Menu
Search
Mardi 09 Juin 2026
S'abonner
close

Le financement reste le principal handicap

Une récente enquête du CJD (Centre des jeunes dirigeants) met en lumière les freins à l’auto-entrepreneuriat.

No Image

Identifier les freins et les motivations qui dissuadent et encouragent la cible à lancer un projet individuel, vérifier l’existence de l’esprit entrepreneurial dans le cercle familial et déterminer les secteurs les plus attractifs pour créer son entreprise, tels sont les principaux objectifs de l’étude menée par le CJD international sur « l’Auto-entrepreneuriat au Maroc » L’auto-entrepreneuriat en Afrique et en particulier au Maroc a toujours du mal à prendre. En effet, l’un des enseignements majeurs, ou du moins des confirmations majeures, en ce qui concerne les freins à la création d’entreprise, est l’absence de financement. Selon l’étude menée par le CJD international (Centre des jeunes dirigeants international) sur « l’auto-entrepreneuriat au Maroc », ils sont 63 % des sondés à pointer les difficultés liées à l’accès au financement comme freins majeurs de l’entrepreneuriat, tandis que 17 % déplorent le manque de soutien et d’aide tout court.

Un autre frein du développement entrepreneurial, et non des moindres, concerne la lenteur des démarches administratives. D’après l’étude, ils sont 12 % à trouver les démarches administratives de création d’entreprise toujours compliquées et/ou lentes. Et ce, malgré les efforts notables de l’État pour la promotion des jeunes entrepreneurs, notamment à travers l’instauration des guichets uniques. Également, 6 % des interrogés pointent l’inexpérience comme frein à la création d’entreprise tandis que 3 % sont découragés par les barrières linguistiques. « Ces obstacles, une fois franchis, auraient encouragé 94 % de ceux hésitant à franchir le pas de l’auto-entrepreneuriat », indiquent les résultats du sondage. Au final, 96 % des personnes interrogées devraient encourager leurs enfants à devenir entrepreneurs.

L’étude a été une opportunité pour les potentiels créateurs d’entreprise à adresser un message au législateur africain pour une meilleure cloison de l’auto-entrepreneuriat. La première idée prônée par la majorité des sondés consiste à accorder « un financement approprié à chaque projet ». « La couverture sociale » arrive en deuxième position, avant respectivement l’idée de « domiciliation chez soi » et celle de « la déduction forfaitaire des impôts sur le chiffre d’affaires encaissé ». Cela dit, si l’accès au financement demeure un obstacle majeur pour la promotion de l’auto-entrepreneuriat, les secteurs potentiels d’investissements ne sont pas négligeables.

L’étude menée a pour objectif d’identifier les secteurs les plus prisés par les porteurs de projets et créateurs d’entreprise. Le commerce, la vente et les franchises arrivent en tête ciblés par 30 % des personnes interviewées, suivis des secteurs de la logistique et de la distribution avec 25 %. Les TIC (Technologies de l’information et de la communication), la formation, le conseil et la fiduciaire arrivent en troisième position avec 20 % contre les autres secteurs tels que les BTP, l’immobilier, l’industrie, etc. avec 5 % de réponses.

Lisez nos e-Papers