L’agrégat «M3», rappelons-le, regroupe tout ce qui est pièces et billets de banque, comptes courants, comptes sur carnet, crédits à court terme, dépôts à moyen et long termes et fonds communs de placements (OPCVM et FCP). Cette hausse est attribuable principalement à l’accélération des créances sur l’économie de 2,6% et à l’augmentation des avoirs extérieurs nets de 5,8%, suite à l’encaissement, en décembre 2012, d’un montant de 1,5 milliard de dollars correspondant à l’émission par le Trésor d’un emprunt obligataire à l’international.
L’évolution des créances sur l’économie trouve son origine dans l’accroissement de 1,9% du crédit bancaire. En effet, les facilités de Trésorerie ont marqué une progression de 4,4%, tandis que les crédits à l’équipement se sont accrus de 1,6%. Pour leur part, les prêts immobiliers et à la consommation sont restés quasiment à leur niveau du mois précédent. De même, les détentions des banques en titres émis par les autres sociétés financières se sont accrues, en décembre 2012, de 14,1%.
En revanche, les créances nettes des institutions de dépôts sur l’administration centrale ont accusé un repli de -1,8%, recouvrant la baisse de la position nette de Bank Al-Maghrib auprès du Trésor et la diminution des créances nettes des autres institutions de dépôt de 1,9%, liée au recul des détentions des banques en bons du Trésor et à l’accroissement de leurs engagements vis-à-vis de l’administration centrale.
L’évolution de la masse monétaire s’est reflétée essentiellement au niveau des dépôts à vue ouverts auprès des banques dont le taux de progression mensuelle a atteint 4,5%. De même, les autres actifs monétaires se sont inscrits en hausse de 7,9%, en liaison principalement avec l’accélération des titres d’OPCVM monétaires de 18,4% et des comptes à terme de 3,1%. En revanche, la circulation fiduciaire est restée quasiment à son niveau du mois précédent.
(Source : Bank-Al Maghrib)
