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mise à jour : 09 février 2010, 17h31 GMT
 
 
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Commission des investissements
16 projets d'une valeur de 22 milliards de DH
Ils généreront 9.468 postes d'emploi dans plusieurs régions
 Publié le : 21.04.2009 | 14h41
   
 
 
Dans un contexte mondial empreint d'incertitude, en raison de la crise économique généralisée, le Maroc défend bien son attractivité pour les investissements étrangers.
Les nouveaux projets annoncés de temps à autre par la commission interministérielle des investissements ne peuvent qu'être réconfortants, puisqu'ils dénotent le maintien d'un niveau acceptable de compétitivité de l'économie nationale.
Ainsi, cette commission a approuvé, lundi à Rabat, 16 projets de conventions d'investissement, d'une valeur globale de 21,89 milliards de DH, en mesure de créer 9.468 postes d'emploi. Ces projets sont destinés à plusieurs secteurs. Il s'agit de la distribution, du tourisme, de l'électronique, des mines, de l'industrie verrière et des transports.

Les projets approuvés concernent les régions de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, Chaouia-Ouerdigha, Meknès-Tafilalet, Marrakech-Tensift-El Haouz, Tanger-Tétouan, Fès-Boulemane et du Grand Casablanca.
En plus de l'approbation de ces projets, les travaux de la réunion de la commission présidée par le Premier ministre, Abbas El Fassi, ont également porté sur l'examen de 15 projets d'avenants des conventions d'investissement, selon un communiqué de la Primature.
Avec cette nouvelle réunion, le bilan de l'action de la commission des investissements s'avère «très positif», d'après le communiqué. En effet, fait-on savoir, de novembre 2007 à avril 2009, elle a tenu 6 réunions et approuvé 88 projets d'une valeur globale de 83 milliards de DH devant générer plus de 34.000 postes d'emploi stables.

Le secteur touristique a drainé, à lui seul, 16 projets avec une valeur globale de 8,1 milliards de DH, pouvant générer plus de 8.629 postes d'emploi. Le secteur industriel a bénéficié, quant à lui, de plus de 12 milliards de DH, occupant ainsi la première place en termes de valeur d'investissement (2.808 postes d'emploi).
Par ailleurs, le Premier ministre a profité de cette occasion pour souligner «la bonne santé de l'économie nationale et sa capacité à faire face aux répercussions de la crise économique mondiale et ce, en dépit des appréhensions liées notamment à la baisse des activités touristiques en raison de la stagnation de la zone euro et à un éventuel recul des transferts d'argent des Marocains résidant à l'étranger ainsi que des investissements directs étrangers (IDE)».
M. El Fassi a notamment relevé que les secteurs les plus exposés à la crise continuent de bénéficier de la confiance des investisseurs étrangers.

Il a également rappelé la mise en place de l'Agence marocaine de développement des investissements qui vise à « renforcer la compétitivité de l'économie, en encourageant les investissements et en les orientant vers les secteurs stratégiques prioritaires et d'examiner de façon minutieuse et rationnelle les projets qui lui sont soumis».
En outre, il est à rappeler que les recettes au titre des investissements et prêts privés étrangers ont atteint 6,55 milliards de DH au cours des deux premiers mois de cette année contre 5,64 milliards de DH à fin février 2008, soit une progression de 16,1% ou +909,4 MDH.

Comparées à la moyenne des recettes réalisées au titre des années 2004 à 2008, soit 4,78 milliards de DH, ces recettes ont réalisé une expansion de 36,8% ou +1,76 milliard de DH. La répartition des recettes au titre des investissements et prêts privés étrangers, par nature d'opération, demeure à fin février 2009 prédominée par les investissements directs avec 93,3% du total des recettes, suivis des investissements de portefeuille avec 5,1% et des prêts privés avec 1,6%.
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Réforme de la Justice

Le Maroc a réalisé des progrès notoires dans le domaine de l'amélioration de son attractivité comme destination d'investissements. Toutefois, quelques entraves à l'investissement subsistent. Il s'agit en premier lieu du système judiciaire. En fait, selon un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), la justice est très souvent lente (délais de procédures, report des audiences), incertaine (conflits de juridictions, difficulté à obtenir l'exécution des décisions de justice), peu prévisible (corruption au niveau des experts judiciaires) ou insuffisamment transparente (manque de diffusion de la jurisprudence).

Certes, la réforme engagée par le Maroc dans ce domaine a donné lieu, entre autres, à la mise en place des tribunaux de commerce qui constitue un pas dans le bon sens. Cependant, nuancent les auteurs de ce rapport, «l'avènement des juridictions commerciales n'a pas fondamentalement modifié la perception négative du système judiciaire auprès des investisseurs». Surtout que l'épineux problème du manque de qualification des magistrats et des auxiliaires de justice, faute de formation technique indispensable au traitement des affaires commerciales, persiste. Les faiblesses du système judiciaire se manifestent également par le nombre important des jugements inexécutés.
   
 
   
  Par Lahcen OUDOUD | LE MATIN
   
 

 
 
 
 
 
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