La Fédération du commerce et services (FCS) de la CGEM se propose de créer un espace de partage et d’expertise entre ses membres, de manière à mutualiser les compétences, les expériences et les réseaux. Pour ce faire, elle a mis en place une série de rencontres thématiques animées par différentes entreprises du secteur du commerce et des services au profit des adhérents de la fédération.
Et c’est la Finéa (Accès des entreprises au financement), filiale du groupe CDG et ex-CMM, qui a ouvert le bal. Ainsi, les responsables de cet établissement financier dont la mission est de faciliter l’accès des entreprises marocaines au financement ont présenté hier aux membres de la FCS son nouveau plan de développement, ses produits et sa nouvelle stratégie ainsi que ses lignes de financement, nouvellement adoptées.
Pour les responsables de Finéa, cette rencontre arrive à un moment opportun, étant donné que cet établissement, qui a connu récemment une métamorphose, est en train de renforcer et de promouvoir ses relations institutionnelles avec la CGEM et les fédérations professionnelles.
En fait, cet établissement, qui a été créé en 1950, en tant que Caisse marocaine des marchés (CMM) et dont le but est notamment d’accompagner les entreprises attributaires des marchés publics en leur accordant de la garantie pour accéder au financement bancaire, a connu cette année une importante mutation. Il a changé, en fait, d’appellation pour être baptisé désormais Finéa et est doté d’un plan de développement 2013-2017.
Objectif : apporter davantage d’inflexion dans le cadre de sa mission duale de financement des PME et devenir ainsi une référence dans le financement de la PME et de la commande publique, ont souligné les responsables de Finéa.
Ainsi, affirment-ils, Finéa a adopté une démarche reposant sur l’innovation dans le développement de l’offre produits et services, de la diversification sectorielle et des marchés. Il se propose aussi d’apporter «des réponses customisées» aux différents enjeux des parties prenantes (pouvoirs publics, PME, place bancaire...) tout en cherchant à avoir un effet d’entrainement pour la maturation du secteur.
L’importance de cette rencontre provient aussi, d’après Khalid Dahami, président de la Fédération du commerce et services, des difficultés qu’éprouvent actuellement les entreprises à accéder au financement bancaire. À ce sujet, ce problème de financement est certes lié au resserrement de l’octroi des crédits en lien avec le problème de manque de liquidités bancaires.
Toutefois, il est dû également, explique M. Dahami, à la sous-information des entreprises en matière des différents produits et solutions proposés disponibles à ce sujet.
Par ailleurs, d’après les données qui ont été communiquées lors de cette rencontre, la commande publique représente 24% du PIB et donne lieu à 50 000 appels d’offres par an en moyenne. En 2011, on a recensé 12 000 appels d’offres signés.
