Les joueurs du championnat national, depuis des lustres, jouent, excusez le terme, pour des prunes. Car, qu'on le veuille ou non, ces jeunes footballeurs qui vivent uniquement des revenus de ce métier qu'ils ont choisi au détriment de leurs études, sont souvent pour ne pas dire toujours, confrontés à d'énormes problèmes.
Critiqués, souvent insultés par les supporters et délaissant leurs familles pour bourlinguer sur les différents stades du Royaume et parfois en dehors du Maroc, ces joueurs ne récoltent que très rarement le fruit de leurs sacrifices. Un ex-joueur n'hésite pas à dire qu'à part une notoriété éphémère, le football ne lui a rien donné : «Je n'ai même pas été capable d'acheter un logis pour mes enfants. Et pourtant, Dieu sait que je me suis donné corps et âme pour mon club que j'aime toujours», conclut-il.
Et les exemples sont nombreux à propos de fabuleux joueurs qui ont terminé leur vie, abandonnés de tous et vivant dans le besoin le plus total. Par pudeur, nous tairons les noms de ceux qui sont actuellement marchands ambulants ou vivant dans des asiles de vieillards.
Consciente de cette situation lamentable, une poignée d'ex-joueurs qui, grâce à leur forte personnalité ont su imposer le respect, gagner leur vie et assurer leur avenir ont décidé de s'unir pour essayer de venir en aide aux actuels footballeurs exerçant dans notre championnat.
Haddaoui, Nadir, Chippo, Rossi, Daoudi, pour ne citer que ceux-ci savent de quoi ils parlent. «Nous avons été amateurs puis professionnels et nous avons été à maintes reprises leurrés en signant des contrats qui comprenaient des clauses que nous n'avions pu relever et dont nous avions payé le prix fort. C'est pour cette raison que nous avons pensé à créer cette association marocaine des footballeurs dont le but n'est autre que de venir en aide et de conseiller ceux parmi nos adhérents qui nous le demandent», nous ont-ils déclaré.
Le but de l'Association, comme tient à le souligner Mustapha Haddaoui, n'est pas de se mêler des affaires des clubs avec leurs joueurs, mais d'essayer d'aplanir les problèmes qui peuvent résulter entre les dirigeants et les pratiquants.
Pour revenir à la pratique du football dans notre pays, il faut noter que les joueurs sont souvent lésés dans leurs droits.
Rien que pour cette saison, nous avons eu droit au grave différend qui a opposé le Moghreb de Tétouan à 14 de ses joueurs ; lesquels ne demandaient que leurs salaires et leurs primes.
Idem pour le CODM dont les joueurs continuaient à défendre les couleurs de leur club malgré qu'ils n'aient pas encore perçu leurs indemnités. A un moment donné, ce fut l'entraîneur Hicham El Idrissi qui déboursait de ses propres deniers pour payer ses joueurs. Le Chabab de Mohammedia, le Tihad de Tanger et bien d'autres clubs ont vécu la même situation. Alors que certains dirigeants viennent pour des raisons extra-sportives diriger les équipes de football, les joueurs, eux, continuent de manger leur pain noir.
Pourtant, il y a quelques mois, la FRMF avait accouché noir sur blanc d'un nouveau statut pour le joueur afin d'améliorer les conditions des footballeurs. Le règlement du statut avait, entre autres, pour objectif de fixer les conditions de signature ou de renouvellement des contrats. Autre nouveauté du règlement du statut du joueur professionnel, la fixation d'un SMIG de 2.500 DH net pour les joueurs professionnels. Sur le terrain, les choses semblent encore plus compliquées que prévu…
Critiqués, souvent insultés par les supporters et délaissant leurs familles pour bourlinguer sur les différents stades du Royaume et parfois en dehors du Maroc, ces joueurs ne récoltent que très rarement le fruit de leurs sacrifices. Un ex-joueur n'hésite pas à dire qu'à part une notoriété éphémère, le football ne lui a rien donné : «Je n'ai même pas été capable d'acheter un logis pour mes enfants. Et pourtant, Dieu sait que je me suis donné corps et âme pour mon club que j'aime toujours», conclut-il.
Et les exemples sont nombreux à propos de fabuleux joueurs qui ont terminé leur vie, abandonnés de tous et vivant dans le besoin le plus total. Par pudeur, nous tairons les noms de ceux qui sont actuellement marchands ambulants ou vivant dans des asiles de vieillards.
Consciente de cette situation lamentable, une poignée d'ex-joueurs qui, grâce à leur forte personnalité ont su imposer le respect, gagner leur vie et assurer leur avenir ont décidé de s'unir pour essayer de venir en aide aux actuels footballeurs exerçant dans notre championnat.
Haddaoui, Nadir, Chippo, Rossi, Daoudi, pour ne citer que ceux-ci savent de quoi ils parlent. «Nous avons été amateurs puis professionnels et nous avons été à maintes reprises leurrés en signant des contrats qui comprenaient des clauses que nous n'avions pu relever et dont nous avions payé le prix fort. C'est pour cette raison que nous avons pensé à créer cette association marocaine des footballeurs dont le but n'est autre que de venir en aide et de conseiller ceux parmi nos adhérents qui nous le demandent», nous ont-ils déclaré.
Le but de l'Association, comme tient à le souligner Mustapha Haddaoui, n'est pas de se mêler des affaires des clubs avec leurs joueurs, mais d'essayer d'aplanir les problèmes qui peuvent résulter entre les dirigeants et les pratiquants.
Pour revenir à la pratique du football dans notre pays, il faut noter que les joueurs sont souvent lésés dans leurs droits.
Rien que pour cette saison, nous avons eu droit au grave différend qui a opposé le Moghreb de Tétouan à 14 de ses joueurs ; lesquels ne demandaient que leurs salaires et leurs primes.
Idem pour le CODM dont les joueurs continuaient à défendre les couleurs de leur club malgré qu'ils n'aient pas encore perçu leurs indemnités. A un moment donné, ce fut l'entraîneur Hicham El Idrissi qui déboursait de ses propres deniers pour payer ses joueurs. Le Chabab de Mohammedia, le Tihad de Tanger et bien d'autres clubs ont vécu la même situation. Alors que certains dirigeants viennent pour des raisons extra-sportives diriger les équipes de football, les joueurs, eux, continuent de manger leur pain noir.
Pourtant, il y a quelques mois, la FRMF avait accouché noir sur blanc d'un nouveau statut pour le joueur afin d'améliorer les conditions des footballeurs. Le règlement du statut avait, entre autres, pour objectif de fixer les conditions de signature ou de renouvellement des contrats. Autre nouveauté du règlement du statut du joueur professionnel, la fixation d'un SMIG de 2.500 DH net pour les joueurs professionnels. Sur le terrain, les choses semblent encore plus compliquées que prévu…
