C’est parti pour l’élaboration du plan de développement du Service universel des télécommunications pour la période 2014-2018. En effet, lors de la 9e réunion du Comité de gestion du Service Universel des télécommunications (CGSUT), tenue la semaine dernière, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a lancé le chantier de préparation des lignes directrices pour le développement de ce plan.
Cette réunion a été consacrée à l’état d’avancement de la mise en œuvre des projets de Service Universel des télécommunications ainsi que des projets de généralisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) adoptés par le CGSUT.
Il est à noter que le Service universel (SU) est un mécanisme devant permettre, à terme, l’accès de toute la population marocaine aux services des télécommunications de base : téléphonie et Internet. La réalisation des missions du SU a été l’un des fondements de la réforme du secteur des télécommunications, et constitue aujourd’hui l’un des chantiers majeurs menés par l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), d’après les responsables de celle-ci.
Cette généralisation de l’accès aux TI s’appuie sur plusieurs programmes, qui ont été d’ailleurs discutés par les membres du Comité lors de cette réunion. Il s’agit notamment du «Pacte», «Génie», «Injaz» et «Nafid@».
Le «Pacte» est le programme d’accès généralisé aux télécommunications. Il est appelé à permettre de desservir, en moyens de télécommunications, 9 263 localités. Ce qui profitera à deux millions de personnes, soit 17% de la population rurale.
Pour «Génie», il s’agit du programme national de généralisation des TIC dans l’enseignement. Objectif : équiper, à l’horizon 2013, tous les établissements scolaires (écoles primaires, collèges et lycées) en salles multimédias connectées à Internet. La mise en place de ce programme au niveau de l’enseignement primaire et secondaire devrait permettre de garantir l’accessibilité aux moyens et services TIC à plus de 22% de la population marocaine, avec des contenus numériques et pédagogiques appropriés et à travers tout le territoire national. S’agissant du programme «Injaz», il est destiné aux étudiants du second cycle de l’enseignement supérieur public. Il est censé leur permettre d’acquérir les moyens d’accéder aux TIC dans le cadre de leur formation.
«Nafid@» permet, quant à lui, de faciliter l’accès de la famille de l’enseignement aux TIC, d’utiliser ces outils dans le système éducatif, et d’accéder à des contenus multimédias.
Ces projets ont d’ailleurs réalisé un bilan satisfaisant, d’après Abdelilah Benkirane, qui a relevé le degré de leur avancement, en particulier le programme «Pacte». À ce sujet, il note que le taux de couverture en services de télécoms a atteint 99% de l’ensemble de la population. Mais, le Maroc a encore du chemin à parcourir. Pour ce faire, le chef du gouvernement a appelé à réduire l’écart numérique et territorial, en suivant les mutations technologiques rapides et en profitant au maximum des possibilités offertes en termes d’opportunités de développement social et économique.
De même, il compte sur la note d’orientations générales pour le développement du secteur des télécommunications à horizon 2018 pour renforcer la position du Royaume dans le domaine des nouvelles technologies et accueillir des projets à valeur ajoutée pour la société qui offriront une meilleure qualité de travail et de modes de vie et permettront le développement de la recherche et de l’apprentissage.
