Dans un marché international incertain où les prix restent volatiles malgré une hausse en vue de la production mondiale des céréales, notamment du blé, le Maroc a eu moins recours à l’importation ces derniers mois. En effet, selon les derniers chiffres à ce sujet publiés par l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses (ONICL), depuis le début de la campagne de commercialisation 2011-2012, qui commence régulièrement en juin, les importations de céréales ont baissé de 10 % par rapport à la même date de la campagne précédente, avec un volume de 52,5 millions de quintaux (Mq) à fin avril dernier. Ces approvisionnements à l’étranger sont constitués à 47 % par le blé tendre, 31 % par le maïs, 12 % par le blé dur et 10 % par l’orge.
Les principaux fournisseurs du Maroc en céréales sont la France avec 37 %, notamment en blé tendre, l’Argentine (22 %) et le Brésil (12 %), l’essentiel du maïs provenant de ces deux pays d’Amérique latine. Il est à noter que le gouvernement a décidé de reconduire, à fin mai 2012, la suspension des droits de douane appliqués sur le blé tendre et le blé dur.
Prévisions : 48 millions de quintaux
S’agissant du marché local, la collecte des céréales par les opérateurs déclarés à l’ONICL, a atteint à fin avril dernier 22,4 Mqx, constituée presque exclusivement du blé tendre. Sur cette quantité, il a été utilisé par voie d’appels d’offres organisés par l’ONICL, près de la moitié pour l’achat de blé tendre destiné à la fabrication des farines subventionnées.
Par ailleurs, d’après les dernières prévisions du ministère de l’Agriculture, la production des trois céréales principales devrait atteindre au cours de l’actuelle campagne agricole (2011-2012) environ 48 millions de quintaux.
La production prévisionnelle du blé tendre, la céréale la plus consommée au Maroc, atteindrait 26 Mq sur une superficie de près de 2,18 millions de ha. La production du blé dur s’élèverait à 10 Mq, alors que celle de l’orge s’établirait à 12 Mq.
Cette moisson est nette en baisse par rapport à la campagne précédente, pour toutes les céréales. Ainsi, la récolte reculerait de 38 % pour le blé tendre, de 44 % pour le blé dur et de 51 % pour l’orge.
Ce repli de la moisson de cette campagne agricole est dû essentiellement à la sécheresse avec l’absence des pluies au moment où les cultures en avaient le plus besoin.
En effet, la pluviométrie a enregistré un recul de 35 % par rapport à une année normale. De même, note le ministère, les cultures ont souffert d’une période de froid intense qui s’est traduite par un ralentissement de la croissance de certaines cultures, des dégâts limités sur la pomme de terre et la canne à sucre et, en revanche, un effet positif sur les rosacées.
