Menu
Search
Mercredi 10 Juin 2026
S'abonner
close

Le retrait des forces étrangères est la seule solution à la crise

La Russie veut savoir sous quelles conditions les États-Unis resteront en Afghanistan après 2014.

No Image

L’un des premiers défis de François Hollande sera de rassurer les alliés de la France au sein de l’Otan, qui ont été surpris par son annonce d’un retrait des soldats combattants d’Afghanistan à la fin 2012, deux ans avant les autres pays. Quelques jours seulement après son entrée en fonction, le nouveau président français sera très attendu à Chicago, où se tiendra les 20 et 21 mai le sommet de l’Otan, le premier depuis novembre 2010. M. Hollande devra y expliquer pourquoi il estime que la mission des soldats français est désormais «terminée» et comment il entend les retirer sans affaiblir la force internationale. François Hollande a annoncé vouloir retirer les unités combattantes françaises d’Afghanistan fin 2012, deux ans avant les autres pays membres de la coalition de l’Otan.

Une intention qui accélère un retrait déjà avancé à fin 2013 par le sortant Nicolas Sarkozy. L’armée française, qui a rendu fin avril à l’Afghanistan le contrôle du district de Surobi (près de Kaboul), relativement apaisé, a encore la charge de la province de Kapisa, beaucoup plus instable, notamment en raison de la présence de rebelles talibans. La date du transfert du contrôle de la Kapisa aux Afghans n’a pas encore été annoncée. La France, qui a compté jusqu’à 4 000 hommes en Afghanistan au plus fort de sa présence, n’en compte plus que 3 400. Huit cents autres militaires français devaient quitter le pays d’ici à fin 2012. À signaler que les États-Unis et l’Afghanistan viennent de signer un traité stratégique entre le président Barak Obama et de son homologue Hamid Karzaï. Le traité a suscité des inquiétudes dans de nombreux pays, parmi lesquels la Russie, la Chine, l’Inde et le Pakistan qui ont exprimé leurs préoccupations.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, lors d’une conférence de presse à Moscou, a déclaré que bien que cette question concerne les États-Unis et l’Afghanistan, la Russie veut savoir sous quelles conditions les États-Unis resteront en Afghanistan après 2014.

Il a ajouté que les pays de la région devraient disposer d’informations complètes au sujet du traité stratégique, parce que chaque question touchant à l’Afghanistan peut affecter toute la région. Le dossier est devenu plus sensible depuis les manifestations anti-américaines en Afghanistan à la suite de l’incinération de Corans et le massacre, par un soldat américain, de 16 civils afghans. Barack Obama a assuré devant la presse que malgré ces événements, le calendrier américain de retrait d’Afghanistan ne connaîtrait aucun changement «soudain» dans son exécution : «À l’heure qu’il est, je n’anticipe aucun changement soudain au plan dont nous disposons. Nous avons déjà retiré 10 000 de nos soldats. Nous avons prévu d’en retirer 23 000 autres d’ici l’été».

Lisez nos e-Papers