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mise à jour : 09 février 2010, 19h09 GMT
 
 
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Démographie
La métropole, un «bassin urbain» dynamique
L'immigration interne s'oriente vers une migration par attraction
 Publié le : 02.10.2009 | 14h57
   
 
 
Ville carrefour, cité où un large éventail de main-d'ouvre trouve satisfaction, la région du Grand Casablanca est un pôle national d'immigration.
 
Elle attire à elle seule 15 % de l'ensemble des flux nationaux. La région Chaouia-Ourdigha constitue le premier exportateur de « migrants » avec la région de Casablanca. Ces flux de migration s'exercent avec une forte intensité. M. Embarek Bouchehboun du Haut commissariat au Plan a expliqué lors d'une intervention à l'occasion du 26e congrès international de la population tenu à Marrakech que « l'intensité des flux migratoires de la région de Doukala-Abda avec le Grand Casablanca, qui est en valeur la plus proche, ne constitue que les deux tiers de celle enregistrée pour la région de Chaouia-Ouardigha ». Cette étude préparée par le Haut commissariat au Plan a montré que cette intensité est également plus importante que celle enregistrée pour l'intérieur du Grand Casablanca (55%).

Pour la région du Sous-Massa-Drâa et la région de Marrakech-Tensift-El-Haouz, régions connues par leur dynamique récente en matière économique et sociale, cette intensité n'est que d'un tiers. L'intensité des flux migratoires de ce groupe d'espaces avec le Grand Casablanca reste limitée au tiers de celle de la Chaouia-Ourdigha. Par la suite, les régions situées au nord et à l'est, leur intensité relative est faible. Elle représente moins de 10% de ce qui revient à la région de Chaouia-Ourdigha. Ces données qui se basent sur des fondements scientifiques. L'immigration interne, qui était dictée par le passé par les effets de la sécheresse, s'oriente actuellement vers une migration par attraction, entre blocs ou bassins urbains connus par des dynamismes économiques. A ce propos, les lieux de sédentarisation continuent à suivre le schéma classique. Les territoires attirants les migrants sont : la couronne banlieusarde de la préfecture du Casablanca et les agglomérations émergeantes de la Chaouia-Ouardigha et les espaces de cette dernière adossés au Grand Casablanca.

L'étude présentée par Embarek Bouchehboune révèle que les entités territoriales jouxtent les lieux des anciens gros chantiers ou longeant des zones industrielles. Par exemple, la carrière de la Centrale thermique, les zones industrielles d'Ain Sbaâ,… demeurent les destinations préférées de ces entrants. Les pôles importants d'attraction de cette couronne, jadis caractérisée par le périurbain de la ville de Casablanca, sont d'un nombre réduit. Il s'agit de l'arrondissement de Sidi Moumen avec 13,5 %, celui de Moulay Rachid avec 7,3%, celui de Hay Hassani avec 6,3 %, la municipalité de Mohammedia détient 5, 9 % au même titre que les arrondissements de Sidi Bernoussi et de Hay Mohammadi sont en dernière position avec 5,8%. Pour les départs, la région de Chaouia-Ourdigha reste de loin la première destination des sortants du Grand Casablanca avec 21,6 %, Suivie de la région de Souss-Massa-Drâa, ainsi que la région de Rabat-Salé-Zemmour- Zair avec un taux d'attraction de 14,2% chacune, soit les tiers de celui relatif à la région de Chaouia-Ourdigha.

En général, pour mieux caractériser les flux migratoires, les démographes s'intéressent beaucoup plus à la question de la commune de leur précédente résidence qu'à la date d'installation dans la nouvelle commune. Les principales raisons de cette démarche se résument en deux points: d'abord la courte durée et qui permet de mieux appréhender la mobilité spatiale ensuite l'impossibilité de saisir le moment exact de la migration.
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Etude et recensement

Cette récente étude sur la migration intérieure s'est intéressée au phénomène de déplacements humains dans le basin migratoire formé de la région du Grand Casablanca et celle de Chaouia-Ouardigha (mégarégion de Casablanca). Elle repose sur les données du dernier recensement général de la population et de l'habitat 2004. En effet, on entend par « migrants », les personnes qui déclarent avoir changé de commune de résidence. Au niveau du recensement général de la population et de l'habitat, les données concernant la migration peuvent provenir principalement de deux questions. Par la première question on demande aux personnes recensées la commune de leur précédente résidence. Plus précisément, on cherche la commune dans laquelle la personne résidait avant de venir s'installer dans la commune où elle a été recensée. Par la deuxième question, on cherche cette fois-ci à identifier la commune de résidence à une date liée à un évènement national ou suffisamment connu par l'ensemble de la population. Cette date ne doit pas être trop éloignée de celle de référence du recensement. Généralement, elle doit être aux alentours de cinq ans.
   
 
   
 
 Repères
Phénomène ancien
  L'immigration de la région de Chaouia-Ourdigha vers la région du Grand Casablanca est un phénomène ancien. Elle remonte aux années de la Seconde Guerre mondiale. Ce mouvement de population s'apparente à un mouvement cyclique de périodicité de 10 ans avec des pics aux années 1944, 1954, 1964, 1974… la tendance générale reste constamment orientée vers la hausse.
 
  Par Sanae TALEB | LE MATIN
   
 

 
 
 
 
 
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