À deux semaines seulement de la fin de la grève des employés des sociétés non adhérentes à Stareo, la crise du transport éclate de nouveau
Publié le : 03.11.2009 | 16h08
Les citoyens de la capitale et ses régions ne sont pas au bout de leurs peines. Réveillés de bon matin pour rejoindre leur lieu de travail, ces derniers ont eu droit à une mauvaise surprise : les bus de transport en commun étaient quasi absents. Pourtant, la nouvelle société Stareo devait démarrer ses activités, un jour auparavant, c'est-à-dire dimanche dernier. Mais ceux qui ont souffert le plus, étaient les habitants de la ville de Salé, de Témarra et Skhirat qui, en l'absence de tout moyen de transport urbain, ont pris énormément de retard pour atteindre la ville de Rabat.
Certains ont été dans l'obligation même de rester chez eux à force d'attendre l'arrivée des bus en vain. Notons que ce sont les quartiers les mieux desservis en bus qui ont pâti le plus de cette crise. Il s'agit notamment des zones comme «Hay Chmaou» et la route de Kénitra à Salé où l'absence des moyens de transport en commun a suscité la colère des citoyens qui n'ont pas hésité à bloquer la circulation à certains endroits. «Ils nous ont promis une amélioration du service, un confort et une disponibilité de bus qui marquera la fin de notre calvaire. Aujourd'hui, nous ne trouvons même pas les anciens bus pour nous rendre à notre travail. C'est révoltant», déclare un citoyen en colère. En effet, à deux semaines seulement de la fin de la grève des employés des sociétés non adhérentes à Stareo, la crise du transport éclate de nouveau.
Du coup, les questions fusent de toutes parts sur le sérieux et la crédibilité de la nouvelle entreprise et les promesses faites par l'autorité délégante qui avait déclaré auparavant la mise en circulation à partir du premier novembre, d'un parc de bus flambant neufs et répondant aux standards internationaux et respectant les normes environnementales internationales. Aujourd'hui quelques bus seulement continuent de sillonner la capitale et ses régions. On apprend qu'il s'agit d'anciens véhicules appartenant aux entreprises «Bouzid», «Ahssan Bus» et «Karama Bus» membres du groupement franco-marocain. Quant à Stareo, l'entreprise a mis en circulation 120 véhicules au niveau de Rabat et ses régions.
Il s'agit des mêmes véhicules que la société avait acquis des cinq autres entreprises retirées du marché. «Il existe un manque des moyens de transport en commun. Cela est dû au retard dans l'opération d'acquisition des véhicules par le groupement franco-marocain qui n'a eu lieu que durant l'après-midi du vendredi dernier. Il a fallu attendre la fin du week-end pour conclure les contrats d'assurance afin de mettre les véhicules en circulation » indique M. Benadir, chef de la division économique et sociale à la Wilaya de Rabat, Salé, Zemmour Zaïr. Les citoyens de la capitale et ses régions n'ont donc qu'à prendre leur mal en patience et attendre l'échéance du 1er janvier.
Date qui correspond à l'entrée en service des nouveaux bus. Mais, le plus difficile sera de les convaincre que cette fois-ci sera la bonne.
Vétusté du parc
Les habitants de la ville de Rabat et ses régions devront s'armer de patience. Ainsi, parallèlement au manque de moyens de transport en commun, ces derniers devraient supporter le phénomène de surcharge, du dépassement du nombre des places assurées et de la vétusté du parc des sociétés adhérentes au groupement maroco-français.
En effet, malgré les promesses de la nouvelle entreprise de supprimer les bus en mauvais état, nombreux sont les citoyens qui ont relevé le non-respect du cahier de charges par la société «Bouzid» qui continue à déployer des véhicules dont la durée de vie a été dépassée depuis longtemps…scandaleux !!
Repères
Manque de moyens de transport
120 est le nombre de véhicules mis en circulation par Stareo. Ce sont les mêmes véhicules d'ailleurs que la société avait acquis des cinq autres entreprises retirées du marché. Pourtant l'entreprise s'était engagée à mettre en circulation 400 bus lors du démarrage de ses activités.
Enième crise dans le secteur du transport
Après deux semaines seulement de la grève qui avait secoué le secteur du transport pendant une semaine, une nouvelle crise éclate avec le démarrage des activités de Stareo.
Par
Yousra Amrani | LE MATIN
Les questions fusent de toutes parts sur le sérieux et la crédibilité de la nouvelle entreprise et les promesses faites par l'autorité délégante