La désignation du nouveau président de la FNIH (Fédération nationale de l'industrie hôtelière) en la personne de Abdellatif Kabbaj et l'hommage rendu en fin de journée à Othman Chérif Alami, président sortant de le FNT. À première vue, les deux événements eurent paru ordinaires, voire anodins… s'ils n'étaient pas survenus, a contrario, dans un climat particulier, marqué au coin du doute, pour ne pas dire du pessimisme professionnel. Pas moins, mais jamais plus que les autres secteurs, le tourisme national traverse sa zone de turbulences. Mais il ne dégringole pas pour autant. Parce qu'il est le premier ou second pourvoyeur de devises, il focalise d'attentifs regards, comme il suscite aussi d'insondables et parfois d'insoutenables attentes. La journée de mercredi, en revanche, l'aura consacré comme un secteur d'activité dont les responsables, non contents de réagir à la crise, décident plutôt de prendre les devants et d'anticiper même sur le cours des choses.
Ils ne se résignent pas au défaitisme ambiant, quand bien même des divergences d'analyses et d'interprétation domineraient chez eux. Faisant davantage contre mauvaise fortune bon cœur, ils en appellent à la mobilisation et à l'unité des rangs. La crise internationale, financière d'abord, économique ensuite, sociale enfin a érodé les capacités réactives et même créatives du tourisme, national et international. Les chiffres de la baisse varient d'un opérateur à l'autre, et ne peuvent de ce fait être justes et d'une exactitude impérieuse. Or les chiffres à eux seuls ne font jamais le tourisme, ne font pas une politique de tourisme. À vouloir réaliser le taux de remplissage le plus fort, on a souvent frôlé le désastre lié à la défection des infrastructures et à la disqualification du service, cette notion si précieuse, et à celle de son corollaire, la qualité.
Les responsables de la FNT, de la FNIH comme tous ceux qui ont pris part à la journée de réflexion sur le tourisme et ses nouveaux enjeux, ne se déprennent pas d'une conviction : la crise actuelle n'est pas une fatalité. Et c'est animés d'une telle conviction, chevillée au corps, qu'ils organisent leur riposte face aux aléas d'un marché d'autant plus fluctuant et insaisissable qu'une réflexion critique semble s'en prendre aux différents plans du tourisme. Faudrait-il s'en réjouir, autrement dit, de ce que la langue de bois ait été reléguée aux vestiaires et que celle de la vérité, disons de l'effort de vérité lui succédât ?… Il convient, en effet, de se féliciter que les responsables du secteur soient quasiment les seuls à prendre la mesure de l'étape actuelle et des retombées de la crise économique, à vouloir réagir dans le cadre d'une réflexion collective et d'une vision partagée sur les modalités de celle-ci.
Dans ce contexte instillé de doute, d'aucuns estiment que, faute de pouvoir attirer la sempiternelle clientèle étrangère, et au lieu de tirer des plans sur la comète, il faut élaborer des schémas pour satisfaire les catégories de la clientèle nationale. Celle-ci représenterait, en tout état de cause, quelque 40% du chiffre d'affaires global. Sans pour autant supplanter les arrivées des étrangers, la mobilisation des Marocains vers les produits de leur pays pourrait compenser une partie, mais une partie seulement… Encore, et c'est le Talon d'Achille, que la clientèle nationale en possession des moyens suffisants semble céder au péché mignon de l'étranger, de l'Espagne en particulier et, de plus en plus, de la Turquie.
Le tourisme national a de beaux jours devant lui, parce qu'il s'articule sur des infrastructures solides, compétitives et structurelles. Parce qu'il est l'objet adulé de l'État, qui en reste le premier et le plus grand pourvoyeur de programmes et de moyens ; parce qu'enfin il est mis en œuvre par un secteur privé dynamique et professionnel. Pendant les deux guerres du Golfe, sinistre référence s'il en est du tourisme, notre pays a relevé le défi de la relance alors qu'il n'existait pas d'aussi grandes infrastructures, mais simplement la vision de vendre le « rêve marocain »…
Présentant le bilan d'étape du département du Tourisme, il a indiqué que malgré une conjoncture difficile, l'activité touristique à affiché de bons résultats, signalant dans ce sens que les arrivées aux postes frontières a atteint 5,8 millions touristes à fin juillet 2011, soit une évolution de 3,4% par rapport à la même période de l'année précédente. Cette tendance à la hausse a été enregistrée dans la majorité des marchés émetteurs traditionnels comme la France (+ 3 % ), l'Allemagne (+13 %), le Royaume Uni (+ 9,4 % ), la Belgique (+14 %) ou encore la Hollande (+9 %). Seule l'Espagne a enregistré une baisse de 3 % , a-t-il noté précisant que de nouveaux marchés ont connu des hausses notables comme les pays scandinaves (+42 % ) ou encore la Pologne (+31,6 % ). Rappelant qu'à fin juin 2011, le volume des arrivées internationales (440 millions) a progressé de 4,5 % , M. Znagui a souligné que le Maroc a réalisé, durant la même période, la meilleure progression (+6,3 % ), après celle enregistrée par l'Europe (+6,4 pc), contre +1,3 pc pour l'Afrique, moins 12,9 % pour l'Afrique du Nord et moins 10,8 % pour le Moyen Orient. Les nuitées dans les établissements d'hébergement touristique classés se sont inscrites à la baisse de 2,4 % , soit 10.153.542 nuitées enregistrées à fin juillet 2011 contre 10.403.743 comptabilisées durant la même période de l'année dernière.
