter ses droits sur son territoire
Alger et ses marionnettes persistent dans leur aveuglement
Publié le : 02.03.2008 | 13h49
A l'ère de la démocratisation, du respect des droits de l'homme, des regroupements régionaux et de la mondialisation qui suppose l'ouverture chez tous les peuples pour vivre en paix et coopérer pour un meilleur développement de l'humanité, y a-t-il encore quelque place à des idées attardées et obscurantistes d'hégémonisme ? Difficile pour le pouvoir algérien de donner réponse à cette question alors que l'idée de la grande Algérie est à raser de tous les crânes pendants.
Dès lors, on est en droit de se demander ce que le régime des Hauteurs d'Alger cherche réellement en ce moment même où la Communauté internationale semble prendre sérieusement les affaires en main pour régler le contentieux du Sahara marocain.
Face à cette réalité implacable, le pensionnaire d'Al Mouradia est désemparé. C'est pourquoi il s'évertue maintenant dans des ambiguïtés surprenantes. Preuve en est le message récemment adressé au leader polisarien par Bouteflika, président, qui confirme une fois de plus la pensée hégémonique. Celle-ci n'a, d'ailleurs, d'égale que le poisson qui se détache de l'hameçon. Une réalité que la communauté internationale ne doit pas pourchasser, car le pouvoir algérien continue à se nourrir dans les profondeurs pour revenir ensuite plus lourd et ce, sans tenir compte de la présence du serpent des mers.
Ceci dit, en déclarant qu'une solution doit être trouvée le mois prochain, il s'enlise dans les sables mouvants. Rien de plus naturel à cela, car un observateur pertinent dira qu'une partie du «génie» du régime algérien venait de son incapacité à comprendre l'évident : le Royaume du Maroc est bel et bien déterminé à faire respecter ses droits sur son territoire.
Que ce soit assimilé une fois pour toute et par tous. Aussi, en dictant à Abdelaziz Marrakchi la marche à suivre, Bouteflika empiète encore et toujours sur la souveraineté d'un autre Etat. Pour l'heure, il ne s'agit pas de savoir si l'arbre poussera dans le sens où la tige a été courbée qui prête à discussion. La controverse ne survient que lorsqu'on s'efforce de décider exactement comment faire pencher la tige de façon à obtenir l'arbre que l'on veut ou à indiquer quelle devrait être sa forme; ou bien, en poussant encore un peu plus loin. Néanmoins, il est décourageant de constater que le pouvoir algérien commet l'erreur fort répandue de supposer que la façon dont il voit le monde est la seule possible. Dans le cas d'espèce, le candidat dirigeant au troisième mandat devrait être absolument conscient de ce travers.
Ce qui interpelle plus d'une conscience, sachant que moralement et même esthétiquement, il est atroce de laisser des gens subir le calvaire des prisons à ciel ouvert de Tindouf alors que l'on peut les sauver. La plupart des pays civilisés ne peuvent tolérer l'idée de cette tragédie, même communiquée sous une forme abstraite et statistique et ne peuvent percevoir la vraie identité des victimes. C'est pour cela qu'ils tentent soit de repousser hors de leur conscience la pensée que d'autres hommes souffrent, soit de rationaliser un état de choses atroce en s'efforçant de croire en règle générale que les gens ont le sort qu'ils méritent, quoique déplorable. Il est cependant difficile, voire souvent impossible de se mettre la tête dans le sable.
Politiquement parlant, il est évident que cette situation profite à beaucoup et elle a pour objectif l'exploitation pure et simple d'hommes et de femmes, tous âges confondus. En tout état de cause, pour rester bref et général, Peter Van Walsum, représentant personnel du secrétaire général des Nations unies, après avoir recueilli les faits, y compris les attitudes émotionnelles des deux camps lors de sa récente visite dans la région, va proposer des idées qui pourraient être acceptables par tous et partant, faire parvenir le message aux responsables politiques.
En effet, l'émissaire onusien est en mesure de faciliter la compréhension mutuelle ou d'amener un accord par l'emploi de méthodes bien déterminées. L'essentiel est que l'intervention des Nations unies puisse empêcher que la situation ne dégénère pas en conflit armé, sachant qu'à la veille du troisième round de Manhasset, les Polisariens avaient déterré la hache de guerre. ----------------------------------
Le fait accompli
Le groupuscule polisarien semble vouloir procéder au peuplement et à la construction d'infrastructures à Tifariti. Les fondations étant fragiles, tout sera démoli. Dans les faits, une nouvelle stratégie n'étonne point. Elle est risquée mais souvent utilisée par ceux qui perdent pied. Celle-ci nécessite de parvenir à un objectif puis d'attendre les réactions de la partie adverse.
Laquelle surprendra plus d'un par sa réactivité. D'ailleurs, ceux qui emploient cette stratégie «du fait accompli» doivent connaître à l'avance les conséquences : l'échec. Ce changement d'attitude exprime également que les Algéropolisariens sont aux abois. C'est un signe de tension.
Plus grave, il peut être le signe qu'une impasse vient d'être atteinte. En attendant, outre la bonne foi et la bonne volonté, le Royaume du Maroc s'arme de patience. Celle-ci évite le conflit direct et aboutit éventuellement à un règlement.
Par
Latifa Cherkaoui | LE MATIN
Le retour des Sahraouis à la mère-patrie largement salué par tous les Marocains