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Vendredi 12 Juin 2026
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Pièce maîtresse d’une politique énergétique avant-gardiste

Énergies du futur, car durables et non polluantes, les énergies renouvelables ont de plus en plus le vent en poupe au Maroc, qui a fait le choix courageux et irréversible de se libérer du joug des énergies fossiles, pleines de risques et extrêmement coûteuses sur les plans financier et environnemental.

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En peu d’années, plusieurs mégaprojets dédiés à la diversification des ressources énergétiques en donnant la part belle aux énergies renouvelables ont vu le jour, faisant que le Royaume devance, en la matière, nombre de pays arabes et africains dont certains citent et sollicitent l’expérience marocaine en tant que l’une des rares expériences abouties au niveau de la région. Stratégie nationale de promotion des énergies renouvelables d’ici à 2020, Programme intégré d’énergie éolienne (PEI), Plan solaire marocain, autant d’initiatives volontaristes développées durant les dernières années avec pour ambition affichée de positionner le Maroc en tant que pays leader en matière de promotion des énergies renouvelables et futur hub mondial d’énergie solaire.

Il faut dire que le Maroc a les moyens de ses ambitions : stratégie énergétique bien articulée dotée d’objectifs chiffrés et d’un dispositif institutionnel et réglementaire important, potentiel solaire et éolien des plus prometteurs au niveau de la région, investissements conséquents en ressources humaines, en formation et en logistique, partenariats solides, et, par-dessus tout, un ferme engagement exprimé au plus haut niveau pour la promotion des énergies renouvelables. Point d’orgue de cette stratégie énergétique résolument «verte», le plan solaire marocain, lancé fin 2009 par S.M. le Roi Mohammed VI et confié à l’Agence marocaine de l’énergie solaire (MASEN), s’assigne un objectif de taille : permettre au Maroc, à l’horizon 2020, de produire localement 42% de ses besoins énergétiques à partir des énergies renouvelables, moyennant cinq centrales solaires qui s’installeront dans des sites à fort taux d’ensoleillement, à savoir Ouarzazate, Aïn Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah.

Le processus de réalisation de la centrale thermosolaire d’Ouarzazate, la première de cette série de projets, a enregistré, en effet, beaucoup d’avancées. Ainsi, à plus de deux ans de la date butoir de mise en service (2015), les études, expertises et benchmarks nécessaires ont été réalisés, les partenariats noués et, récemment, le consortium saoudien Acwa Power International a remporté l’appel d’offres pour la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance de cette centrale d’une capacité de 160 mégawatts. Ce mégaprojet, érigé sur une superficie de 3 000 ha, qui permettra, d’ici à 2015, la production de 500 MW sur un total de 2 000 MW visés par le plan solaire marocain à l’horizon 2020, a également l’intérêt de contribuer au développement d’un tissu industriel marocain dédié aux centrales solaires et de promouvoir la recherche et la formation s’y rapportant en vue de faire décoller le secteur. La centrale d’Ouarzazate servira, en effet, de locomotive aux autres stations solaires prévues par le plan solaire marocain, les initiateurs de ce projet ayant fait le choix judicieux de faire bénéficier les quatre autres sites programmés des avancées technologiques opérées dans le secteur, de manière à crédibiliser l’ensemble du plan et à préparer le terrain à la réussite des étapes suivantes.
Après la politique des barrages, qui a fait ses preuves depuis les années 60 du siècle passé en matière de lutte contre la pénurie d’eau, le stress hydrique et les effets de la sécheresse, celle des parcs solaires, couplée au Programme intégré d’énergie éolienne, va, aujourd’hui, permettre à notre pays de développer une alternative économique, durable, innovante et saine aux énergies pétrolières aux lourdes factures financières et écologiques.

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