Ils ne se résignent pas au défaitisme ambiant, quand bien même des divergences d'analyses et d'interprétation domineraient chez eux. Faisant davantage contre mauvaise fortune bon cœur, ils en appellent à la mobilisation et à l'unité des rangs. La crise internationale, financière d'abord, économique ensuite, sociale enfin a érodé les capacités réactives et même créatives du tourisme, national et international. Les chiffres de la baisse varient d'un opérateur à l'autre, et ne peuvent de ce fait être justes et d'une exactitude impérieuse. Or les chiffres à eux seuls ne font jamais le tourisme, ne font pas une politique de tourisme. À vouloir réaliser le taux de remplissage le plus fort, on a souvent frôlé le désastre lié à la défection des infrastructures et à la disqualification du service, cette notion si précieuse, et à celle de son corollaire, la qualité.
Les responsables de la FNT, de la FNIH comme tous ceux qui ont pris part à la journée de réflexion sur le tourisme et ses nouveaux enjeux, ne se déprennent pas d'une conviction : la crise actuelle n'est pas une fatalité. Et c'est animés d'une telle conviction, chevillée au corps, qu'ils organisent leur riposte face aux aléas d'un marché d'autant plus fluctuant et insaisissable qu'une réflexion critique semble s'en prendre aux différents plans du tourisme. Faudrait-il s'en réjouir, autrement dit, de ce que la langue de bois ait été reléguée aux vestiaires et que celle de la vérité, disons de l'effort de vérité lui succédât ?… Il convient, en effet, de se féliciter que les responsables du secteur soient quasiment les seuls à prendre la mesure de l'étape actuelle et des retombées de la crise économique, à vouloir réagir dans le cadre d'une réflexion collective et d'une vision partagée sur les modalités de celle-ci.
Dans ce contexte instillé de doute, d'aucuns estiment que, faute de pouvoir attirer la sempiternelle clientèle étrangère, et au lieu de tirer des plans sur la comète, il faut élaborer des schémas pour satisfaire les catégories de la clientèle nationale. Celle-ci représenterait, en tout état de cause, quelque 40% du chiffre d'affaires global. Sans pour autant supplanter les arrivées des étrangers, la mobilisation des Marocains vers les produits de leur pays pourrait compenser une partie, mais une partie seulement… Encore, et c'est le Talon d'Achille, que la clientèle nationale en possession des moyens suffisants semble céder au péché mignon de l'étranger, de l'Espagne en particulier et, de plus en plus, de la Turquie.
Le tourisme national a de beaux jours devant lui, parce qu'il s'articule sur des infrastructures solides, compétitives et structurelles. Parce qu'il est l'objet adulé de l'État, qui en reste le premier et le plus grand pourvoyeur de programmes et de moyens ; parce qu'enfin il est mis en œuvre par un secteur privé dynamique et professionnel. Pendant les deux guerres du Golfe, sinistre référence s'il en est du tourisme, notre pays a relevé le défi de la relance alors qu'il n'existait pas d'aussi grandes infrastructures, mais simplement la vision de vendre le « rêve marocain »…
Les recettes voyages progressent de 9,6 % à fin juillet
Le volume des recettes voyages a enregistré, à fin juillet 2011, une progression de +9,6 % , en comparaison avec la même période de l'année dernière, pour passer de 30,492 milliards de DH (MMDH) à 33,4 MMDH, a annoncé, mercredi à Casablanca, le ministre du Tourisme, Yassir Znagui.Présentant le bilan d'étape du département du Tourisme, il a indiqué que malgré une conjoncture difficile, l'activité touristique à affiché de bons résultats, signalant dans ce sens que les arrivées aux postes frontières a atteint 5,8 millions touristes à fin juillet 2011, soit une évolution de 3,4% par rapport à la même période de l'année précédente. Cette tendance à la hausse a été enregistrée dans la majorité des marchés émetteurs traditionnels comme la France (+ 3 % ), l'Allemagne (+13 %), le Royaume Uni (+ 9,4 % ), la Belgique (+14 %) ou encore la Hollande (+9 %). Seule l'Espagne a enregistré une baisse de 3 % , a-t-il noté précisant que de nouveaux marchés ont connu des hausses notables comme les pays scandinaves (+42 % ) ou encore la Pologne (+31,6 % ). Rappelant qu'à fin juin 2011, le volume des arrivées internationales (440 millions) a progressé de 4,5 % , M. Znagui a souligné que le Maroc a réalisé, durant la même période, la meilleure progression (+6,3 % ), après celle enregistrée par l'Europe (+6,4 pc), contre +1,3 pc pour l'Afrique, moins 12,9 % pour l'Afrique du Nord et moins 10,8 % pour le Moyen Orient. Les nuitées dans les établissements d'hébergement touristique classés se sont inscrites à la baisse de 2,4 % , soit 10.153.542 nuitées enregistrées à fin juillet 2011 contre 10.403.743 comptabilisées durant la même période de l'année dernière.
