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Vendredi 03 Juillet 2026
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Christian Cambon salue une résolution qui va dans «le bon sens»

Le président du groupe d'amitié France-Maroc au Sénat français, Christian Cambon, s'est félicité de l'adoption de la résolution du Conseil de sécurité sur le renouvellement du mandat de la Minurso sans modification, qui va dans «le bon sens», plus à même de favoriser une solution à la question du Sahara par rapport au projet initial rejeté par le Maroc.

Christian Cambon salue une résolution qui va dans «le bon sens»
Christian Cambon, président du groupe d'amitié France-Maroc au Sénat français. (Photo : DR)

«Je pense qu'on est revenu dans la logique et le bon sens d'une résolution modérée qui fait allusion au respect des droits de l'Homme, au Sahara et dans les camps de Tindouf. C'est satisfaisant par rapport à l'initiative qui avait été prise de manière isolée par nos amis Américains», a-t-il confié à la MAP.

Cambon, bien au fait des «progrès» accomplis par le Maroc en matière des droits de l'Homme y compris dans les provinces du Sud, un effort reconnu d'ailleurs dans la nouvelle résolution, a souligné que la France avait été «très surprise» par une telle initiative visant à inclure dans le renouvellement du mandat de la Minurso, «un paramètre relatif aux droits de l'Homme», chose qu'«elle a fait savoir par la voix de son ministre des Affaires étrangères à son homologue américain».

«Nous considérions que des initiatives non concertées notamment au sein du groupe des Amis du Sahara n'était pas la meilleure façon pour avancer» sur ce dossier, a affirmé le sénateur français qui se réjouit du retrait de la proposition américaine après «la forte réaction marocaine».

«Nous sommes satisfaits de revenir à une situation plus favorable à l'émergence d'une solution», a ajouté le sénateur français, convaincu que «les déclarations intempestives ou en tout cas non concertées ne peuvent qu'apporter de l'eau au moulin de ceux qui veulent que le Sahara devienne un conflit de niveau international».

Sur le rôle de l'Algérie, interpellée par la nouvelle résolution à s'investir de manière constructive dans le règlement de ce dossier, Cambon retient que le souci des droits de l'homme doit être mis en œuvre de part et d'autre, ce qui sollicite «l'agrément et le soutien» de l'Algérie pour ce qui concerne les camps de Tindouf, en tant que pays hôte.

Pour ce qui est du Maroc, où il avait déjà conduit il y a trois ans une délégation de sénateurs français pour une visite d'information dans les provinces du Sud, Cambon constate que les autorités ont fait «un certain nombre de pas et d'efforts conséquents», citant notamment les procès qui ont eu lieu après les événements malheureux de Laâyoune, «sous le regard d'observateurs internationaux».

Au-delà de l'aspect des droits de l'Homme, Cambon retient également une véritable dynamique de développement économique et social dans les provinces du Sud, sans manquer de souligner la pertinence du plan d'autonomie marocain, soutenu par la France, pour le règlement de la question du Sahara.

«Nous avions constaté qu'il y avait de véritables éléments de développement apporté à la population locale, à Laâyoune comme à Dakhla. Nous avons été impressionnés par le travail qui a été fait en matière d'équipement, d'infrastructure hospitalière, de formation, de traitement des eaux», a-t-il dit.

«Nos amis marocains auraient intérêt à mieux faire connaître leurs réalisations et la situation réelle sur le terrain qui doit s'apprécier à sa juste mesure. Moi j'ai vu cette réalité et il faut pouvoir en témoigner», a-t-il conclu.  

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