Selon le commissaire de l'exposition et rédacteur en chef de la revue «Art Absolument», Pascal Amel, l'objectif primordial de cette manifestation réside dans le fait de défendre la notion «d'artistes en France». Donc, après la Russie, la Chine, l'Inde, l'Iran, c'est au tour des artistes du monde arabe (diasporas comprises) d'émerger sur la scène internationale. Un choix qui s'impose de lui-même, vu la qualité et la diversité de leurs œuvres créant une nouvelle vision dans l'univers des arts plastiques. Treize plasticiens prendront part à cette exposition, à partir du 15 octobre, dont quatre artistes marocains.
«Pour moi, les artistes arabes ou originaires du monde arabe sont d'abord des artistes : c'est la qualité de leurs œuvres qui compte avant tout. Il est vrai que Teddy Tibi (directeur de la publication de la revue), d'origine juive tunisienne, et moi-même, vivant depuis 25 ans entre la France et le Maroc et ayant eu l'occasion au fil des années de voir les œuvres des artistes marocains, puis lors de visites à Amman, au Caire, à Beyrouth, celles des artistes du monde arabe, nous sommes certainement plus attentifs que d'autres à tout ce qui concerne l'autre rive de la Méditerranée. D'autant plus que ces plasticiens font tous partie intégrante des artistes contemporains du monde arabe bénéficiant, de surcroît, d'un lien privilégié avec la France, soit parce qu'ils y séjournent régulièrement, soit parce qu'ils sont français», souligne Pascal Amel.
Et d'ajouter que pour mettre en exergue le travail qui se crée dans ces différents pays arabe, mais aussi à Paris, «j'ai privilégié, en tant que curator, des œuvres visibles des deux côtés de la Méditerranée, qui créent des «Traits d'union» entre les mondes, produisant le plus souvent une esthétique de l'hybride, un métissage des formes et des sensibilités où se tressent de manière inédite le corps, le ludique, l'affect, l'ornemental, la beauté, la spiritualité, le politique, la critique sociétale, etc.» D'autant plus qu'en parallèle de cette exposition muséale, qui sera accessible à un large public, d'autres activités sont prévues par les organisateurs, notamment des débats et des tables rondes pour informer sur la situation et l'évolution de la scène artistique du monde arabe.
«Dans les pays du Golfe, du Proche-Orient ou du Maghreb, l'art contemporain est très présent, depuis quelques années. On assiste, de plus en plus, à l'ouverture de galeries privées et publiques, de musées et de fondations, à la création de magazines et de sites internet spécialisés, puis de grandes expositions, des biennales et des foires internationales qui permettent une plus grande circulation des artistes ainsi qu'une meilleure visibilité de leurs œuvres », explique Pascal Amel.
Pour donner un large aperçu des créations de ces artistes, le commissaire d'exposition a été très sélectif dans sa démarche, privilégiant les œuvres nées d'une esthétique de l'hybride, d'autres plurielles et subversives, des travaux polysémiques qui abordent l'identité et la différence. «Les artistes arabes créent un nouvel art qui non seulement modifie la perception que nous pouvons avoir de leurs pays respectifs, mais influe positivement sur la réception des arabes de la diaspora souffrant encore en Occident de nombre de préjugés», conclut Pascal Amel.
Il est diffusé en librairies, dont celle de la Villa Emerige, ainsi que sur le site de la publication. Ce beau livre illustré, de 200 pages, reproduit les œuvres de l'exposition et présente les treize artistes qui y figurent (dossier de 10 pages chacun). Il a été réalisé par Pascal Amel, curator de l'exposition, Christine Buci-Glucksmann, professeure d'esthétique, Alexandra Fau, critique d'art, Emmanuel Daydé, critique d'art, Meryem Sebti, rédactrice en chef de la revue Diptyk (Maroc) et Michel Fani, spécialiste de l'art au Liban.
«Pour moi, les artistes arabes ou originaires du monde arabe sont d'abord des artistes : c'est la qualité de leurs œuvres qui compte avant tout. Il est vrai que Teddy Tibi (directeur de la publication de la revue), d'origine juive tunisienne, et moi-même, vivant depuis 25 ans entre la France et le Maroc et ayant eu l'occasion au fil des années de voir les œuvres des artistes marocains, puis lors de visites à Amman, au Caire, à Beyrouth, celles des artistes du monde arabe, nous sommes certainement plus attentifs que d'autres à tout ce qui concerne l'autre rive de la Méditerranée. D'autant plus que ces plasticiens font tous partie intégrante des artistes contemporains du monde arabe bénéficiant, de surcroît, d'un lien privilégié avec la France, soit parce qu'ils y séjournent régulièrement, soit parce qu'ils sont français», souligne Pascal Amel.
Et d'ajouter que pour mettre en exergue le travail qui se crée dans ces différents pays arabe, mais aussi à Paris, «j'ai privilégié, en tant que curator, des œuvres visibles des deux côtés de la Méditerranée, qui créent des «Traits d'union» entre les mondes, produisant le plus souvent une esthétique de l'hybride, un métissage des formes et des sensibilités où se tressent de manière inédite le corps, le ludique, l'affect, l'ornemental, la beauté, la spiritualité, le politique, la critique sociétale, etc.» D'autant plus qu'en parallèle de cette exposition muséale, qui sera accessible à un large public, d'autres activités sont prévues par les organisateurs, notamment des débats et des tables rondes pour informer sur la situation et l'évolution de la scène artistique du monde arabe.
«Dans les pays du Golfe, du Proche-Orient ou du Maghreb, l'art contemporain est très présent, depuis quelques années. On assiste, de plus en plus, à l'ouverture de galeries privées et publiques, de musées et de fondations, à la création de magazines et de sites internet spécialisés, puis de grandes expositions, des biennales et des foires internationales qui permettent une plus grande circulation des artistes ainsi qu'une meilleure visibilité de leurs œuvres », explique Pascal Amel.
Pour donner un large aperçu des créations de ces artistes, le commissaire d'exposition a été très sélectif dans sa démarche, privilégiant les œuvres nées d'une esthétique de l'hybride, d'autres plurielles et subversives, des travaux polysémiques qui abordent l'identité et la différence. «Les artistes arabes créent un nouvel art qui non seulement modifie la perception que nous pouvons avoir de leurs pays respectifs, mais influe positivement sur la réception des arabes de la diaspora souffrant encore en Occident de nombre de préjugés», conclut Pascal Amel.
Catalogue de l'expositon
À l'occasion de l'exposition «Traits d'union», un beau livre est publié par la revue «Art Absolument».Il est diffusé en librairies, dont celle de la Villa Emerige, ainsi que sur le site de la publication. Ce beau livre illustré, de 200 pages, reproduit les œuvres de l'exposition et présente les treize artistes qui y figurent (dossier de 10 pages chacun). Il a été réalisé par Pascal Amel, curator de l'exposition, Christine Buci-Glucksmann, professeure d'esthétique, Alexandra Fau, critique d'art, Emmanuel Daydé, critique d'art, Meryem Sebti, rédactrice en chef de la revue Diptyk (Maroc) et Michel Fani, spécialiste de l'art au Liban.
