Ce programme qui a nécessité un budget global de 2. 800.000 DH vise en premier lieu l'amélioration des revenus des petits producteurs locaux de ces plantes à travers la relance d'une dynamique territoriale fondée sur le développement de la filière Thym et PAM de la Céderais, la contribution à la préservation du massif forestier de Khénifra et la conservation de la biodiversité à travers l'exploitation rationnelle du thym spontané et l'encouragement de sa domestication par l'appui à la mise en culture, ainsi que l'amélioration de la production et le soutien de la certification des produits, a fait savoir la même source.
Conçu en 2009 par l'Agence de développement social (ADS), le Haut- commissariat aux Eaux et Forêts et à la lutte contre la Désertification, ainsi que le conseil provincial de Khénifra, ce programme permettra entre autres l'organisation des ateliers de sensibilisation et de mobilisations des producteurs aux niveaux cercles et communes concernées pour dresser une base de données des prochains producteurs de PAM avec une estimation de la superficie.
Il sera procédé également dans le cadre de ce programme à l'organisation des ateliers avec les acteurs concernés et coopératives forestières qui peuvent être impliquer dans le processus de collecte des PAM spontanées, l'identification des sites d'implantation de deux pépinières villageoises au niveau de la province, la validation des résultats du diagnostic ,de la stratégie de développement de la filière et du plan d'action opérationnel issue de l'étude lancée par les différents partenaires du programme et la mise en œuvre du plan d'action validé par le comité de suivi et de pilotage.
La même source a, de même, souligné le développement important ainsi que le potentiel important dont dispose la région dans ce domaines de PAM, estimant que cette richesse peut constituer un créneau et un levier pour le développement local et la lutte contre la pauvreté.
Plusieurs potentialités contribueront à la réussite de ce projet inédit dont l'existence d'un potentiel riche et diversifié en plantes aromatiques et médicinales et en produits forestiers non ligneux, d'un tissu coopératif et associatif dynamique , d'un savoir faire local important, d'une volonté politique pour lutter contre toutes les formes de pauvreté , d'exclusion à travers un appui technique et financier des activités génératrices de revenus et d'emploi.
Par ailleurs, le Maroc a une notoriété dans le domaine des plantes aromatiques et médicinales et c'est le pays qui présente le plus fort endémisme parmi les pays du sud de la Méditerranée. Mais en dépit de cette richesse et d'un savoir-faire ancestral, la filière des plantes aromatiques et médicinales demeure sous-exploitée au Maroc et son impact socio-économique très limité.
Les plantes aromatiques et médicinales constituent aujourd'hui une alternative très importante pour la création de la richesse et de la valeur ajoutée pour tout pays, mais également une opportunité qu'il faudrait saisir par le Maroc qui se situe à proximité d'un grand marché consommateur, qu'est l'Europe.
