Pendant cinq ans, quelque 100 000 élèves de la préfecture de Salé vont bénéficier d’une sensibilisation à la protection de l’environnement. C’est le défi que s’est fixé l’Association marocaine pour l’écotourisme et la protection de la nature (AMEPN), pour accompagner le projet «Salé : ville verte à l’horizon 2020», lancé en décembre 2009. «Notre objectif vise à accompagner le projet “Salé : ville verte” par un programme d’éducation environnementale pour préparer les jeunes générations et, à travers elles, amener la population de la ville à adhérer à cette initiative de la ville», a indiqué Brahim Abouelabbes, président l’AMEPN. Il ajoute : «L’enfant reste le meilleur vecteur de transmission des messages de protection de l’environnement au sein de sa famille.
Il est donc important de lui inculquer la fibre environnementale dès son jeune âge, afin qu’il se comporte comme un vrai écocitoyen. C’est le défi de notre association qui a choisi de réaliser un écomusée dans la forêt Maâmora pour donner aux enfants le goût de découvrir la nature.» Cet établissement pédagogique devrait également accueillir chaque jour une classe d’élèves transportés par un bus dont l’association s’apprête prochainement à faire l’acquisition.
Le projet de l’AMEPN vise également la création d’emplois «verts», en l’occurrence des animateurs-nature. À cet effet, cette association recrutera et formera six animateurs pour mettre en œuvre ce projet, dont le budget est de 956.000 DH (dont 800.000 DH de l’Initiative nationale de développement humain et 156.000 DH sous forme d’encadrement de l’association).
Actions multiples
Le projet est parrainé par la délégation de l’Éducation nationale de Salé qui s’engage à intégrer ce programme dans les activités parascolaires des écoles de la ville et d’en faire un modèle d’éducation environnementale dans la région. Souvenez-vous, lors de lancement du projet «Salé : ville verte» en 2009, une étude réalisée par l’Agence urbaine de Salé avait révélé à l’époque que dans cette ville chaque habitant bénéficiait de 30 cm2 d’espaces verts, l’équivalent d’un pot. Les normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), quant à elles, exigent 10 m2 pour chaque habitant.
Pour remédier à ce déficit en espaces «verts», plusieurs actions ont été réalisées, telles que l’aménagement du mall central à Sala Al-Jadida ainsi que de dix squares. Autres initiatives concrètes, le réaménagement du parc Moulay Rachid sur une superficie de 4 ha, ainsi que du jardin Moulay Abdallah, dont 90% des travaux ont été réalisés. «Nous avons également procédé au reboisement de 30 000 plants de chêne-liège à proximité du Technopolis, lancé un projet pilote d’énergies renouvelables avec des partenaires étrangers et équipé ou renouvelé des éclairages publics en système basse consommation», a souligné Amal Belcora, chef de service de l’environnement de la ville de Salé.
