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Mercredi 27 Mai 2026
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Un patron de presse accusé d’atteinte à la sécurité de l’État

Le directeur de publication de deux quotidiens est poursuivi pour avoir annoncé une détérioration de l’état de santé du Président Abdelaziz Bouteflika.

Un patron de presse accusé d’atteinte à la sécurité de l’État
Le parquet d’Alger a ouvert dimanche une information judiciaire.

Le parquet d’Alger a ouvert dimanche une information judiciaire «pour atteinte à la sécurité de l’État» contre le directeur de publication de deux quotidiens censurés pour avoir annoncé une «détérioration» de l’état de santé du Président Abdelaziz Bouteflika.
Le ministère algérien de la Communication a cependant affirmé qu’il n’avait «jamais été question» de censure des deux quotidiens.
«C’est le directeur de ces publications (Hichem Aboud) qui a initialement accepté de renoncer à leur impression après les observations qui lui ont été faites sur le non-respect» de la loi relative à l’information, selon le ministère, cité par l’agence APS.
Le ministère a précisé que les deux journaux «donnaient des informations erronées» et «totalement fausses» sur l’état de santé de M. Bouteflika.
La loi stipule que le journaliste «doit notamment respecter les attributs et les symboles de l’État, avoir le constant souci d’une information complète et objective, rapporter avec honnêteté et objectivité les faits et événements et rectifier toute information qui se révèle inexacte».
Le ministère «s’étonne de la campagne lancée par le directeur du journal», qui a déclaré que ses journaux avaient été saisis samedi soir à l’imprimerie.

Le parquet d’Alger a ouvert dimanche une information judiciaire «pour atteinte à la sécurité de l’État, à l’unité nationale, à la stabilité et au bon fonctionnement des institutions» contre M. Aboud, selon un communiqué du parquet cité par l’agence algérienne APS. Le communiqué, cité par l’agence APS, dénonce des «propos infondés» de M. Aboud, selon lequel M. Bouteflika, hospitalisé à Paris, serait rentré mercredi à l’aube à Alger dans «un état comateux», et «l’impact négatif direct de ces rumeurs sur l’opinion publique nationale et internationale».

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