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Mercredi 10 Juin 2026
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«Nécessité de la gestion de la chose sportive»

«Ouzzine insiste sur la nécessité de consacrer les principes de bonne gouvernance dans la gestion afin d'assurer l'essor escompté du sport».

«Nécessité de la gestion de la chose sportive»
«Sans gouvernance au niveau des Fédérations sportives aucune stratégies ne peut s'avérer pertinente et efficace», a dit Ouzzine. (Photo : Hihi)

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Ouzzine a insisté sur la nécessité de consacrer les principes de bonne gouvernance dans la gestion de la chose sportive afin d'assurer l'essor espéré du sport dans le Royaume soulignant que ce secteur souffre d'un mal au niveau de la gestion et de la gouvernance.

Intervenant lors d'une journée d'étude organisée mercredi par les groupes de la majorité à la Chambre des représentants (groupe de la Justice et de Développement, groupe istiqlalien pour l'Unité et l'égalitarisme, groupe Haraki et groupe du Progrès démocratique,) sous le thème «Le sport marocain, réalité et perspectives».

Ouzzine a dit que sans gouvernance au niveau des Fédérations sportives aucune stratégies ne peut s'avérer pertinente et efficace indiquant à cet égard que l'audit confié par le ministère à trois cabinets extérieurs pour étudier les comptes ont démontré une grande faiblesse au niveau de la gouvernance, de l'encadrement sportif et de la gestion administratif et financière ce qui affecte grandement la pratique sportive dans le pays et les réalisations des sportifs marocains sur le terrain.

Il a rappelé les efforts consentis par l'Etat pour l'accompagnement des structures fédérales à travers la signature d'un contrat programme propre à chaque Fédération sportive qui fixe les objectifs à réaliser, les méthodes de travail, l'encadrement des sportifs et des techniciens ainsi que les moyens sans précédent alloués qui ont atteint annuellement et exceptionnellement en 2011 plus de 211 millions de dirhams.

Le ministre a signalé que les résultats des audits ont démontré le non respect des engagements stipulés dans les contrats-objectifs. Il a ainsi révélé que 27 Fédérations seulement sur 45 ont tenu leurs assemblées générales dans les délais réglementaires et que la pratique sportive reste fluctuante avec un grand manque au niveau des effectifs pratiquants car le niveau des licenciés ne dépasse pas, par rapport au nombre total des habitants, 0.8%, comparativement à la Tunisie (1.2%) ou à l'Europe (25%).

Ceci d'autant plus que la pyramide des âges est inversée du fait que 60% des licenciés est âgée de plus de 18 ans. Il a noté que 14% d'entre les licenciés des Fédérations sportives olympiques ont moins de 12 ans.

Ouzzine a relevé le manque flagrant en matière d'infrastructures sportives (nombre réduit d'installations sportives dans les quartiers et le monde rural, l'absence d'infrastructures sportives dans les programmes d'aménagement urbains outre le déséquilibré géographique dans la répartition de ses structures).

Dans le même registre, il a fait état de l'absence de programme de formation des cadres sportifs techniques et administratifs, la sous représentation des femmes (3%) et des jeunes dans les bureaux fédéraux et le déficit de démocratie dans la gestion (des mandats électoraux qui durent parfois jusqu'à 30 ans).

 Pour redresser ces dysfonctionnement a dit Ouzzine, le ministère a décidé, en coordination avec les parties concernée, la prise de mesure propres à garantir l'élaboration d'une véritable stratégie sportive nationale rappelant qu'il a été procédé dans ce sens à la tenue d'une série de rencontres avec les fédérations sportives en vue d'établir un diagnostic commun, déboucher dans le cadre de la transparence total sur un bilan réaliste et déterminer les responsabilités à tous les niveaux.

Le ministère œuvrera également à l'incitation de tous les opérateurs concernés pour promouvoir le sport et réaliser un saut qualitatif dans les différentes disciplines a-t-il ajouté annonçant que la première des initiatives que son département entreprendra consiste en la mise en place de conditions rigoureuses pour l'octroi des subventions en particulier concernant l'allocation des crédit et des aides financières qui seront désormais accompagnés de mécanismes de contrôle et de suivi dans le cadre de contrats-programmes signés avec chaque Fédérations sur la base des réalisations et n'ont pas les déclarations d'intentions, suivant un agenda déterminé et une procédure rationnelle.

Le ministre n'a pas omis d'exprimer l'amère déception occasionnée par l'élimination précoce et inattendue de la sélection nationale de football dès le premier tour de la 28e édition de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) disputée (21 janvier-12 février) au Gabon et en Guinée équatoriale alors même que le sport national a un besoin impérieux de succès.

Ouzzine a formé le vœu que ce faux pas de Libreville soit un stimulant pour un sursaut du sport national en général et du football d'autant que la Maroc vit un printemps de la mise à niveau, de la moralisation et de la bonne gouvernance.

Lors de cette journée, marquée par la présence du ministre chargé des relations avec la parlement et de la société civile, Lahbib Choubani. le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Ali Fassi Fihri a prononcé une allocution dans laquelle il a tracé les grandes lignes de la stratégies adoptée par le bureau fédéral depuis 2009 et visant principalement à mettre à niveau et développer le football national. Il a signalé à ce titre l'ouverture de différents chantiers et l'amélioration des ressources financières destinées au ballon rond.

