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Mardi 09 Juin 2026
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Vers une réunion internationale en juin

Alors que le conflit se poursuit en Syrie, l’Assemblée générale de l’ONU s’est réunie hier pour se prononcer sur un projet de résolution condamnant les autorités syriennes et reconnaissant la Coalition nationale syrienne (CNS) comme partie à une éventuelle transition politique.
La Russie, alliée proche du régime de Bachar Al-Assad, s’est opposée à ce texte.

Vers une réunion internationale en juin
Le conflit a fait 94 000 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. bPh. AFP

Le pouvoir syrien a réagi à cette réunion internationale par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères en indiquant que «la Syrie n’acceptera aucun diktat et ses amis ne l’accepteront pas non plus», en référence notamment au départ du président Al-Assad réclamé par l’opposition.  Mardi, le ministre syrien de l’Information Omrane Al-Zohbi avait déjà exclu toute discussion sur le sort du président Bachar Al-Assad, estimant que cette question était du ressort «du peuple syrien et des urnes», en référence à la présidentielle de 2014 en Syrie.
Des diplomates occidentaux jugent de leur côté peu probable que la résolution gagne autant de voix qu’un texte d’août 2012 condamnant les violences et appelant à la transition, qui avait recueilli l’approbation de 133 des 193 pays membres de l’ONU. «Je suis convaincu que beaucoup de pays avaient voté pour ce texte parce qu’ils étaient convaincus d’être du côté des vainqueurs», note un haut diplomate occidental cité par Reuters. «Ils n’en sont plus certains aujourd’hui.» «Maintenant, il y a aussi un facteur islamiste, terroriste, qui est bien plus évident», ajoute-t-il. Aucun pays n’a de droit de veto à l’Assemblée générale, dont les textes ne sont pas contraignants.

Un texte «déséquilibré» selon Moscou
Le conflit syrien, qui a commencé par des manifestations pacifiques en mars 2011 contre le président Bachar Al-Assad pour se transformer aujourd’hui en guerre civile, a fait au moins 94 000 morts selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, une ONG proche de l’opposition qui recense systématiquement les victimes confirmées. La Russie, qui avait déjà voté contre le texte d’août 2012, avec onze autres pays – 31 s’étant abstenus –, a qualifié le nouveau projet de résolution de «déséquilibré».
Moscou a averti, selon un diplomate de l’ONU, que le vote du texte pourrait desservir le projet d’une conférence de paix internationale proposé par la Russie et les États-Unis. De son côté, la diplomatie américaine avait précisé, mardi dernier, les contours d’une conférence internationale sur le conflit en Syrie, qui pourrait se tenir en juin à Genève.

Le Président Vladimir Poutine appelle de son côté à éviter tout acte risquant de déstabiliser ce pays. Cette intensification des efforts diplomatiques intervient alors que l’indignation internationale face à ce conflit meurtrier a été relancée mardi par une vidéo montrant un rebelle syrien éviscérant un soldat et faisant mine de croquer ses organes. Lors d’une visite mardi à Stockholm, le secrétaire d’État américain John Kerry a appelé le Président syrien Bachar al-Assad à saisir l’occasion de cette future conférence pour venir s’asseoir à une table de négociations avec la rébellion. Moscou comme Washington ont appelé à l’organisation d’une nouvelle conférence internationale pour trouver une solution politique à ce conflit qui a fait depuis mars 2011 plus de 94 000 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

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