Le chanteur libanais Walid Tawfic, qui donne dans la soirée le concert d'ouverture de la scène Nahda au Festival Mawazine, a confié, vendredi à Rabat, que les compositions marocaines ont été à l'origine de ses «plus grands succès», comme le tube «Mahlaha samra».
A quelques heures de sa prestation, la superstar arabe a rendu un hommage appuyé à la chanson marocaine et à certains de ses ténors, à l'image du doyen Abdelwahab Doukkali et de la diva Naima Samih
Walid Tawfic n'a pas caché sa fierté de faire partie des stars ayant contribué au rayonnement du Festival Mawazine, une manifestation arabe et mondiale d'envergure, assurant que c'est un événement qui a apporté une grande valeur ajoutée à sa carrière artistique.
Promettant à son public de chanter une mélodie marocaine lors de son concert, Tawfic s'est remémoré avec nostalgie et allégresse sa coopération avec Naima Samih et Abdelhadi Belkhayat dans le fameux tube «Bini wa baynak».
Il a, également, espéré conclure, lors de son déplacement au Maroc, de nouveaux projets de coopération artistique. «J'espère, durant ma présence au Maroc, de rencontrer des créateurs marocains pour discuter des possibilités de monter des projets en commun», a dit le chanteur libanais.
Tawfic, qui fait ses débuts en 1973 dans l'émission «Studio al fan» au Liban, a loué la vague d'ouverture actuelle qui a conduit beaucoup des chanteurs du Machreq à chanter des airs marocains, regrettant que les médias arabes n'accompagnent pas suffisamment l'art marocain, qui a besoin, selon lui, de faire des efforts sur le plan des paroles (dialecte) pour s'assurer une plus large diffusion.
Par ailleurs, le grand chanteur libanais a sévèrement critiqué la tendance actuelle sur la scène artistique arabe qui se base plus sur des vidéoclips provocateurs qu'on peut apparenter à des «chansons de cabaret», estimant que la chanson arabe a plus besoin de créateurs que de bailleurs de fonds dont le seul souci est d'engranger des bénéfices, ce qui met les artistes «respectables» dans une situation embarrassante.
Sur la quintessence de trois décennies de présence dans le monde de la chanson, Walid Tawfic a expliqué qu'une belle voix ne peut suffire à elle seule pour réussir une carrière professionnelle, mais il faut aussi «du charisme et de l'intelligence» qui sont deux facteurs essentiels pour obtenir du succès.
