728x90
 
LE MATIN LE MATIN.ma
mise à jour : 06 septembre 2010, 00h15 GMT
 
 
lematin.ma > art et culture
Parution
«Relation malade médecin» de A. Bourquia
Par son nouvel ouvrage, le professeur Amal Bourquia s'intéresse aux dimensions éthiques et humaines de la pratique de la médecine au Maroc qui sont souvent omises dans les débats.
 Publié le : 04.06.2010 | 15h38
   
 
 
Amal Bourquia, médecin professeur de néphrologie-dialyse, présidente de l'association "Reins" de lutte contre les maladies rénales et qui est active également dans la publication d'ouvrages comme un autre moyen de sensibilisation dans le même domaine, vient de publier un nouvel ouvrage. Mais, cette fois, l'auteur a préféré traiter un problème de portée générale, puisqu'il est transversal à toutes les autres maladies, notamment chroniques.
 
Il s'agit des règles d'éthique qui doivent régir la relation entre le médecin et son patient. Elle a intitulé son ouvrage, qu'elle a présenté le mardi 25 mai à Casablanca, «Relation Malade Médecin, dimensions éthiques de l'annonce d'une maladie chronique, exemple : l'insuffisance rénale chronique».
Pourquoi cet intérêt aux questions éthiques dans la pratique de la médecine ? Parce que tout simplement, répond Mme Bourquia, c'est une question d'un grand intérêt, en particulier dans le cas des maladies chroniques, telles que celles liées à l'insuffisance rénale chronique. Surtout que cet aspect, ajoute-t-elle, a été souvent omis dans les débats qui concernent la pratique de la médecine au Maroc et la relation du médecin avec son patient. L'auteur se propose donc de contribuer à défricher ce domaine et à sensibiliser à son importance.

Pour ce faire, elle s'est appuyée sur des témoignages de patients et leurs familles rencontrées au cours de ses trente années d'exercice, sur certains aspects de la relation entre le médecin et le patient pour qui l'étape de l'annonce d'une maladie chronique revêt une importance particulière.
En effet, relève-t-elle, «tout médecin pourra être amené à faire l'annonce d'une maladie chronique ou grave un jour ou l'autre et cette situation nécessite de prendre en compte le patient et sa famille pour rendre cette information la moins traumatisante possible».

Une fois la douloureuse annonce faite, le médecin doit continuer à gérer sa relation avec son patient d'une manière professionnelle et humaine pour atténuer sa souffrance et l'amener à accepter sa maladie pour vivre avec.
«Dans le cas de prise en charge de pathologie chronique, la relation entre le médecin et le patient s'avère d'autant plus fondamentale, car celle-ci va unir le médecin et son patient au cours du suivi de ces pathologies et sera continuellement améliorée par une meilleure connaissance du profil psychologique du patient. Une réflexion éthique peut aider le médecin, confronté quotidiennement aux situations difficiles de cette relation thérapeutique, à éviter les situations conflictuelles», a souligné Mme Bourquia.

Pour cela, explique-t-elle, le médecin dispose de nombreux paramètres qui lui permettront de construire avec ses patients une véritable relation de confiance et d'empathie sur des bases éthiques afin de mieux cerner leur souffrance. «Une relation de qualité est de nature à favoriser une bonne compréhension par le patient de sa maladie et donc une meilleure acceptation du traitement». Cette relation devra amener le patient à une collaboration constructive et à être l'auteur de son traitement et de sa mise en œuvre, conclut-elle, en insistant sur les préalables qui permettent au médecin de remplir cette mission.

«Il va sans dire que la médecine ne peut s'exercer sans passion et sans un dévouement constant pour le patient et requiert par ailleurs une rigueur scientifique et la maîtrise d'une technicité indispensable à l'acquisition de la compétence. Tout au long de son parcours, le médecin doit se recycler régulièrement afin de continuer à acquérir les connaissances nécessaires qui lui permettront un raisonnement logique, mais aussi de développer des qualités psychologiques d'écoute et d'humanité».

Parcours d'une militante

Amal Bourquia a participé à la mise en place et au développement de nombreux programmes thérapeutiques au Maroc, tels que l'hémodialyse aiguë et chronique, la dialyse péritonéale ainsi que le démarrage de la transplantation rénale dont elle est une pionnière au Maroc.
Elle a également dirigé le premier centre de néphrologie et dialyse pédiatrique au Maroc à l'hôpital d'enfants de Casablanca. En 1992, elle est alors la première Marocaine à s'intéresser et à se spécialiser en Néphrologie pédiatrique. De même, elle a participé à l'enseignement de la néphrologie et à l'élaboration de plusieurs manuels et documents pédagogiques et s'est impliquée activement dans les rénovations pédagogiques à la faculté de médecine en particulier en ce qui concerne les stages hospitaliers.
   
 
   
 
 Repères
Présence nationale et internationale
  Amal Bourquia est membre de nombreuses instances scientifiques nationales et internationales et membre fondateur d'autres sociétés savantes et associations aussi bien au Maroc qu'à l'étranger.
  Elle a créé Al Amal Centre, dédié à la Néphrologie - Dialyse, permettant de prendre en charge aussi bien les enfants que les adultes atteints de maladies rénales et a créé «Reins» association marocaine de lutte contre ces maladies
  Après avoir suivi la formation de formateurs interdisciplinaires en «Éthique de la santé, droits de l'homme et morales» à l'Université Paris VI, elle a organisé le «Premier Colloque international d'éthique, Bioéthique et Droits de la santé»
  Par Lahcen Oudoud | LE MATIN
   
 

 
 
 
 
 
 L'actualité
 
 
 
 
 
 Editions hebdomadaires
 
 Bourse de Casablanca
  MASI 11 701,11 pts 12,76%
  MADEX 9 544,59 pts 0,19%
Toutes les actions màj : 03/09 - 15h25
 
 
 
 
lematin.ma
 
Actualité
 
Services
 
Pratique
  Flux RSS LE MATIN.ma  
728x90