Menu
Search
Samedi 13 Juin 2026
S'abonner
close

L'Onu s'alarme de l'escalade continue

Le coordonnateur spécial de l'Onu pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, s'est dit inquiet de l'escalade de la violence en Syrie et de l'aggravation des effets de cette crise sur les populations civiles et les pays voisins.

L'Onu s'alarme de l'escalade continue
«Un Syrien sur quatre a été contraint de quitter son foyer et les pays voisins, qui accueillent désormais 1,5 million de réfugiés atteignent leur limite», a averti, Robert Serry. (Photo : www.un.org)

«Un Syrien sur quatre a été contraint de quitter son foyer et les pays voisins, qui accueillent désormais 1,5 million de réfugiés atteignent leur limite», a-t-il averti, mercredi, dans une intervention devant les membres du Conseil de sécurité de l'Onu.

Il a, aussi, mis en relief les souffrances des civils en Syrie, y compris des réfugiés palestiniens, qui subissent «un stress grave» en raison des combats.

«Les secours humanitaires ne sont pas une solution à long terme», a estimé le responsable onusien, qui a salué l'initiative lancée par les Etats-Unis et la Russie afin d'amener les parties à la table des négociations.

Serry a, en outre, relevé que la situation en Syrie «met également le Liban sous une pression croissante sur le plan économique, politique et sécuritaire». 

Il faisait notamment allusion aux tirs d'obus depuis la Syrie vers le territoire libanais et à l'augmentation croissante du nombre de combattants libanais en Syrie. 

«Cette situation a contraint le Président libanais à demander aux parties de respecter la souveraineté de son pays et la politique de dissociation du conflit syrien», a-t-il rappelé.

Compte tenu de l'ampleur des défis auxquels le Liban est confronté, Serry a donc estimé «essentiel» de mettre en place un nouveau gouvernement et de parvenir à un accord qui puisse garantir la tenue prochaine d'élections parlementaires.

«Il est très urgent de mettre fin au conflit en Syrie mais, dans le même temps, il serait dangereux d'assumer que la résolution du conflit israélo-palestinien est de moindre importance», a ajouté le Coordonnateur spécial.

Sur la question palestinienne, Serry a appelé les parties, palestinienne et israélienne, à reprendre les pourparlers pour parvenir à une solution à deux Etats, au risque de «laisser passer la légère ouverture qui leur est offerte ces derniers mois». 

«Le secrétaire général (de l'Onu) continue de penser que la question du statut d’Al-Qods doit être réglée par la négociation, en tant que capitale de deux Etats vivant côte-à-côte», a-t-il dit, en appelant les deux parties à «cesser toute tendance négative sur le terrain afin de restaurer la confiance mutuelle».

Serry, qui a fait part de plusieurs incidents, intervenus début mai, autour de la question délicate d'Al-Qods, en particulier des restrictions d'accès imposées par Israël aux lieux saints, a affirmé que «les risques qui pèsent sur la stabilité au Moyen-Orient augmentent».

«Le Moyen-Orient continue, en effet, de connaître une période de troubles graves avec des conséquences humaines tragiques et un résultat incertain», a déploré Serry, estimant que «les semaines à venir seront déterminantes sur deux fronts diplomatiques, à savoir la recherche d'une solution au conflit syrien et la reprise des pourparlers israélo-palestiniens». 

Lisez nos e-Papers