Le journal note aussi que la défense antimissile peut être utilisée contre la Chine aussi. Selon des spécialistes en études militaires, il semble que Washington soit déterminée à encercler la Chine avec un système antimissile de fabrication américaine. D’après Defense News, publication américaine, Taiwan est devenu l’année dernière le cinquième acquéreur dans le monde du système de défense antimissiles Patriot, après le Japon, la Corée du Sud, les Émirats Arabes Unis et l’Allemagne. De nombreux experts militaires ont fait remarquer que ce dernier contrat en date avec Taiwan est un élément clé d’une stratégie américaine d’encerclement de la Chine dans la région Est-asiatique, et que ces missiles pourraient bientôt former un arc de cercle s’étendant du Japon à la Corée du Sud et à Taiwan.
Pour réaliser cet objectif, il est projeté de déployer un nouveau radar de signes avant-coureurs dans une des îles du sud du Japon et un autre dans la région asiatique du Sud-Est, peut-être aux Philippines. Le radar au Japon peut être installé dans les mois à venir. Les États-Unis ont déjà installé un radar semblable au nord du Japon. Ces radars permettront aux États-Unis de couvrir non seulement la Corée du Nord, mais toute la région. Dans ce sens, les États-Unis projettent d’augmenter la flotte de navires capables de porter des missiles antimissiles, de 26 actuellement à 36 à l’horizon 2018, dont plus de la moitié d’entre eux seront déployés en Asie et dans le Pacifique. Sur le bouclier antimissile, les responsables de l’Otan ont tenu l’objectif qu’ils s’étaient fixé pour le sommet de Chicago: annoncer l’achèvement de la première des quatre phases de ce projet visant à protéger les territoires, les populations et les forces des pays européens des missiles qui pourraient être tirés par certains pays asiatiques. «Se défendre contre les missiles est indispensable. Nous faisons face à des menaces réelles», a affirmé le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen. Lancé au sommet de Lisbonne en 2010, le système de défense antimissile doit théoriquement être achevé à l’horizon 2020.
Le projet repose pour l’instant sur un puissant radar en Turquie, des missiles SM3 installés sur des frégates en Méditerranée et des intercepteurs en Pologne et en Roumanie. Le tout piloté par les États-Unis, qui ont déjà investi plusieurs milliards de dollars dans cette nouvelle version de la «guerre des étoiles» de Ronald Reagan. Et qui ont appelé les alliés à participer financièrement pour la mise en commun des équipements et des structures de contrôle. En réalité et malgré les apparences, le bouclier antimissile n’a guère pris son envol à Chicago. En dépit de longs mois d’efforts, les États-Unis et l’Otan n’ont pas réussi à lever le blocage avec la Russie avant le sommet. Moscou, qui lutte de longue date contre l’avancée de l’Alliance à l’Est, sur les terres de l’ancien monde communiste, considère que le projet américain fragilise ses intérêts stratégiques. La Russie a menacé de déployer des missiles Iskander à Kaliningrad si les États-Unis continuaient à pousser leur projet dans leur arrière-cour sans faire de concessions au Kremlin. Barack Obama a laissé entendre aux responsables russes, au printemps dernier, qu’il pourrait assouplir sa position. Mais pas avant l’élection américaine, qui aura lieu le 4 novembre prochain.
Le Pentagone étend la défense antimissile en Asie
Selon le Wall Street Journal, le Pentagone aurait l’intention de faire une expansion à grande échelle de sa défense antimissile en Asie, afin de contenir la menace posée par la Corée du Nord.
Il est projeté de déployer un nouveau radar de signes avant-coureurs dans une des îles du sud du Japon.
LE MATIN
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14 Septembre 2012
À 15:54
