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mise à jour : 06 septembre 2010, 00h15 GMT
 
 
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Croissance
Des signes avant-coureurs de la reprise
 Publié le : 25.12.2009 | 14h57
   
 
 
La prudence reste toutefois de mise vu que les séquelles de la crise ne peuvent pas s'effacer du jour au lendemain.
 
Après une traversée du désert qui a duré depuis l'été 2008 avec le déclenchement de la crise économique et financière internationale, l'économie nationale s'attend résolument à des jours meilleurs. Certes, cette reprise promise est annoncée avec beaucoup de prudence vu que les séquelles de cette crise, qui s'est faite particulièrement violente par moments et qui a fait de gros dégâts dans certains pays, ne peuvent pas s'effacer du jour au lendemain. Certains analystes plus sceptiques redoutent même un effet décalé de cette crise qui se manifestera au niveau national en 2010. Toutefois, les signes ne trompent pas, selon les plus optimistes qui évoquent l'interdépendance des économies en soutenant que l'économie nationale ne manquera pas de renouer avec la croissance dans le sillage de l'économie mondiale, notamment au niveau de l'UE, principal partenaire du Royaume. Surtout que cette analyse est corroborée par les enquêtes menées auprès des patrons que des notes de conjonctures publiées par les principaux émetteurs à ce sujet. Ainsi, selon la dernière enquête mensuelle de conjoncture dans l'industrie de Bank Al-Maghrib, les perspectives d'évolution de l'activité pour les trois prochains mois sont favorables dans l'ensemble et les professionnels anticipent une hausse des ventes locales et étrangères. Le Haut Commissariat au Plan relève également une tendance similaire dans sa dernière note d'information sur les résultats des enquêtes de conjoncture.

En fait, les pronostics avancés par les patrons d'entreprises enquêtés pour le 4e trimestre 2009 font ressortir une légère tendance haussière de l'activité du secteur du BTP et une amélioration pour le secteur manufacturier En ce qui concerne la main-d'œuvre, les chefs d'entreprises prévoient, globalement une tendance haussière des effectifs employés dans les secteurs du BTP et des mines. Ceux du secteur de l'industrie de transformation connaîtraient une tendance à la stabilité, alors que ceux du secteur de l'énergie connaîtraient, plutôt, une baisse. Les analystes de Direction des Etudes et des Prévisions Financières (ministère des Finances) se montrent également optimistes. Dans la dernière note de conjoncture de cette direction, on affirme qu' «en dépit d'un contexte international peu porteur en liaison avec la propagation des effets de la crise financière et économique internationale, l'activité économique nationale devrait enregistrer en 2009 une croissance de 5,3% et ce, grâce à la réalisation d'une campagne agricole exceptionnelle (102 millions de qx), à la poursuite de la progression de la demande intérieure dans un contexte marqué par la maîtrise de l'inflation et à l'effet des mesures prises dans le cadre du comité de veille stratégique ».

Si ces signaux de reprise sont également captés par les analyses de Bank Al-Maghrib, ils se montrent toutefois plus prudents avec un optimisme nuancé. Dans sa dernière lettre de conjoncture, la banque centrale estime que «dans l'ensemble, les données relatives à l'environnement international indiquent (…) la persistance de chocs négatifs de la demande étrangère, en dépit des améliorations observées au cours des quatre derniers mois».
Ces analystes admettent toutefois que dans ce contexte, le ralentissement du rythme de dégradation des rubriques de la balance des paiements semble se confirmer d'un mois à l'autre, à la faveur d'une diminution continue du déficit de la balance commerciale, ainsi que d'une atténuation progressive du repli des recettes de voyages et des transferts des Marocains résidant à l'étranger. L'allégement du déficit commercial est attribuable à la contraction, en glissement annuel, des importations et dans une moindre mesure à celle des exportations, relèvent-ils.
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La demande intérieure prend le relais

Dans un contexte de baisse de la demande étrangère, la croissance économique en 2009 serait de plus en plus soutenue, selon la Direction des Etudes et des Prévisions Financières, par la demande finale intérieure qui bénéficierait des retombées positives de l'excellente campagne agricole, du maintien du taux de chômage sous la barre des 10% (9,8% au troisième trimestre 2009), de la progression continue des crédits à la consommation (+19,3% à fin octobre 2009) et des efforts des pouvoirs publics pour soutenir le pouvoir d'achat, notamment à travers la réduction de l'impôt sur le revenu et la revalorisation des salaires.
   
 
   
 
 Repères
Investissements et prêts privés
  L'effort d'investissement se poursuit en dépit d'un contexte peu porteur comme en témoigne la progression des crédits accordés à l'équipement de 24,8% par rapport à fin octobre 2008.
  Les investissements et prêts privés étrangers ont atteint 19,6 milliards de dirhams à fin octobre 2009, dont 82,5% sous forme d'investissements directs étrangers (IDE).
  Les dépenses d'investissement du budget de l'Etat continuent, quant à elles, de progresser à un rythme soutenu. Elles se sont, ainsi, renforcées de 20,9% pour se situer à 35,3 milliards de dirhams à fin octobre.
  Par Lahcen Oudoud | LE MATIN
   
 

 
 
 
 
 
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