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Mardi 09 Juin 2026
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Le Maroc a développé des stratégies sectorielles réalistes

La représentante résidente du groupe de la Banque africaine de développement, Amani Abou Zeid, se félicite du partenariat « extrêmement privilégié » entre la BAD et le Royaume, liés par des « relations séculaires vieilles de 40 ans ».

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Le Maroc a fait « un très bon travail » en matière de réformes politiques et socio-économiques et développé des stratégies sectorielles importantes et réalistes, a affirmé la représentante résidente du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) au Maroc.
« En tant que bailleur de fonds (...), nous nous rendons compte qu’il y a une vision claire et un sérieux témoigné par le niveau de performance, réconforté par la continuité des stratégies développées par le Maroc », a souligné Amani Abou Zeid dans une interview accordée à la MAP.

Elle s’est félicitée, dans ce cadre, du partenariat « extrêmement privilégié » entre la BAD et le Royaume, liés par des « relations séculaires vieilles de 40 ans ». « Le Maroc est notre premier client (...) et nous n’épargnons pas d’efforts pour répondre à ses appels et ses besoins dans tous les secteurs », en témoigne, a-t-elle argué, « le portefeuille de notre investissement au Maroc et surtout les relations étroites entre nos équipes ».
« Le volume des investissements a plus que doublé par rapport à 2009, et 2022 sera encore une année record avec un montant prévu de 1 milliard d’euros (environ 11 MMDH) », a précisé la responsable de la banque.
La BAD joue trois rôles essentiels au Maroc et dans le continent, à savoir le financement, le conseil et la catalyse, selon Mme Abou Zeid qui n’hésite pas à citer le rôle de plaidoyer auprès d’autres bailleurs de fonds pour attirer les investissements.
« Nous ajustons nos programmes et nos idées en fonction des besoins et je crois que le partenariat BAD/Maroc va en se renforçant », a-t-elle assuré.
Interrogée sur la stratégie 2007-2011 de la BAD au Maroc, elle a confirmé qu’elle était « réussie parce que les projets financés dans ce cadre étaient performants ».

Stratégie 2012-2016
« Il n’y avait pas de projets problématiques et les résultats escomptés ont été atteints », s’est-elle réjouie, relevant, toutefois, certains défis, comme le niveau important du chômage chez les jeunes, la persistance de la pauvreté, une diversification de la base productive et des exportations insuffisantes et un climat des affaires qu’il faut améliorer.
La représentante résidente de la BAD au Maroc a noté aussi la fragilité et les risques des changements climatiques, ainsi que la lourde facture énergétique que paie le Maroc. En fonction de ces défis et suite à des concertations et consultations avec toutes les parties prenantes, la Banque a repensé les axes pour sa stratégie 2012-2016, alignée sur les engagements et priorités du gouvernement actuel, a-t-elle indiqué.
Cette stratégie repose sur deux grands piliers, à savoir le renforcement de la gouvernance et de l’inclusion sociale, ainsi que le soutien aux infrastructures vertes. Dans le cadre du premier pilier, la BAD va œuvrer pour « le renforcement des capacités de gestion stratégique de l’Etat, la modernisation du secteur privé, le développement du capital humain et la promotion de l’emploi », a expliqué la responsable de cette institution financière.

En ce qui concerne le deuxième pilier, la banque s’intéresse à l’énergie propre, à la gestion de l’eau, surtout pour l’agriculture, à l’appui à la compétitivité logistique et au soutien aux infrastructures de base, en tenant compte des aspects environnementaux et des changements climatiques.
Elle a annoncé, dans ce sens, que le groupe prépare, cette année, un projet géant d’appui au Plan Maroc vert de l’ordre de 100 millions d’euros.
S’agissant des contraintes de l’actuelle stratégie de la BAD au Royaume, outre les défis de la précédente stratégie, Mme Abou Zeid a évoqué la question de l’emploi des jeunes, l’adéquation formation-emploi et la situation financière en Europe qui est le premier partenaire économique du pays.

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