Ces dernières années, la ville ocre attire davantage d'investissements, surtout au niveau de l'hôtellerie et de l'immobilier, ce qui crée des opportunités d'emploi pour les jeunes de la région.
Bientôt, la ville connaîtra le démarrage de grands projets dans l'offschoring, un domaine d'activité devenu incontestablement un levier en termes de création d'emploi et de richesse.Alors quels sont les besoins des opérateurs en matière de main-d'oeuvre ? Selon une étude rendue publique par l'Anapec, la région Marrakech-Tensift verra la création, à l'horizon 2009, de 21.000 emplois dans l'hôtellerie et le BTP.
Cette enquête prospective a concerné 500 entreprises opérant dans cette zone réparties comme suit : 300 sociétés touristiques (dont 60 hôtels classés, 50 maisons d'hôtes, 60 agences de voyages, 45 restaurants…) et 200 autres opérant dans le BTP (80 sociétés structurées, 60 informelles et 60 prestataires de service). D'après les analyses, il semble que la visibilité des opérateurs sur leurs besoins en termes d'emplois se limite globalement à l'horizon 2009. «Au-delà de cette date, les besoins ne semblent pas être exprimés», précise le rapport.
Pour ce qui est du tourisme, le secteur aura besoin de près de 6.900 personnes susceptibles de bénéficier des dispositifs de formation qualifiante qui seront mis en place. Fait marquant : la demande est très forte dans les métiers de la restauration et de l'hôtellerie. Elle s'élève à 8.900 emplois, dont plus de 5.000 sollicités par les nouveaux projets touristiques.
Loin derrière, en deuxième position, les métiers des agences de voyages, loisir et spa auront besoin de 2.629 emplois à l'horizon 2009, soit 18% de l'ensemble des attentes. Les métiers de la maintenance ne sont pas en reste, ils devront générer 1.354 emplois d'ici l'année prochaine, compte tenu des prochaines ouvertures. En dernier lieu, les métiers de l'administration auront besoin de 1.113 nouveaux employés, ce qui représente à peine 7 % de l'ensemble des besoins. Pour le secteur du bâtiment et travaux publics, l'étude prospective fait état de 3.149 candidats à chercher uniquement dans les métiers des gros œuvres entre 2008 et 2009.
Pour ce cas, les analystes tiennent à relever que la grande majorité des besoins du secteur concernent des emplois peu qualifiés et dont les candidats ne correspondent pas au champ d'action de l'Anapec. A ce titre, une convention régionale tripartite, entre la wilaya de Marrakech, le Conseil de la région et l'Anapec, est en cours d'élaboration qui servira à financer des formations qualifiantes pour cette population en question. « Il s'agit à ce propos de l'implication des acteurs de la région à la problématique de l'employabilité et la dynamique positive instaurée grâce au CRAME (Comité régional de l'amélioration de l'employabilité) présidé par le wali», est-il précisé. ---------------------------------------------------
Rabat et Tanger pour bientôt
Selon Hafid Kamal, directeur général de l'Anapec, qui s'exprimait à l'occasion d'une journée consacrée à l'emploi dans ladite région, outre Marrakech, les études prospectives de l'emploi vont progressivement couvrir toutes les régions du Royaume. D'ailleurs, les celles pour les régions de Rabat et de Tanger sont en cours de finalisation, tandis que d'autres sont en cours de démarrage.
L'objectif final est de mettre en place une veille stratégique à la problématique de l'employabilité propre à chaque spécificité régionale afin de détecter les besoins urgents et futurs, les défis à relever…
Dans la foulée, la création du comité CRANE vise également à instaurer une dynamique positive, à la maintenir et à préparer avec les professionnels, les partenaires de la formation professionnelle et universitaires (publics et privés) les cahiers des charges de la formation qualifiante/reconversion afin de préparer un vivier de compétences avec une meilleure gestion des besoins d'urgence via la formation contractualisée pour l'emploi.