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Nuits meurtrières à Gaza

Au moins dix Palestiniens ont été tués, hier dimanche, dans une frappe ayant touché une école de l'ONU qui accueille des réfugiés à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Ce conflit dévastateur à Gaza, enclave sous blocus depuis des années, a coûté la vie, en 26 jours, à plus de 1.730 Palestiniens, très majoritairement des civils. Près de 300 enfants ont été tués, selon l'Unicef. L'Organisation mondiale de la santé estime à 400.000 le nombre de déplacés. L'OMS déplore que les fonds dont elle dispose ne représentent que 6% de ses besoins.

Nuits meurtrières à Gaza
Israël a déclaré continuer les bombardements : «Nous emploierons toute la force requise». Trêve ou pas. Enfants assassinés ou pas. Ph. AFP

Tirs de chars, bombardements aériens, morts et destructions d'immeubles. La nuit fut une nouvelle fois terrible à Gaza. Le bilan est particulièrement lourd : au moins 107 Palestiniens ont été tués entre le vendredi 1er et le samedi 2 août, lors d'attaques militaires israéliennes dans le sud de l'enclave palestinienne – principalement autour de la ville de Rafah, dans le sud du territoire. «Selon les premières informations, il y a de nombreux morts et blessés dans l'école de l'UNWRA à Rafah après un bombardement», a indiqué le porte-parole de l'Agence onusienne pour les réfugiés palestiniens, Chris Gunness.

Une trentaine de Palestiniens avaient déjà été tués dans des frappes sur des écoles de l'ONU, à Beït Hanoun le 24 juillet et à Jabaliya le 31 juillet, suscitant une vive émotion internationale et la condamnation de l'ONU. L'UNRWA avait ouvertement accusé Israël d'être à l'origine du drame de Jabaliya. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon avait qualifié l'attaque contre l'école à Jabaliya d'«injustifiable». «Les responsabilités doivent être déterminées et justice doit être rendue», avait-il insisté. Donnant sa première interview à un quotidien britannique, Philip Hammond, ministre anglais des Affaires étrangères, a déclaré : «L'opinion publique britannique a le fort sentiment que la situation est devenue intolérable pour la population civile à Gaza et qu'il faut réagir, et nous sommes d'accord avec cela». Israël reste sourd à tous les appels.

Dialogue stérile

Washington avait également condamné le bombardement. Cependant, l’État hébreu dit : «l'armée israélienne continuera aussi longtemps que nécessaire. Nous avons promis depuis le départ le retour au calme pour les citoyens d'Israël et nous continuerons d'agir jusqu'à ce que nous ayons atteint cet objectif. Cela prendra aussi longtemps que nécessaire et nous emploierons toute la force requise». Trêve ou pas. Enfants assassinés ou pas. Hier encore, Israël a commencé à retirer certaines troupes de la bande de Gaza et à en redéployer d'autres à l'intérieur du territoire palestinien, a annoncé le porte-parole de l'armée à l'AFP. «Nous en retirons certaines, nous en changeons certaines (de position) à l'intérieur (du territoire), cette mission est en cours», a déclaré Peter Lerner, qui précise qu’«On change de braquet, mais on continue».

À l'invitation du Caire, six membres du Hamas ont rejoint dimanche la capitale égyptienne et devraient mener des discussions en vue d'une trêve dans la bande de Gaza, Israël ayant pour sa part refusé d'envoyer des représentants. L’Égypte, médiatrice des précédents conflits entre Israël et le Hamas, a invité Israéliens et Palestiniens à envoyer des délégations au Caire pour des négociations en vue d'un cessez-le-feu durable à Gaza, dévastée par 27 jours de guerre. Malgré l'échec vendredi dernier d'une trêve humanitaire, Le Caire a maintenu son invitation, et le Président palestinien Mahmoud Abbas a assuré qu'une délégation composée de membres de son mouvement, le Fatah, mais aussi du Hamas et du Jihad islamique, se rendrait en Égypte «quelles que soient les circonstances».

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