La Banque mondiale prévoit un nouveau soutien financier au profit du Maroc. Selon nos informations, son conseil d’administration doit se réunir le 8 juillet prochain pour approuver l’octroi d’un prêt de 200 millions de dollars au Royaume. Ce prêt est destiné à cofinancer un programme gouvernemental de mise à niveau du transport urbain, mis en œuvre par le ministère de l’Intérieur.
Parmi les principaux objectifs de ce programme, figure la modernisation du modèle de gouvernance et de financement du transport public urbain permettant de dépasser les dysfonctionnements enregistrés, de renforcer la performance des transports publics, d’améliorer la sécurité et la mobilité ainsi que de veiller à une gestion financière durable du secteur.
Le programme prévoit notamment la mise à niveau des institutions urbaines de transport au niveau central et local, entre autres, le renforcement de leurs capacités à planifier, mettre en œuvre et suivre les activités de transport urbain (services et les infrastructures), principalement dans les grandes et moyennes villes (de plus de 100.000 habitants).
Le programme prévoit, en outre, de rendre opérationnel le Fonds d’accompagnement à la réforme du transport routier urbain et interurbain (FART) créé en 2007. Selon un document officiel de la Banque mondiale dont le «Matin Eco» détient copie, le gouvernement prévoit de consacrer au moins 230 millions de dollars par an à ce fonds. Le texte de création du FART a été amendé par la loi de Finances 2014 dans le but d’assurer un financement pérenne des projets de transport public urbain. De même, un arrêté conjoint du ministre de l’Intérieur et du ministre de l’Économie et des Finances fixant la composition et le fonctionnement du comité du FART a été signé en juillet 2014.
Selon la Banque mondiale, le transport urbain dans les principales villes du Royaume constitue un défi essentiel mettant en jeu d’une part, la satisfaction de la demande des usagers et la capacité des autorités centrales et locales à fournir un service de qualité au citoyen.
La population urbaine marocaine devrait représenter 70% de la population globale du pays. Ce qui constitue un défi majeur en termes de mobilité urbaine et d’accessibilité dont la résolution devrait contribuer à une croissance économique soutenue, au développement social et à l’amélioration de la qualité de vie des citadins de façon durable. Pour appuyer les efforts du gouvernement dans le développement du secteur, la Banque mondiale avait pour rappel déjà octroyé en 2011 un prêt de 136,7 millions de dollars au Maroc. À noter qu’une fois approuvé, le nouveau prêt de 200 millions de dollars sera le premier accordé durant l’année fiscale 2016 (juillet 2016-juin 2017), dans le cadre du partenariat stratégique (CPS) 2014-2017 qui lie le Maroc à la Banque mondiale.