Evoquant le bilan des réalisations du bureau fédéral actuel qu'il a qualifié «d'appréciable», Fassi Fihri a rappelé la qualification de la sélection nationale A à la phases finale de la CAN-2012, la finale du championnat d'Afrique des moins de 23 ans jouée par les Lionceaux de l'Atlas, la consécration de la sélection nationale des moins de 20 ans en Coupe arabe, la qualification de l'équipe nationale féminine au 2e tour des éliminatoires de la CAN-2012 ainsi que la victoire de la sélection nationale des moins de 17 ans en finale du tournoi de l'Union nord africaine (UNAF) sans oublier le sacre du FUS Rabat et du Moghreb Fès en Coupe de la Confédération africaine (CAF) et la 2e place obtenue par le Wydad Casablanca en Ligue des champion d'Afrique.

Parmi les réalisations, le président de la FRMF a cité aussi le lancement du championnat professionnelle de première division et la création d'un championnat national des joueurs âgés de 17 à 19 ans outre la mise en place des championnats nationaux de mini-foot et de football féminin.

De même le registre des réalisations comporte l'adoption d'un plan stratégique de formation (39 sessions de formation sessions de formation et octroi de 1.139 licences d'entrainement), la construction et l'équipement de onze centre de formations et la création de l'Académie Mohammed VI et la mise à niveau des infrastructures (équipement de 17 terrains de football d'élite en gazon artificiel et 7 autres en éclairages).

Fassi Fihri a rappelé que la FRMF a assuré la mise à niveau des lois et règlements régissant le football national pour les adaptés aux exigences de la pratique moderne ce qui a valu au Maroc de figurer en tête des championnats arabes et africains selon la Fédération internationale de l'histoire et des statistiques du football (IFFHS) et faisant référence à la loi sur la compétition et la formation, la loi relative au joueur et à l'arbitre, la loi sur l'octroi des licences aux clubs animant le championnat professionnel, la loi sur la chambre national des règlement des contentieux et les agent des joueurs outre le contrat type du joueur professionnel et le règlement intérieur type des clubs ainsi que la révision du statut de la Fédération qui sera soumis à une prochaine assemblée générale extraordinaire.        

Il a de même réaffirmé la détermination de la FRMF à prendre les mesures nécessaires pour l'adoption du nouveau statut et la dynamisation de ces structures, la restructuration des ligues, le démarrage du championnat professionnel de deuxième division, la conduite à terme de la reforme du championnat national amateur, le renforcement de la formation dans toutes ses filières et la préparation de l'équipe nationale séniors à la CAN-2013 et aux éliminatoires du Mondial-2014.

Parmi les défis posés à la FRMF pour l'avenir, figurent les préparatifs pour l'organisation de la CAN des moins de 17 ans prévue en 2013 au Maroc, la préparation de la sélection féminine pour la CAN-2012 prévue en Guinée équatoriale, ainsi que celle de sélection féminine des moins de 20 ans aux éliminatoires qualificatives à la Coupe du monde en plus de la recherche de nouvelles ressources pour renforcer la trésorerie de la Fédération et ainsi renforcer sa contribution dans le soutient aux clubs et ligues en plus de achèvement du projet de création d'une ligue professionnelle.

Fassi Fihri n 'a pas caché la déception éprouvée par toutes les composantes de la sociétés marocaine dont le bureau fédéral suite à l'élimination de la sélection nationale au 1er tour de la CAN-2012 exprimant sa conviction que cette jeune équipe dira son mot dans le proche avenir grâce à ses talents prometteurs et à de ceux qui rejoindront ses rangs dans le futur pour être au rendez-vous à commencer par les éliminatoires du Mondial-2014 prévues en juin prochain (contre la Côte d'Ivoire) et de la CAN-2013, en octobre prochain.

Concernant le salaire mensuel du sélectionneur du onze national, le Belge Eric Gerets, Fassi Fihri a réaffirmé que le contrat conclu entre les deux parties stipule dans l'une de ces clauses la confidentialité à ce sujet sauf accord de l'intéressé relevant toutefois que le salaire qu'il perçoit est en deca de celui qu'il percevait en tant qu'entraineur du club saoudien d'Al Ahly ce que nombre d'intervenants ont considéré comme mirifique et heurtant les sentiments des marocains.

Les chefs des groupes parlementaires initiateurs de cette journée, ainsi que d'autres députés ont exprimé la grande déception de l'opinion publique suite à de l'échec du Maroc lors de la CAN-2012 ce qui n'est que le reflet de la situation peu enviable du sport national. Ils ont appelé à tirer les leçons de l'élimination de Libreville afin de tracer les contours d'un avenir sportif prometteur et la assurer une véritable renaissance sportive tout en se félicitant des réalisation accomplies par quelque sports individuels notamment l'athlétisme et le cyclisme.

Les autres intervenants ont souligné la nécessité de mettre en œuvre les dispositions de la Constitution en ce concerne le secteur sportif, d'activer les textes d'application de la loi sur l'éducation physique et le sport entrée en vigueur le 4 décembre 2011, d'augmenter le budget du ministère de tutelle qui ne dépasse pas 0.6% du budget général de l'Etat, démocratiser le paysage sportif et assurer la gouvernance des Fédérations et des clubs en faisant prévaloir le principe de la corrélation entre responsabilité et réédition des comptes.

Les intervenant ont, également, appelé à redonner ses lettres de noblesse au sport scolaire et universitaire, qui constitue une pépinière de talents, à multiplier des efforts en vue de renforcer les équipements sportifs, redonner plus d'importance au sport de masse au lieu de s'intéresser uniquement au sport d'élite, et d'augmenter les centres de formations y compris la formation aux métiers du sport.

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