Cinéma

Le Maroc à Clermont-Ferrand

« Tous les articles

Chaque année, les cinéastes marocains participent au festival international du court métrage de Clermont-Ferrand. Une occasion pour eux de s'enquérir des dernières nouveautés de ce genre cinématographique, loin d'être mineur.

# «Amal» de Ali Benkirane découvert lors de la 32e édition du prestigieux festival du court.

La petite ville de Clermont-Ferrand se prépare à accueillir le festival international du court métrage, l'événement cinématographique le plus en vue de la France et l'un des plus importants dans le monde entier. En effet, du 27 janvier au 4 février, les habitants de la belle cité se livreront à l'exercice qu'ils affectionnent tant : regarder des films et suivre les activités de cet événement d'envergure. Un événement suivi non seulement par les férus du cinéma, mais également par des professionnels qui effectuent un véritable pèlerinage pour s'enquérir des dernières nouveautés du genre.

«Inscrire son film à Clermont-Ferrand c'est non seulement tenter sa chance dans une compétition recherchée, mais c'est aussi, de facto, lui donner une visibilité, de manière automatique et gratuite, jusqu'au marché du film court où se rencontrent trois mille professionnels. Avoir son film à Clermont-Ferrand, c'est participer à la plus belle aventure qu'un film puisse connaître. Les professionnels qui l'ont vécue, dans les salles pleines et enthousiastes du festival, sont unanimes à ce sujet », affirment les organisateurs de l'un des plus grands festivals internationaux dédiés au court métrage. L'importance de ce festival est confirmée par les chiffres. Cet événement a accueilli en 2011, 148 900 spectateurs et 3 000 professionnels venus du monde entier.

Heureux sont donc les réalisateurs qui ont l'opportunité de participer à cette grand-messe du court métrage. Comme bien d'autres cinéastes partout dans le monde, beaucoup de jeunes réalisateurs marocains ont eu ce privilège. Au fil des éditions du festival, ils ont vu leurs films projetés sur les écrans de Clermont-Ferrand, que ce soit en compétition internationale ou hors compétition dans le cadre du panorama, de la catégorie « Regards d'Afrique » ou autre. Mais le pic de la participation marocaine a été atteint en 2010 lorsque le Maroc a été l'invité d'honneur de la 32e édition du prestigieux festival. C'est ainsi que le public de la ville a découvert le cinéma marocain à travers des œuvres de bonne facture : « Falaise », de Faouzi Bensaïdi, «Horizon perdu », de Laïla Marrakchi, « Paris Sur Mer », de Munir Abbar, « Exposé », d'Ismaël Ferroukhi, « Café de la plage » de Mohamed Ulad-Mohand, « Amal », de Ali Benkirane, « Al Oued », de Daoud Aoulad-Syad ou encore « Courte vie » de Adil Fadili, pour ne citer qu'eux. Concernant sa participation à la 33e édition, le jeune réalisateur a déclaré : « Mes œuvres passent sur le petit écran et sont regardées par un public très large. Et c'est avec le temps que je reçois le retour de mes films. Mais avec le festival de Clermont, c'est un autre exercice.

C'est une compétition, avec beaucoup de films, de différentes nationalités et beaucoup de regards sur le cinéma. Chacun parle de sa société d'une manière différente et moi je suis fier d'avoir été là avec tout ce monde pour représenter le Maroc ». Salah Jbali, un habitué du festival…
Cette année, les films marocains sont absents de la compétition officielle du festival. Ce qui n'empêchera pas les inconditionnels du festival de s'y rendre. Réalisateurs et autres professionnels du cinéma marocain effectueront leur pèlerinage annuel pour nouer des contacts et se ressourcer dans cette grand-mess du court-métrage.

Également au festival…

Parallèlement aux habituelles trois sections compétitives (internationale, labo et française), on découvrira cette année, et pour la première fois en Europe, un vaste panorama du jeune (et court) cinéma cubain des années 2000.
L'Allemagne sera également à l'honneur, avec un retour sur le Manifeste d'Oberhausen, dont on fêtera les 50 ans, et les courts métrages d'Alexander Kluge. Et, parmi bien d'autres programmes, on redécouvrira les films de deux cinéastes canadiens : Theodore Ushev (en sa présence) et Arthur Lipsett. Clermont-Ferrand, c'est aussi un marché du film court, unique en son genre : lors de sa dernière édition, il a réuni 31 pays exposants, 195 organismes dont 120 exposants, 381 producteurs et 472 représentants de festivals français et internationaux.
Publié le : 22 Janvier 2012 - Kenza ALAOUI, LE MATIN

Lire également...