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mise à jour : 09 février 2010, 19h09 GMT
 
 
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Editorial
Le Parti populaire espagnol et le Sahara
 Publié le : 10.08.2008 | 14h26
   
 
 
Porte-parole de la Commission des affaires étrangères du Parti populaire espagnol au Congrès, Gustavo de Aristegui, vient de mettre en garde de manière solennelle contre la « radicalisation » au sein du front polisario, qui avançait ses propositions avec une « extrême rigidité et inflexibilité », lors du dernier round des négociations de Manhasset.
 
On ne pouvait en effet mieux dire! Que le propos vienne d'un haut responsable d'une formation que l'on ne peut- tant s'en faut- soupçonner de complaisance envers le Maroc, en dit long, assez long sur l'évolution du dossier du Sahara en faveur du projet d'autonomie. Le plus significatif est que la déclaration de Gustavo de Aristegui à l'agence de presse « Servimedia » tombe à point nommé, à un moment où Peter van Walsum, envoyé personnel au Sahara du secrétaire général des Nations unies et facilitateur des négociations de Manhasset met en garde, et non moins gravement, la « société civile espagnole » contre sa propension à pousser le polisario à ne choisir que la voie radicale et utopique de l'indépendance. Les deux déclarations, l'une du Parti populaire qui, sous José Maria Aznar ne s'est jamais fait à l'idée que le Sahara constitue une cause nationale sacrée au Maroc, l'autre du haut responsable des Nations unies, mandaté par le secrétaire général Ban Ki-moon, s'inspirent du réalisme qui est aujourd'hui au règlement du conflit ce que la légalité est au droit.

Celui-ci est incarné par deux dispositions que ni le polisario ni encore moins l'Algérie ne peuvent bousculer et piétiner : les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité adoptées tour à tour en avril 2007 et en avril 2008 ; ensuite le soutien de la communauté internationale, raffermi de jour en jour, à un processus de négociations auquel notre pays s'est constamment prêté avec la bonne foi nécessaire et la sincérité exemplaire. "Le concept de l'autonomie n'est pas incompatible avec celui de l'autodétermination", c'est en ces termes que le même porte-parole du Parti populaire espagnol, s'est exprimé, démontrant de bout en bout que l'attitude radicale du polisario, maintenue sous la pression du gouvernement algérien, conduit forcément à l'impasse et tend de plus en plus à « lasser » la communauté internationale.

Il a recommandé de s'en tenir « stricto sensu » aux décisions des Nations unies qui incarnent le droit et la légalité dans cette affaire. Or, Peter van Walsum, n'a-t-il pas lui-même jugé l'option de l'indépendance réclamée par le polisario et l'Algérie « irréaliste » et irresponsable ? Le Conseil de sécurité ne l'a-t-il pas soutenu à l'unanimité ? Les puissances du monde entier, à commencer par les Etats-Unis, les principaux pays de l'Union européenne ne viennent-ils pas de lui renouveler leur soutien et leur confiance ? Il faut se féliciter en somme que le Parti populaire espagnol soit revenu à la raison et incarne le parti du droit!
   
 
   
  Par LE MATIN
   
 

 
 
 
 
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