«Le Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef, de la Baiâ à l'appel du Sultan en 1939» est le thème du troisième colloque scientifique organisé dans le cadre de la 17e session de l'Université Moulay Ali Cherif, dont les travaux se sont ouverts vendredi avec la participation d'historiens, d'académiciens et de chercheurs marocains.
Le thème de ce colloque «est riche en symboles, eu égard à la particularité de la période choisie qui a été marquée par des événements d'envergure, notamment la naissance du mouvement national, la Révolution du Roi et du peuple et la proclamation de l'indépendance du Royaume», a relevé l'historiographe du Royaume et porte-parole du Palais royal, Abdelhak Lamrini.
Ces événements «ont façonné l'histoire du Maroc contemporain et jeté les bases de l'Etat moderne, tout en reflétant la symbiose parfaite entre le Trône et le peuple», a-t-il ajouté dans une déclaration à la presse, en marge de ce colloque organisé sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI.
Selon Lamrini, les rencontres précédentes (une conférence inaugurale à Rissani et Errachidia et trois colloques à Oujda, Agadir et Tétouan) ayant traité de la vie de feu S.M. Mohammed V, depuis son accession au Trône jusqu'à l'indépendance, avaient pour objectif de «mettre à la disposition du public et des générations montantes, des informations fiables sur les aspects social, économique, culturel et civilisationnel de ce pan de l'histoire du Maroc».
La période historique couverte par ce troisième colloque «a apporté sa pierre à l'édifice du Maroc moderne et témoigne, à ce jour, du génie de feu S.M. Mohammed V, qui représentait le symbole de l'unité de la nation et l'initiateur du chantier d'édification du Maroc et du grand Jihad», a-t-il mis en avant.
Pour le ministre de la Culture, Mohamed Amine Sbihi, le choix de la ville de Tétouan pour abriter ce colloque procède de sa valeur historique, «en tant que haut-lieu de la civilisation marocaine symbolisant les valeurs de tolérance et de cohabitation entre les différentes civilisations et cultures humaines».
L'organisation de ce colloque, a-t-il noté, coïncide avec la célébration de deux événements importants ayant eu lieu sous le règne de feu S.M. Mohammed V, à savoir le 66e anniversaire de la visite historique de feu S.M. Mohammed V à Tanger, le 9 avril 1947, et le 57e anniversaire de Sa visite à Tétouan, le 9 avril 1956, qui a montré l'unité du peuple marocain et la symbiose entre le Trône et le peuple».
Dans leurs interventions à cette occasion, le président délégué de l'association Tétouan Asmir, Abdeslam Chaâchou, et la présidente de la Bibliothèque Fqih Mohamed Daoud, Hasna Daoud, ont indiqué que feu S.M. Mohammed V «occupait une place toute particulière dans les cœurs des Marocains, en raison de son action inlassable pour défendre les valeurs sacrées de la nation, ses sacrifices en faveur de la patrie et du peuple et son héroïsme face aux manœuvres colonialistes visant à diviser les Marocains».
La séance d'ouverture de ce colloque a été marquée par la projection d'un documentaire sur la visite de feu S.M. Mohammed V à Tétouan, et par l'inauguration d'une exposition de documents et photographiques sur le Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef, organisée par la Direction des archives royales en collaboration avec le ministère de la Culture.
Le programme de cette rencontre de deux jours comporte des conférences ayant pour principaux thèmes «Le Sultan Sidi Mohamed Ben Youssef et le problème des présides», «Le Bulletin officiel, source historique de l'ère de Sidi Mohamed Ben Youssef», «Le mouvement national et le Sultan Mohammed Ben Youssef à travers le journal ‘l'action du peuple’», «L'action nationale dans la région de Zemmour dans les années 30» et «La résistance de Zayed Ou Hmad (1934-1936) dans les archives».
Des exposés sont également prévus sur «Les changements culturels au Maroc du protectorat à la 2e guerre mondiale», «L'appel du Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef (3 septembre 1939)» et sur «Le rôle du Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef dans la promotion de l'enseignement», et «Relations entre le Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef et les populations sahraouies».
