De grosses pointures comptent ainsi mettre à profit les opportunités offertes par cette nouvelle reconfiguration aéronautique. En annonçant mercredi dernier à Paris l'organisation d'un Sommet commercial, le 12 octobre prochain à Casablanca, Boeing et ses équipementiers comptent tirer parti de cette donne.
Selon l'agence MAP, en conduisant cette mission commerciale, l'avionneur américain veut présenter ses fournisseurs aux compagnies marocaines et «encourager des partenariats solides» avec le Maroc à travers le Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS). Boeing est déjà actionnaire de Matis, une société marocaine spécialisée dans le câblage aéronautique qui fêtera sown 10e anniversaire plus tard cette année. Il a également développé de solides relations avec plusieurs parmi les 100 autres sociétés opérant dans des secteurs liés à l'aéronautique au Maroc.
Le secteur revêt un caractère stratégique dans la politique industrielle nationale eu égard au potentiel qu'il a dégagé en moins d'une décennie. En effet, cette activité a connu en moins de 10 ans un essor remarquable réalisant, en 2009, un chiffre d'affaires de plus de 750 millions d'euros et employant plus de 7.500 personnes hautement qualifiées.
Le développement rapide de ce secteur a été porté par des opérateurs de grande envergure à l'instar de Safran, EADS et Matis Aerospace qui ont assuré la crédibilité de la destination Maroc pour les investissements dans ce secteur. Avec une orientation de près de 100% à l'exportation, le secteur a mieux résisté aux récents effets négatifs de la crise en réalisant un taux de croissance des exportations de plus de 17% sur la période 2008-2009.
Pour faire face aux nouvelles tendances qui s'opèrent au niveau mondial et qui ont contraint les grands donneurs d'ordre mondiaux à réorienter leurs stratégies dans le sens d'une réduction drastique du nombre de fournisseurs directs et d'une externalisation accrue, le Maroc s'est engagé, dans le cadre du Pacte Emergence, à accélérer le développement du secteur par la mise en place d'une stratégie ciblée.
A travers des mesures s'articulant autour de quatre principaux axes (une Offre Maroc Aéronautique et Spatiale, un programme de formation adapté au secteur, un programme ciblé de promotion, une plateforme industrielle intégrée dédiée), le potentiel de développement du secteur est estimé à environ 4 MMDH de PIB additionnels se traduisant par la création d'environ 15.000 nouveaux emplois directs à l'horizon 2015.
En dépit des répercussions de la crise économique et financière, le Maroc figure parmi les pays où le secteur aéronautique détient des perspectives d'avenir avec une croissance annuelle de 25%.
Aussi, les investissements dans le secteur se sont-ils fortement accrus au cours de ces dernières années, enregistrant 2,7 MMDH entre 2002 et 2008, comme en témoigne l'installation d'une vingtaine d'entreprises, dont récemment Zodiac Aerospace Maroc qui prévoit le développement de la recherche et de la production de matériel pour l'aéronautique dans le parc industriel Aïn Johra, pour un investissement d'environ 135 millions de dirhams. Ces implantations ont été accompagnées par l'extension du pôle aéronautique de Nouaceur focalisé sur les activités de sous-traitance supérieure (électricité, technologie de matériaux composites, outillage aéronautique…) et le développement des métiers cibles à travers la création de l'Institut des Métiers de l'Aéronautique à Casablanca.
Il convient de signaler également le positionnement de la zone franche de Tanger comme plate-forme d'investissements aéronautiques de grande envergure.
Selon l'agence MAP, en conduisant cette mission commerciale, l'avionneur américain veut présenter ses fournisseurs aux compagnies marocaines et «encourager des partenariats solides» avec le Maroc à travers le Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS). Boeing est déjà actionnaire de Matis, une société marocaine spécialisée dans le câblage aéronautique qui fêtera sown 10e anniversaire plus tard cette année. Il a également développé de solides relations avec plusieurs parmi les 100 autres sociétés opérant dans des secteurs liés à l'aéronautique au Maroc.
Le secteur revêt un caractère stratégique dans la politique industrielle nationale eu égard au potentiel qu'il a dégagé en moins d'une décennie. En effet, cette activité a connu en moins de 10 ans un essor remarquable réalisant, en 2009, un chiffre d'affaires de plus de 750 millions d'euros et employant plus de 7.500 personnes hautement qualifiées.
Le développement rapide de ce secteur a été porté par des opérateurs de grande envergure à l'instar de Safran, EADS et Matis Aerospace qui ont assuré la crédibilité de la destination Maroc pour les investissements dans ce secteur. Avec une orientation de près de 100% à l'exportation, le secteur a mieux résisté aux récents effets négatifs de la crise en réalisant un taux de croissance des exportations de plus de 17% sur la période 2008-2009.
Pour faire face aux nouvelles tendances qui s'opèrent au niveau mondial et qui ont contraint les grands donneurs d'ordre mondiaux à réorienter leurs stratégies dans le sens d'une réduction drastique du nombre de fournisseurs directs et d'une externalisation accrue, le Maroc s'est engagé, dans le cadre du Pacte Emergence, à accélérer le développement du secteur par la mise en place d'une stratégie ciblée.
A travers des mesures s'articulant autour de quatre principaux axes (une Offre Maroc Aéronautique et Spatiale, un programme de formation adapté au secteur, un programme ciblé de promotion, une plateforme industrielle intégrée dédiée), le potentiel de développement du secteur est estimé à environ 4 MMDH de PIB additionnels se traduisant par la création d'environ 15.000 nouveaux emplois directs à l'horizon 2015.
En dépit des répercussions de la crise économique et financière, le Maroc figure parmi les pays où le secteur aéronautique détient des perspectives d'avenir avec une croissance annuelle de 25%.
Aussi, les investissements dans le secteur se sont-ils fortement accrus au cours de ces dernières années, enregistrant 2,7 MMDH entre 2002 et 2008, comme en témoigne l'installation d'une vingtaine d'entreprises, dont récemment Zodiac Aerospace Maroc qui prévoit le développement de la recherche et de la production de matériel pour l'aéronautique dans le parc industriel Aïn Johra, pour un investissement d'environ 135 millions de dirhams. Ces implantations ont été accompagnées par l'extension du pôle aéronautique de Nouaceur focalisé sur les activités de sous-traitance supérieure (électricité, technologie de matériaux composites, outillage aéronautique…) et le développement des métiers cibles à travers la création de l'Institut des Métiers de l'Aéronautique à Casablanca.
Il convient de signaler également le positionnement de la zone franche de Tanger comme plate-forme d'investissements aéronautiques de grande envergure.
