Menu
Search
Vendredi 01 Mai 2026
S'abonner
close

Lancement officiel samedi de la campagne électorale

En prélude aux élections législatives du 25 novembre prochain, la campagne électorale débutera à la première heure de la journée du samedi 12 novembre et se poursuivra jusqu'au jeudi 24 novembre à minuit. L'occasion pour les 33 partis politiques participants de défendre leurs programmes qu'ils comptent réaliser si jamais ils remportent le scrutin.

Lancement officiel samedi de la campagne électorale
Trois grandes sortes d'alliances ont manifesté leurs intentions de travailler ensemble. Il s'agit de la Koutla qui se compose de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), le Parti du progrès et du socialisme (PPS) et le Parti de l'Istiqlal (PI); la «Coalition pour la démocratie», communément appelée G8, qui comprend en plus du Rassemblement national des indépendants (RNI), l'Union constitutionnelle (UC), le Mouvement populaire (MP), le Parti authenticité et modernité (PAM), le Parti socialiste (PS), le Parti de la gauche verte (PGV), le Parti travailliste (PT) et le Parti de la renaissance et de la vertu ( PRV), ainsi que le Parti de la justice et du développement (PJD) et ses partisans, dont Forces citoyennes et l'Alliance des libertés.

La Koutla a adopté une plateforme commune des trois partis du bloc démocratique. Le document prévoit la consécration d'une nouvelle charte sociale fondée sur les valeurs d'équité et du progrès, la promotion d'une politique économique volontariste qui place le citoyen au cœur du processus de développement, la réalisation du développement durable, la préservation des ressources naturelles et la promotion des relations extérieures du Maroc pour un meilleur accompagnement de l'évolution à l'échelle régionale. Pour sa part, la «Coalition pour la démocratie» a dernièrement présenté un programme commun qui consacre la dignité des citoyens en instaurant une véritable égalité entre les hommes et les femmes, le monde urbain et le monde rural, en luttant contre la pauvreté, la précarité et les différentes formes d'exclusion sociale.

Le programme du G8 ambitionne, une fois aux commandes de la chose publique, de porter le taux de croissance à plus de 6%, de créer 200 000 emplois par an dont 50 000 via l'auto-emploi, d'augmenter le budget alloué au Fonds de promotion de l'emploi des jeunes à 2 milliards de dirhams, de contenir l'inflation et le déficit budgétaire à 3%, de maintenir la dette publique autour de 50% du PIB et de réaliser une performance annuelle des exportations de 15%.

La coalition envisage de porter le taux de scolarisation à 99% pour les 6-11 ans et à 90% pour les 12-14 ans.
De son côté, le PJD cible sa campagne électorale sur la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et un taux de croissance stable de l'économie de l'ordre de 8%. En ce qui concerne ses engagements sur le plan social, le PJD promet, dans son programme électoral, de positionner le Maroc parmi les 90 premiers pays en matière d'indice de développement humain, de ramener le taux d'analphabétisme à 20 %, à l'horizon 2015, et à 10 % à l'horizon 2020, de porter le SMIG à 3.000 dirhams et le montant minimal de la pension de retraite à 1.500 dirhams et d'améliorer la santé mère-enfant.

Sur le plan pratique, l'Etat a augmenté de 10% le financement de la campagne électorale, soit 220 millions DH. Cette somme était de 200 millions DH en 2007 et 150 millions DH en 2002. Alors que la loi plafonnait, en 2007, le financement d'une campagne électorale à 250.000 DH, pour celle-là, le plafond passe à 350.000 DH. La contribution de l'Etat sera versée en deux tranches égales. Le montant de la première tranche sera versé sur la base des voix que chaque formation politique avait obtenues sur le plan national au titre des circonscriptions électorales locales et de la circonscription électorale nationale. Quant à la seconde tranche, son montant sera versé sur la base du nombre des sièges que chaque parti aura obtenus au même titre. Autrement dit, chaque parti politique qui participe au scrutin ne pourra bénéficier que d'une avance forfaitaire qui ne dépasse pas les 500.000 dirhams, en plus d'un montant calculé sur la base de la somme d'argent obtenue par chaque parti au cours des dernières législatives. Chaque formation politique aura droit au titre de la deuxième tranche à une somme calculée sur la base des sièges qu'elle aura obtenus, en sus d'une somme qui équivaut à quatre fois le nombre de sièges obtenus par des candidats de sexe féminin élus dans les circonscriptions électorales locales. A la fin de la campagne électorale, le député doit déposer un inventaire de ses dépenses à la Cour des comptes. Le décret fixe le plafond du financement des campagnes électorales à 350.000 DH pour chaque candidat et candidate, au lieu de 250.000 qui avait été fixé par le décret du 22 octobre 1997.

S'agissant de l'utilisation des médias audiovisuels publics lors des campagnes électorales, tous les partis politiques participant aux élections générales communales, régionales et législatives peuvent recourir aux médias audiovisuels publics. Un décret adopté récemment par le gouvernement marocain a fixé la répartition du temps d'antenne durant les campagnes électorales et les modalités et conditions pour bénéficier de ces plages horaires, aussi bien pour les interventions, les déclarations, les éditions spéciales que pour la couverture des meetings des partis politiques.
Lisez nos e-Papers