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Vendredi 01 Mai 2026
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Le compte à rebours des législatives commence dès à présent...

La polémique sur la date du scrutin est arrivée à terme. Il faut passer à plus pratique.

Le compte à rebours des législatives commence dès à présent...
Après un vrai marathon de cogitations, de concertations et conciliabules, les acteurs politiques se sont fixé le rendez-vous de l'année : le 25 novembre prochain. Le consensus, et une certaine logique dans le calendrier, a fini par avoir raison des divers tirs à la corde. Prêts ou pas prêts, le landerneau doit se soumettre à l'échéancier tracé. Dans la foulée, le feuilleton devra se poursuivre par l'adoption d'une batterie de lois devant régir le prochain scrutin. Bien entendu, après avoir passé les autres étapes qui consistent, entre autres, à dévoiler le nouveau découpage électoral. Une autre épine qui exige beaucoup de doigté et un sens élevé de la responsabilité. En fait, certaines voix, sous forme de pression à peine déguisée, commencent déjà à mettre en doute un découpage dont, en principe, on ne connaît pas grand-chose. A croire que la règle, chez certains, c'est d'abord « la victimation », même par anticipation, et, ensuite la «méfiance permanente». Deux postures qui ne sont pas forcément pour servir ces incessants appels à la réconciliation entre les citoyens et la chose politique.

Car, comment veut-on regagner cette confiance, alors que l'on ne cesse de semer le doute. Il y a quelque chose d'illogique dans cette histoire, diront les observateurs. D'un autre côté, ceux qui auraient vu d'un très bon œil qu'on avance les élections vers début octobre sont montés au créneau dès dimanche. Et mardi soir, un immense écho a été donné sur la première chaîne nationale. C'est quoi le problème ? Visiblement, estime-t-on, la décision d'organiser les élections le 25 novembre n'a pas pris en considération l'agenda parlementaire. Comment ? La loi de Finances devant être au menu. Du coup, certains se demandent si les parlementaires vont s'occuper de la discussion d'une aussi importante loi au bien vaqueront-ils à la campagne électorale pour ceux qui vont se représenter ? La réponse coule de source: les députés qui se sont habitués aux couloirs de la coupole iront battre campagne dans leurs circonscriptions. Résultat, déduisent les sceptiques : il y aura peu de monde pour discuter du projet de la loi de Finances… Comme si les parlementaires se bousculaient devant la porte de la commission ad hoc lors des derniers exercices ! Une manière de dire que, maintenant que la date est fixée, il faudra agir en conséquence. Le compte à rebours a commencé et les partis feraient mieux de vaquer à deux urgences : un, décider des profils idoines à proposer aux électeurs et, deux, peaufiner un vrai programme, réaliste et réalisable, à mettre sur la place publique. Car, ce qu'on attend ce sont des projets et celles et ceux qui vont les porter. La polémique, on serait mieux inspiré de la mettre au placard.




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