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Mardi 09 Juin 2026
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«Mise en œuvre démocratique de la Constitution»

«La nouvelle Constitution a prévu des occasions régulières pour l’évaluation et le contrôle de l’action gouvernementale»

«Mise en œuvre démocratique de la Constitution»
Tour à tour, le chef de l'Exécutif Abdeilah Benkirane a abordé la plupart des sujets soulevés. (Photo : Hihi)

Le gouvernement est soucieux de la mise en œuvre démocratique et participative des dispositions constitutionnelles, a assuré, lundi, le chef de l'Exécutif Abdeilah Benkirane, devant la Chambre des représentants.

L'élaborarion des textes y afférents requiert «une mobilisation exceptionnelle» de la part du gouvernement et du Parlement, a souligné Benkirane, dans le cadre de la session mensuelle consacrée à la politique générale, appelant à la conjugaison des efforts pour hâter et rationaliser l'action législative et à des «efforts sincères» afin de réaliser cet important chantier durant l'actuelle législature.

Conscient de la vitalité de ce processus législatif, le gouvernement a consacré une bonne part de son programme à la modernisation de l'arsenal juridique, a-t-il ajouté, relevant que ces textes concernent, à titre d'exemple, la consécration de l'amazigh comme langue officielle, l'organisation des travaux du gouvernement, le droit de grève et la Cour constitutionnelle.

D'autre part, il a fait remarquer que son cabinet ne considère pas les partis de l'opposition «comme des adversaires, mais plutôt comme des rivaux avec lesquels il doit composer pour l'intérêt général et la réalisation des attentes rationnelles des citoyens «qu'on peut satisfaire en l'espace de quatre mois et demi», en référence à l'âge du premier gouvernement issue de la révision constitutionnelle de juillet dernier.

Le gouvernement se comporte de manière positive et accomplira des démarches bénéfiques à tous, a-t-il insisté, soulignant que «l'Etat oeuvre aujourd'hui pour le bien du citoyen».

Benkirane n'a pas manqué de rappeler le moment historique que vit le Maroc depuis le discours royal du 9 mars 2011 annonçant la révision constitutionnelle, qui a renforcé les attributions du gouvernement et appuyé le principe de reddition des comptes.

Les travaux de cette séance se tiennent en application des dispositions de l'article 100 de la Constitution et des articles 157 et 160 du règlement intérieur de la Chambre, indique un communiqué de l'institution législative.

«Les réponses aux questions de politique générale sont données par le chef du gouvernement. Une séance par mois est réservée à ces questions et les réponses y afférentes sont présentées devant la Chambre concernée dans les trente jours suivant la date de leur transmission au chef du gouvernement», souligne l'article 100 de la Constitution.

L'article 157 du règlement intérieur précise que la séance se tient «en accord avec le gouvernement», tandis que l'article 160 affirme «qu'une séance mensuelle est consacrée à la présentation des réponses du chef du gouvernement aux questions relatives à la politique générale».

«Combattre les rentes»

L'économie de rente est «un lourd héritage» qui doit être combattu «selon une approche participative», a affirmé, lundi, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, lors de la séance mensuelle de la Chambre des représentants sur la politique générale. «Nous devrons aller de l'avant dans la lutte contre l'économie de rente, dans le respect de la loi et dans le cadre du compromis politique», a-t-il souligné, estimant que cette lutte sera «de longue haleine».

Tout en reconnaissant l'existence d'un nombre d'obstacles devant cet objectif, Benkirane a expliqué que des raisons économiques et politiques ont été à l'origine de l'encouragement de la rente (agréments et autres).

Le gouvernement a, cependant, réalisé certains acquis à cet effet, notamment l'activation des recommandations des organismes de contrôle, l'amélioration de la gouvernance des établissements et la récupération de certaines terres de la Sodea (Société de développement agricole) et de la Sogete (Société de gestion des terres agricoles), dont les exploitants n'ont pas respecté les cahiers des charges, a indiqué Benkirane. 

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