Les nationaux affronteront les Égyptiens les 18, 19 et 20 juillet
Publié le : 11.07.2008 | 15h49
Les défaites successives face à la Pologne en septembre 2007 et l'Irlande au mois d'avril dernier obligent le Maroc à évoluer dans le groupe II de la zone Euro-Afrique.
Le calendrier de la Fédération international l'a mis face à L'Egypte, une nation que nous avons déjà rencontrée à quatre reprises avec deux victoires pour chaque équipe. En 1974 et 1988, les Pharaons avaient pris le meilleur sur le Maroc respectivement 3-0 et 3-2. Ce n'est qu'en 1990 et 1994 que les mousquetaires Karim Alami et Younes El Aynaoui ont pris leur revanche sur des scores sans appel de 5-0. Il est vrai qu'à l'époque, le Maroc figurait parmi les plus grandes nations tennistiques en jouant pratiquement dans le groupe mondial et l'on a encore en mémoire les rencontres face notamment à l'Espagne en 2002 qui a véritablement tremblé à Saragosse. Depuis que d'eau a coulé sous les ponts.
Les meilleurs joueurs, en l'occurrence Karim Alami et Hicham Arazi, ont rangé leurs raquettes pour des destinations diverses. Seul Younès El Aynaoui est resté dans le circuit. Bon pied, bon œil, le Rbati a souvent été appelé pour renforcer l'équipe nationale et il s'en est tiré avec les honneurs, sauf contre l'Irlande où après une première victoire, il a succombé lors de la seconde rencontre. Pour le match contre l'Egypte, Abderrahim Moundir a souhaité sa présence, à juste titre d'ailleurs. Ce dernier a prévu un stage à Marrakech, mais il n'a pas encore fixé l'ossature de cette équipe nationale, certains joueurs étant encore à l'étranger pour des tournois. Difficile de parler de cohésion quand ce sont toujours les problèmes financiers qui se posent.
Surtout que le match qui attend les Marocains ne sera pas aussi facile qu'on le croit, les Egyptiens ayant réalisé de gros progrès grâce notamment aux frères Maamoun, Karim et Mohamed. Les deux joueurs sont des habitués du Maroc et ils s'y sentent bien depuis leur tendre enfance. En effet, les deux frères ont participé aux ITF-Junior du Riad, de la Raquettes d'Or de Mohammedia et du Med Avenir du COC où ils se sont illustrés. Aujourd'hui, leur âge n'est plus leur atout puisqu'ils ont 29 et 27 ans. L'Egypte s'est retrouvé à ce stade de la compétition après sa défaite face à l'Ukraine 5-0. Une défaite qui leur a ôté tout espoir de jouer à un plus haut niveau.
Les autres Pharaons sur qui comptera le capitaine, est Shérif Sabri, 22 ans, qui est dans les 460 joueurs mondiaux, Omar Hedayet, 23 ans, qui est bien loin au classement ( 1150e) et Ahmed Shebi Morsy, 23 ans également dans les 1500e. Certes, le classement des Marocains est meilleur, mais sur le court, tout peut basculer. Il suffit qu'un grain de sable vienne faire grincer la machine et tout peut changer. Younes El Aynaoui sera là, et d'aucuns souhaitent qu'il apporte ce plus dont a besoin l'équipe nationale. A ses côtés, on retiendra la présence de Réda El Amrani, Rabie Chaki et Mounir El Aarej.
Deux remplaçants feront partie de la délégation, en l'occurrence Mehdi Ziadi et Talal Ouahabi. Les chances marocaines ne sont pas minimes, surtout que Rabie Chaki vient de remporter un Future, celui de Soussa en Tunisie, et Talal Ouhabi en a fait de même au Future Coupe du Sahara d'Agadir. Un facteur risque d'être déterminant, la chaleur torride qui règne au Caire mais aussi le soutien du public égyptien, connu pour son chauvinisme. --------------------------------------------------------------
De vieilles connaissances
Quatre générations ont participé aux confrontations entre les deux pays. La première rencontre a eu lieu en 1974 au Caire. Les Marocains étaient représentés par Ahmed Benomar et Omar Laimina et les Egyptiens par Aly El Dawoudi et Ismaïl El Shafei, lors de la demi-finale des préqualifs. L'Egypte avait gagné les deux simples et le double. 14 ans plus tard, une nouvelle rencontre à Casablanca avec Arafa Chekrouni, Houcine Saber et Ahmed Dlimi tandis que les Pharaons alignaient Ahmed El Mehelmy et Hicham Nacer. Les Marocains perdent deux simples et le double. En 1990, Khaled Outaleb, Mohamed Ridaoui et Karim Alami ont écrasé leurs adversaires 5-0. Enfin en 1994, c'est Younes El Aynaoui et Karim Alami qui obtenaient une autre victoire 5-0 face à El Salawy et Karim Zaher.