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Mardi 09 Juin 2026
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L’université, éveilleur de la conscience civique

● «Jeunes, université et engagement civique», tel est le thème de cette première rencontre organisée conjointement par les Facultés des lettres et des sciences de Rabat, la fondation Institut international du théâtre méditerranéen (IITM) et le Centre de l’action interculturelle universitaire citoyenne (CAIUC), en partenariat avec l’Université Mohammed V-Agdal et l’AECID.
● Cet évènement, qui s’est déroulé du 26 au 28 avril, promeut la citoyenneté active chez les étudiants.

L’université, éveilleur  de la conscience civique

L’université n’est pas uniquement un cadre pour l’acquisition de connaissances théoriques, classiques et académiques. Elle doit être aussi et avant tout un temple de formation de l’homme en tant que citoyen et acteur social. C’est ce que les organisateurs de cette rencontre ont compris en plaçant cet évènement sous le thème : « Jeunes, université et engagement civique ».

Une rencontre qui vise à promouvoir les valeurs hautement citoyennes: celles de la responsabilité civique des étudiants. Ceci tout en œuvrant en faveur de la transversalité, les échanges et la cohabitation.
Cette première rencontre «Jeunes, université et engagement civique» (REJUE) contribue à placer les jeunes, en particulier les étudiants, au cœur de la machine du développement économique et social et environnemental. Ceci en misant sur les capacités de ces derniers à jouer leur partition effective à l’édifice d’un espace social plus vivable.

Une chose qui doit se faire à travers leur cursus universitaire.
D’où le rôle incontournable de l’université qui constitue un cadre propice de conscientisation et de socialisation devant produire des têtes bien faites, mais conscientes de leur rôle civique. Ce qui constitue des atouts sur lesquels il faut miser pour réveiller la citoyenneté créative chez les étudiants tout en luttant contre l’individuation présentée comme une menace contre l’écosystème des jeunes. Il s’agit de promouvoir l’action collective et la politique du «tous dans le tout». Réunissant étudiants de différentes facultés de l’université Mohammed V, des professeurs et des responsables universitaires, à travers des activités aussi bien théoriques que pratiques, cette rencontre se veut également une occasion pour peindre la fonction humaniste et sociale de l’université. Courroie de transmission de savoirs, l’université doit accompagner les processus de régénération et de formation des jeunes étudiants. Et ce, pour leur donner les outils nécessaires pour pouvoir s’acquitter pleinement de leur devoir civique et citoyen. D’ailleurs, cette séance d’inauguration a été corrélée par la tenue d’une table ronde qui porte, effectivement, sur la problématique «Etudiants et pédagogie de la responsabilité civique».

De quoi poser sur la table les questions liées aux capacités des étudiants à échanger sur des sujets sociaux, éthiques et culturels. Et ce, dans un esprit d’indépendance et de responsabilité.
Un prérequis nécessaire pour aider l’étudiant à comprendre, prendre conscience et, au finish, à agir de manière efficiente et efficace dans le but d’apporter sa pierre à l’édifice d’une société plus prospère.


Questions à :  Elarbi El Harti, directeur de l’évènement, professeur au département des études  hispaniques à la Faculté des lettres

«Nous voulons agiter les consciences des institutions aussi»

Cette rencontre est une première du genre. Pourquoi « Jeunes, université et engagement civique » ?
Tout simplement parce que l’université est un excellent chantier pour la formation civique des étudiants. Nous voulons par cette occasion sensibiliser les étudiants, leur montrer que la formation théorique et académique est utile.
Mais que cette dernière soit corrélée par une formation à vocation humaniste et intégrante.
Ceci pour concilier la technicité offerte par l’enseignement avec une acquisition civique de base. Nous formons avant tout de jeunes citoyens qui seront des responsables demain et seront appelés à prendre la relève.
Par conséquent, ils doivent prendre conscience de leur responsabilité civique. Car nous considérons la connaissance dans sa dimension humaniste. Il nous faut cultiver l’esprit d’échange, de solidarité, de cohabitation et de responsabilité civique surtout chez les jeunes. Et ce, pour lutter contre les inerties et l’individualisme qui attaquent l’écosystème des jeunes.


Quels outils comptez-vous mettre en œuvre durant cet évènement pour atteindre votre objectif ?
Cette rencontre est alimentée par un certain nombre d’activités. Réunissant universitaires, associations, étudiants, elle constitue un cadre d’échanges et réflexions.
Il y aura notamment des tables rondes, des conférences, des actions de nettoyage à la Faculté, une marche le samedi réunissant plus de 300 étudiants de différentes Facultés de l’université Mohammed V dans le but de ramasser les déchets dans différentes rues de la ville de Rabat. Un ensemble d’activités qui doivent nous permettre de concrétiser le débat par la mise en pratique directe sur le terrain de l’ensemble de ces idéaux soutenus lors de la rencontre.
Nous voulons agiter les consciences non seulement des étudiants, mais des institutions. Enfin, nous comptons intégrer cette activité dans la continuité et faire de telle sorte que cela soit le début d’une lutte continuelle pour un nouveau type de jeunes et d’étudiants plus conscients de leur rôle civique et citoyen.

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