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Lundi 25 Mai 2026
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Les sociétés cotées négativement impactées

La stagnation, précédée de baisses consécutives du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) en 2012, a eu des conséquences négatives sur les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca dont la valeur ajoutée a régressé de 1,7%.

Les sociétés cotées négativement impactées
Le chiffre d’affaires du BTP s’est rétracté de 6,2% à près de 5,1 milliards de DH.

La Direction des études et de la planification financière (DEPF) note qu’après des baisses consécutives, le marché du ciment affiche, à peine, une stagnation des ventes durant le mois de septembre 2012. «En effet, ces ventes ont atteint près de 1,4 million de tonnes durant ce mois, soit une légère hausse de 0,4% par rapport au même mois de l’année dernière», précise la note de la DEPF qui relève du ministère de l’Économie et des finances».

Au titre des neuf premiers mois de l’année 2012, poursuit la DEPF, le secteur du BTP aurait préservé son évolution positive, en phase avec le comportement toujours positif de la consommation de ciment, progressant de 2,5% en glissement annuel.
Cette évolution mitigée de ce secteur a naturellement touché de façon négative les sociétés cotées en bourse activant dans les BTP et le ciment, qui représentent 12% de la capitalisation boursière.

Les analystes d’Upline Group, structure qui regroupe et développe l’ensemble des métiers de la banque d’investissement de la Banque centrale populaire, notent dans une étude publiée à la mi-janvier, la régression de 1,7% de la valeur ajoutée du BTP au troisième trimestre de l’année écoulée et la baisse de 1% des ventes de ciment sur les dix premiers mois de 2012. Ces résultats négatifs des sociétés cotées, poursuivent les analystes d’Upline Group, ont fait perdre 40 000 emplois, soit 3,9% de l’effectif total.

Seule Holcim…

En conséquence de quoi, les profits prévus en 2012 se contracteraient de plus de 11% à 2,9 milliards de DH seulement, toujours selon la même source.
Cependant, cette situation s’est différemment manifestée selon les entreprises. Ainsi, le chiffre d’affaires s’est rétracté de -6,2% à près de 5,1 milliards de DH : «ce qui se traduirait par une participation négative de l’ordre de 4% à la croissance du secteur», signalent les analystes d’Upline Group.
De son côté, le cimentier Lafarge devrait aussi tirer à la baisse la croissance du secteur de -4,9 points, selon les analystes qui estiment que seule Holcime tire son épingle du jeu. Cette dernière contribue positivement à la croissance de 0,3% : «le résultat net part du groupe de la société devrait enregistrer une augmentation de 2%».

La reprise attendue en 2013

Mais tout n’est pas gris pour les analystes d’Upline. Ces derniers s’attendent à la reprise de la croissance qu’ils situent autour de 4,5% durant l’année en cours.
Ce sont les grands chantiers qui devraient booster le secteur du ciment et des BTP en vue de réaliser un chiffre d’affaires de 20,2 MMDH en 2013, soit une hausse de 6,6%.
Les analystes prévoient que l’autoroute Casablanca-Béni Mellal, le quai pétrolier Nador West Med, l’éradication des bidonvilles dans 13 villes du Royaume, les incitations fiscales prévues dans la loi de Finances 2013, le programme de construction de logements sociaux…, devraient favoriser la reprise.

Reconfiguration chez les cimentiers

En 2013, le secteur des ciments devrait poursuivre sa reconfiguration géographique. «En effet, et après l’annonce d’une prochaine implantation de Lafarge au sud et de Ciments du Maroc au nord, les échos du marché font état d’une probable implantation de Ciments de l’Atlas dans la région de Nador. En cas de confirmation de cette information, “les opérateurs du secteur devraient faire face à davantage de pressions sur les prix, réduisant, de facto, leurs marges, jusque-là très confortables”», estiment les analystes. 

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